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Salon de lecture Algérie ancienne.

samedi 13 février 2010, par Alain SPENATTO


Livres consultables en ligne sur le site de Miages-djebels grâce au travail extraordinaire accompli par M. Alain Spenatto, ancien élève de l’Ecole normale de Constantine. Celui-ci depuis Aurillac, travaille à sauver la mémoire de l’Algérie ancienne. Voir son site remarquable : http://www.algerie-ancienne.com/

Le travail effectué par Monsieur Spenatto est colossal : trouver, scanner et mettre en ligne dans des conditions techniques remarquables autant de livres anciens au profit des Internautes en France comme en Algérie, tient du prodige et traduit un esprit d’abnégation peu commun.

C’est parce que la lecture de ces documents devrait à terme renforcer la compréhension entre la France et l’Algérie ou à tout le moins permettre aux jeunes générations de mieux connaître leur passé à travers une vérité partagée que Miages-djebels concourt à leur diffusion. A terme, la compréhension entre les deux côtés de la Méditerranée devrait en sortir renforcée.

Merci Monsieur Spenatto d’avoir autorisé la présentation directe sur notre site de certains livres ressucités par vos soins : Miages-djebels devient ainsi un salon de lecture annexe au vôtre.


"L’Algérie devant l’empereur"

par le Docteur A Warnier, Officier de la Légion d’honneur, Médecin militaire en retraite, Membre de la commission scientifique de l’Algérie, ancien directeur des Affaires civiles de la province d’Oran, ancien membre du Conseil du Gouvernement de l’Algérie..

Extrait.

Si l’Algérie était réellement gouvernée par ceux qui en ont la responsabilité, est-ce que le premier mot de l’Empereur sur la politique de la France en Algérie serait celui-ci : « Le gouvernement de l’Algérie. se trouve placé entre deux systèmes contraires : l’un qui pousse à l’expansion de la colonisation européenne, l’autre qui défend les droits sacrés des indigènes, et ces deux opinions se livrent une guerre acharnée, au lieu de s’entendre pour le bien général. » Je le demande, s’il y avait en Algérie un gouvernement, gouvernant réellement, est-ce qu’il pourrait y avoir des opinions qui s’y livrent une guerre acharnée ?

Et qui donc aurait le pouvoir de pousser à l’expansion de la colonisation européenne, de manière à nuire aux intérêts des indigènes ? Qui donc pourrait défendre les droits des indigènes, au-delà, des limites que leur assigne le besoin impérieux de coloniser, s’il n’y avait pas des subalternes qui se permettent d’établir des centres de colonisation là où le gouvernement n’en veut pas, et d’autres subalternes qui empêchent leur établissement là ou le gouvernement veut que la colonisation soit forte, compacte et en état de se défendre elle-même contre les révoltes des indigènes Je le répète : la réforme la plus urgente en Algérie est la séparation du gouvernement et du commandement des troupes, comme elle existe en France et dans tous les États bien constitués.

Quand le gouverneur, quand ses délégués, dans les divisions et subdivisions territoriales, n’auront à s’occuper que des affaires de gouvernement et d’administration ; quand, sous leurs ordres, un corps distinct d’agents administratifs, et exclusivement administratifs, n’auront d’autre mission que celle de préparer l’exécution des volontés et des instructions du gouvernement, alors il y aura unité gouvernementale, et non plus rivalité de prétentions contraires se livrant une guerre acharnée.

Il importe peu, avec la division des pouvoirs, que le gouvernement, à ses divers degrés, soit aux mains de militaires ou de civils, pourvu que ceux auxquels on le confie soient des hommes prudents, éclairés et préparés à l’exercice de leurs fonctions par des connaissances générales et spéciales dans l’art de gouverner les hommes et les sociétés. Si l’intention du gouvernement est de n’apporter aucune modifi cation au régime sous lequel vivaient les populations indigènes avant notre arrivée dans le pays, il est incontestable que l’étude du Coran, de ses commentateurs, des langues arabe et berbère, de la civilisation orientale et de son génie propre, est la meilleure préparation aux fonctions gouvernementales en Algérie. Si, au contraire, comme l’a dit l’Empereur, dans sa proclamation aux indigènes, en arrivant à Alger, on veut qu’ils soient « régénérés et confondus avec la race française » , des connaissances plus précises en droit, en politique, en administration et en économie politique et sociale, connaissances qui sont l’expression la plus nette pie la civilisation occidentale, deviennent d’absolue nécessité pour remplir une mission aussi complexe ; car, pour confondre les indigènes dans l’unité de la race française, loin de renoncer aux progrès incessants de la colonisation, le plus puissant agent d’absorption connu jusqu’à ce jour, il y a eu lieu, plus que jamais, de donner à nos établissements coloniaux le plus grand développement possible, en tenant compte des besoins présents et futurs des indigènes. Quel que soit le procédé auquel le gouvernement central donnera la préférence, la question de gouvernement colonial appelle tout d’abord son attention, car le statu quo ne peut être maintenu, sans perpétuer les rivalités auxquelles on attribue avec raison le mal actuel.

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L’Algérie devant l’Empereur
Ouvrage rédigé par le Dr A Warnier en 1865. Numerisé par Alain Spenatto. "L’Algérie devant l’empereur" par le Docteur A Warnier, Officier de la Légion d’honneur, Médecin militaire en retraite, Membre de la commission scientifique de l’Algérie, ancien directeur des Affaires civiles de la province d’Oran, ancien membre du Conseil du Gouvernement de l’Algérie..

Titre :

HISTOIRE DE LA BERBÉRIE Tome I (

de 1100 avant J.-C. à 1045 après J.-C.) Description : 452 pages, 3100 ko. (Les cartes incluses alourdissent le fichier).

Auteur : Ernest MERCIER (1820 - 1907), interprète militaire (1865), puis judiciaire, d’abord à Ténès, où, pendant l’insurrection de 1871, il commanda la milice. Établi à Constantine dont il fut deux fois maire (élu du parti antisémite ! en 1883 et 1896) et conseiller général (1898), il s’adonna à l’étude de la langue et de l’histoire du pays. Son œuvre maîtresse, celle qui est proposée ici, le seul ouvrage d’ensemble sur le sujet, a été maintes fois utilisée, sans que ceux qui en on profité l’aient toujours citée.

Ce premier tome est partagé en deux parties : PREMIÈRE PARTIE : Période antique de 1100 avant J.-C. jusqu’à 642 de l’ère chrétienne, elle décrit entre autre les occupations Carthaginoise, Romaine, et Vandale. DEUXIÈME PARTIE : Période Arabe et Berbère, de 641 à 1045, c’est-à-dire avant l’invasion Arabe Hilalienne. Pour lire l’ouvrage cliquer sur le vignette

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Berberie tome I
Berberie Tome I par Ernest Mercier. 1863. Scanerise par Alain Spenatto.é

Titre :

HISTOIRE DE LA BERBÉRIE Tome II

(de 1045 à 1515). Description : 448 pages, 1221 ko. Auteur : Ernest MERCIER (1820 - 1907), interprète militaire (1865), puis judiciaire, d’abord à Ténès, où, pendant l’insurrection de 1871, il commanda la milice. Établi à Constantine dont il fut deux fois maire (élu du parti antisémite ! en 1883 et 1896) et conseiller général (1898), il s’adonna à l’étude de la langue et de l’histoire du pays. Son œuvre maîtresse, celle qui est proposée ici, le seul ouvrage d’ensemble sur le sujet, a été maintes fois utilisée, sans que ceux qui en on profité l’aient toujours citée.

Contenu de ce deuxième tome : Période Berbère et Arabe Hilalienne, jusqu’à la chute du royaume de Grenade et des incursions des Espagnols en Afrique avec l’apparition « des Barberousse ».

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PDF - 1.4 Mo
Berbérie Tome II
Berbérie Tome II par Ernest Mercier. Histoire de l’Afrique septentrionale (BERBÉRIE) depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830)
par Ernest MERCIER TOME SECOND PARIS ERNEST LEROUX ÉDITEUR 28, RUE BONAPARTE, 28 1868

Titre :

HISTOIRE DE LA BERBÉRIE Tome III

(de 1515 à 1830). Description : 448 pages, 1221 ko. Auteur : Ernest MERCIER (1820 - 1907), interprète militaire (1865), puis judiciaire, d’abord à Ténès, où, pendant l’insurrection de 1871, il commanda la milice. Établi à Constantine dont il fut deux fois maire (élu du parti antisémite ! en 1883 et 1896) et conseiller général (1898), il s’adonna à l’étude de la langue et de l’histoire du pays. Son œuvre maîtresse, celle qui est proposée ici, le seul ouvrage d’ensemble sur le sujet, a été maintes fois utilisée, sans que ceux qui en ont profité l’aient toujours citée. Contenu de ce troisième tome : L’auteur traite ici toute la période « TURQUE ET CHÉRIFIENNE de 1515 à 1830 »

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PDF - 1.8 Mo
Berberie tome III
Berberie tome III par Ernest Mercier. Histoire de l’Afrique septentrionale (BERBÉRIE) depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830) par Ernest MERCIER TOME TROISIÈME PARIS ERNEST LEROUX ÉDITEUR 28, RUE BONAPARTE, 28 1868

Titre :

LA GRANDE KABYLIE ─ ÉTUDES HISTORIQUES

. PARIS 1847. . Description : 595 pages, 726 ko.

L’auteur : DAUMAS (Melchior-Joseph-Eugène), général de division, sénateur et écrivain, né le 4 septembre 1803, entra dans l’armée comme engagé volontaire en 1822. Nommé sous-lieutenant en 1827, il fut envoyé à l’école de Saumur. En 1835, il vint en Algérie, sous les ordres du maréchal Clauzel. Il s’appliqua avec ardeur à l’étudie de l’arabe et se distingua bientôt par une connaissance spéciale des mœurs algériennes. De 1837 à 1839, il résida en qualité de consul à Mascara, auprès de l’émir Abd-el-Kader. Le général de Lamoricière lui confia ensuite la direction des affaires arabes dans la province d’Oran qu’il commandait.

Peu après, le maréchal Bugeaud le chargea des affaires indigènes de toute l’Algérie. On lui dut, en grande partie, la réorganisation des bureaux arabes. Après la prise d’Abd-el-Kader (22 décembre 1847), il fut envoyé au fort Lamalgue, auprès de l’Émir. Il fut nommé en avril 1850 directeur des affaires de l’Algérie au ministère de la guerre, puis général de division le 14 janvier 1853. Il est mort à Coublence (Gironde) en mai 1871. Parmi les écrits de M. Daumas, dont les principaux, traduits en espagnol et en allemand, ont eu en France plusieurs éditions, nous citerons : les Kabyles de l’est (Alger, 1844) ; Exposé de l’état actuel de la société arabe, du gouvernement et de la législation qui la régit (Alger, 1845, in-8°) ; le Sahara algérien (Paris, 1845) ; le Grand Désert, ou Itinéraire d’une caravane du Sahara au pays des nègres (2e édition, 1849 ; nouvelle édition, 1861, in-8°), en collaboration avec M. A. de Chancel ; la Grande-Kabylie (1847, in-8°), avec M. Fabar, mort en 1849 au siège de Rome ; Sur l’éducation du faucon en Algérie (Paris, 1856, in-8a) ; Coup d’œil sur l’Algérie au mois de juin 1856 (Paris, 1856, in-12) ; la Civilité puérile et honnête chez les Arabes (Paris, 1857) ; Mœurs et coutumes de l’Algérie (1857, 3° édition, in-8°) ; les Chevaux du Sahara, et principes généraux du cavalier arabe (1858. 5° édition) ; la Kabylie (1857. in-32) ; la Société kabyle (Paris, 1858) ; la Vie arabe et la Société musulmane (1869, in-8°).

Voici comment l’auteur présente cet ouvrage : « Le contact assidu des indigènes, une participation constante à leur affaires politiques, l’étude attrayante de leurs mœurs et la possession d’un grand nombre de documents du plus haut intérêt pittoresque, nous ont permis d’entrer en quelque sorte dans le camp de nos adversaires, de contempler leur vie réelle, et d’en offrir quelques tableaux où l’inexpérience de notre touche pourrait seule faire méconnaître la richesse de la palette. Nous sommes assez heureux pour soulever le voile épais qui couvre une grande contrée de l’Algérie... Nous nous sommes efforcés de planer au-dessus des tristes débats dont l’Algérie est continuellement l’objet ou le prétexte. Nous avons négligé volontairement de remuer les questions à l’ordre du jour, qui ne sont guères, en général, que des questions d’un jour. D’ailleurs, si, aucun des doutes, aucun des différends qui se sont produits sur son compte n’embarrassera nos lecteurs ; si nous les amenons à bien voir, nous les aurons mis en état de juger sainement. »

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La Grande Kabylie-Etudes historiques
La Grande Kabylie-Etudes historiques par Daumas Melchior et Fabar M. La Grande Kabylie études historiques PAR M. DAUMAS, Colonel de spahis, directeur central des affaires arabes à Alger ET M. FABAR, Capitaine d’artillerie, ancien élève de l’École Polytechnique ouvrage publié AVEC L’AUTORISATION DE M. LE MARÉCHAL DUC D’ISLY Gouverneur Général de l’Algérie L. HACHETTE ET Cie LIBRAIRES DE L’UNIVERSITÉ ROYALE DE FRANCE A PARIS RUE PIERRE-SARRASIN, 12 (Quartier de l’école de Médecine) A ALGER RUE DE LA MARINE, N° 117 (Librairie centrale de la Méditerranée) CHEZ TOUS LES LIBRAIRES DE L’ALGÉRIE 1847

Titre :

HISTOIRE DE L’INSURRECTION DE 1871 EN ALGÉRIE

.Description : 680 à pages, 2,4 Mo.

Auteur : Louis RINN. Conseiller de gouvernement, vice-président de la société historique d’Alger, ancien chef du service central des affaires indigènes. Il s’agit de l’ouvrage le plus important, le plus détaillé et le plus impartial décrivant minutieusement la grande insurrection de 1871 en Algérie.

Les Berbères appellent aujourd’hui cette année 1871 : l’année de Moqrani, et l’histoire, un jour, racontant les événements de cette époque, dira : l’insurrection de Moqrani. Ce fut, en effet, le bachagha El-hadj-Mohammed-ben-el-hadj-Ahmed-el-Moqrani qui seul déchaîna cette lutte formidable. Ce fut lui qui entraîna les populations soumises à l’influence plusieurs fois séculaire de sa famille, et aussi celles, plus nombreuses encore, subissant alors l’action politique et religieuse des khouans Rahmanya dont il avait sollicité l’alliance et obtenu le concours en flattant les visées ambitieuses d’Aziz-ben-chikh-el-Haddad, le fils du grand maître de l’ordre.

L’auteur a essayé, sans parti pris, sans idée préconçue, de dire simplement ce qu’il a vu, entendu et étudié. Ce n’est ni une histoire de l’Algérie, ni une étude militaire qu’il a entrepris d’écrire ; c’est l’histoire d’une insurrection, et rien de plus. Par contre, l’auteur s’est efforcé d’être bref et concis dans le récit des opérations militaires, opérations qui se ressemblent toutes en Algérie et pour la réussite desquelles l’armée d’Afrique depuis longtemps n’a plus rien à apprendre. Mais cette concision n’a cependant pas été jusqu’à retrancher quoi que ce soit dans la longue énumération de plus de trois cent quarante glorieux faits d’armes qui n’ont pas toujours eu la notoriété qu’ils méritent. Un index bibliographique donne quelques brefs renseignements sur les rares publications qui peuvent utilement être consultées à propos de l’insurrection de 1871.

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PDF - 2.6 Mo
Histoire de l’insurrection de 1871 en Algérie
Histoire de l’insurrection de 1871 en Algérie par Louis Rinn. Histoire de l’insurrection de 1871 en Algérie par LOUIS RINN conseiller de gouvernement vice-président de la société historique d’Alger ancien chef du service central des affaires indigènes avec deux cartes ALGER LIBRAIRIE ADOLPHE JOURDAN IMPRIMEUR—LIBRAIRE—ÉDITEUR 4, PLACE DU GOUVERNEMENT, 4 1891

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