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Le colonel Cherif Cadi, Serviteur de l’Islam et de la République

jeudi 19 juin 2014, par Jean-Yves Bertrand-Cadi

Un ouvrage passionnant faisant revivre l’itinéraire d’un homme exceptionnel et la complexité des relations entre les communautés.

Hadj Chérif CADI, modeste berger des environs de Souk Ahras, devenu le premier polytechnicien algérien, fut à la veille du second conflit mondial une personnalité marquante de la société algérienne de l’entre-deux-guerres.

Officier d’artillerie, il participa en 1916, en même temps que T.E Lawrence, à la lutte contre les Turcs installés au Hedjaz. Au cours de cette expédition militaire à laquelle participaient de nombreux militaires algériens, CADI n’eut de cesse de s’interroger sur l’évolution de l’Islam.


Rendu à la vie civile, il voulut dans « Terre d’Islam, essai et relation de voyage », concilier les dogmes essentiels du Coran avec les acquis du monde moderne, et notamment ceux de la société française. Ceci justifiait son attachement à la République et son souhait d’associer le destin de son pays natal à sa patrie d’adoption.

Dans cet essai biographique, Jean-Yves BERTRAND-CADI, l’un de ses descendants, décrit sous forme de fresque les premiers soubresauts de l’Algérie en marche vers son indépendance et analyse les difficultés d’insertion des très rares officiers algériens dans la société militaire du début du vingtième siècle. C’est une manière de répondre à la question que ces hommes se posaient : pouvaient-ils échapper à leur origine, et donc à leur destin ?

Le colonel Cherif Cadi


Ancien magistrat, Jean-Yves BERTRAND-CADI est né en Algérie. Il fut notamment maître de conférence à l’école nationale de la Magistrature et premier président de cour d’appel. Au cours de plusieurs séjours au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en République de Djibouti, où il fut détaché durant quatre années, il s’intéressa au monde musulman. Il dispensa à Beyrouth, Abu Dhabi, Dubaï et Alger des conférences sur les principes d’organisation judiciaire. Ses recherches actuelles concernent surtout l’itinéraire politique des militaires algériens engagés au service de la France.


Aux Editions Maisonneuve, & Larose ISBN 2-7068-1851-4

Prix -25€


Voir extrait Le Colonel Cherif Cadi, l’homme de guerre

PRÉFACE

Préfacer un livre consiste, non pas à en faire une critique favorable, mais à faire partager au lecteur les impressions qu’a pu éprouver, avant lui, celui à qui l’auteur a fait l’amitié et la confiance de laisser en parler le premier. Je dirai donc, pour commencer, que ce livre a deux raisons de me toucher. La première est qu’il remédie à un manque. Tout historien qui s’intéresse à l’Algérie du XXeme siècle a eu l’occasion de croiser, ça et là, une référence au lieutenant-colonel Cadi. Cet officier français, né en 1867 et mort en 1939, fut le premier Algérien musulman - et longtemps le seul - à entrer à l’Ecole polytechnique. Il fit partie de cette génération dite des « Jeunes Algériens », qui, avant 1914, s’efforça de définir une voie nouvelle pour son pays. Soldat de l’armée française, il combattit pour la France. Il chercha, par ailleurs, à faire connaître ses idées en publiant en 1926 un livre intitulé Terre d’Islam et en collaborant à divers journaux. Son itinéraire méritait donc d’être mieux connu. C’est chose faite dans cette ouvrage, dont la documentation fait largement appel aux sources d’archives.

La deuxième raison est plus sentimentale. Tout Français qui a eu la chance de naître en Algérie et de sentir avec ce pays des liens autres que de pur hasard ne peut qu’être plein de regrets pour la manière dont, dès les origines, l’occupation française de l’Algérie a négligé ou méprisé les efforts des hommes de bonne volonté. Et il apparaît bien que, à sa manière, qui ne peut plus être comprise des intégristes du nationalisme algérien qu’elle ne le fut jadis des intransigeants du colonialisme, il fut essentiellement un de ces hommes de bonne volonté, sur l’exemple duquel il convient toujours de méditer.

Le début de l’histoire aurait sans doute séduit Jules Ferry. Comment ne pas admirer l’itinéraire de méritocratie républicaine qui amena le petit écolier de Souk-Arhas, qui n’avait connu jusqu’à l’âge de onze ans que l’école coranique, à fréquenter l’école primaire, puis le lycée d’Alger, et à réussir le concours d’entrée à Polytechnique, préparé grâce à une bourse du gouvernement général ? Ce succès, nul doute qu’il ne l’ait du avant tout à son intelligence et à son travail. Ce fut le début d’une carrière qui paraît avoir été également exemplaire. Il remplit toujours avec conscience ses devoirs d’officier d’artillerie, tant dans les garnisons que sur les champs de bataille de Verdun et de la Somme en 1916. Il figura en 1917 au nombre des officiers envoyés au Hedjaz auprès de Hussein, chérif de la Mecque, pour appuyer la « Révolte Arabe » contre les Turcs. Sa santé fut alors gravement compromise. Il ne serait pas faux de le qualifier de serviteur distingué de la France et de la République, selon un idéal qui paraît avoir été toujours le sien.

Suffisait-il, pour un Algérien musulman, d’adopter ce comportement, qui aurait été jugé pleinement satisfaisant de la part d’un paysan français ? Non sans doute, car il demeurait un musulman algérien, frappé d’infériorité selon le droit, qui lui refusait la citoyenneté, autant que les préjugés des Européens. Il était pourtant prêt à donner des gages de sa sincérité. Dès 1889, il accepta de se soumettre à cette procédure dite improprement de « naturalisation », et de solliciter la citoyenneté en échange de sa renonciation au statut personnel musulman. C’était là un très lourd sacrifice, que la plupart des Algériens musulmans de sa génération, y compris les mieux disposés envers la France, se refusaient à faire. Ils n’ignoraient pas en effet que la démarche leur vaudrait d’être traités de renégats par les autres musulmans. Il n’est pas impossible que les deux unions successives qu’il contracta avec deux femmes européennes, d’abord la fille d’un officier, puis au décès de celle-ci, la veuve d’un officier de tirailleurs, soient, en dehors des sentiments personnels, la conséquence de sa marginalisation par rapport à sa communauté d’origine.

Mais en agissant ainsi, Cadi donnait d’autres preuves de son engagement. Jamais il ne remit en question l’idée que toute évolution ne pouvait s’effectuer que dans le cadre français. Son attitude apparaît à l’opposé de celle d’un autre officier célèbre, le capitaine Khaled, qui, bien qu’entré à Saint-Cyr, avait refusé la « naturalisation » et put, à juste titre, apparaître après la guerre comme le premier nationaliste algérien. Dans ses écrits il plaida sans cesse en faveur d’une politique généreuse de la France envers ses sujets musulmans. Proche de l’instituteur Zenati, l’animateur du journal La Voix indigène, il chercha à attirer l’attention sur la nécessité de remédier à la misère des populations algériennes, de faire un gros effort en faveur de l’école. Il souhaitait aussi faire mieux connaître et mieux comprendre aux Français, un islam qu’il décrivait comme tolérant, généreux et ami du progrès. Demeuré sincèrement musulman (il signait Hilal, c’est-à-dire le croissant, certains de ses articles, en référence à sa foi religieuse et à son ascendance arabe), il respecta toujours la religion chrétienne de ses épouses. Il adopta les deux fils que la deuxième avait eus de son premier mariage.

Quel que puisse être le bien-fondé de ces choix, ils ne pouvaient être représentatifs, semble-t-il, que d’une petite minorité. La majorité n’était pas prête à suivre des hommes comme Chérif Yves Cadi, dont le seul prénom double, adopté lors de sa « naturalisation », paraissait constituer un défi à la tradition religieuse. Entre les deux guerres, l’idée de séparation avec la France, au profit d’une patrie algérienne, exclusivement arabe et musulmane, fit son chemin, et achèvera de reléguer l’attitude de Cadi dans l’isolement d’un choix individuel. Un des personnages de Nedjma, publié en 1956 par Kateb Yacine, qui fut son cousin éloigné, qualifiera celui-ci de « traître ». Cette façon de voir est naturellement compréhensible sous la plume d’un Algérien né en 1929, traumatisé au surplus par les massacres qui ont suivi la répression des émeutes de mai 1945, puis par le début de la guerre d’indépendance. Le nationalisme ne pouvait que rejeter les hommes dont la vision revenait à nier leur programme. On peut se demander d’ailleurs si Cadi n’avait pas cherché à avertir les Français plus qu’à convaincre les Algériens musulmans.

Mais ne peut-on, du moins, estimer que Cadi aurait pu recevoir des autorités militaires et des élus français un peu plus d’encouragements ? Au lieu de cela, le commandement ne lui fit qu’une carrière médiocre. Pendant la guerre, il est vrai, il avait été distingué pour être envoyé en Arabie. Mais cette façon d’envoyer un officier, parce que « Arabe », auprès d’autres « Arabes », alors qu’il n’avait pas de formation politique et qu’il ne connaissait que le dialecte algérien traduit la méconnaissance des réalités, voire le mépris pour les « indigènes », plutôt que le souci du « right man in die right place », comme aurait dit Lyautey. N’aurait-il pas été plus politique d’en faire un général ? Mais, comme cela se passe encore aujourd’hui, le refus de la « discrimination positive » servait à cacher le souci des castes au pouvoir de faire place à de nouveaux venus aux origines suspectes. L’incapable général Nivelle, « le boucher du Chemin des Dames » lui refusa l’accession au grade de colonel. Des journalistes de la presse française d’Algérie l’accusèrent de n’être qu’un faux évolué, et tinrent sur lui des propos odieux et racistes, auxquels il dut répondre personnellement.

Certes, l’histoire, bien aidée par les efforts conjoints des fanatiques et des chauvins de tout bord, fit litière des rêves de Cadi, et de son attitude parfois maladroite. La piété d’un de ses petits fils nous fournit cependant, à défaut d’un modèle, les éléments d’une réflexion sur un personnage qui s’efforça de son mieux de jeter un pont entre deux peuples que l’histoire a rapprochés sans qu’ils le souhaitent, puis séparés alors qu’ils avaient tant à gagner à demeurer proches.

Jacques Frémeaux,

Professeur à la Sorbonne (Université de Paris - IV)

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3 Messages de forum

  • Le Colonel Chérif CADI n’était pas au service de la "République", qui ne peut être mise au même niveau que l’Islam.

    Le Colonel Chérif CADI était au service de la France.

    Certainement pour lui, la République n’était qu’une institution comme une autre. Comment aurait-il pu servir une République qui a instauré un régime colonial dont il subissait les méfaits, lui et son peuple ?

    Certainement, si la Monarchie avait conquis l’Algérie au 17ème siècle, elle n’aurait pas instauré un statut d’infériorité sur une population arabo-musulmane, car elle avait déjà des relations avec le monde arabo-musulman depuis des siècles.

    Mais que pouvaient comprendre aux Arabes ces Républicains de gauche du 19ème siècle qui s’imaginaient être les civilisateurs du monde entier ? Leurs héritiers d’aujourd’hui n’ont-ils pas le même comportement sous des dehors doucereux ?

    Certainement, en titrant son ouvrage comme il l’a fait, l’auteur a succombé à la pression du politiquement-correct qui sévit actuellement.

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    • Cher Monsieur

      L’Histoire des religions et la façon de les pratiquer son compliquées. Beaucoup ont oublié que catholiques et protestants se sont affrontés pendant près de cinq siècles en Europe. La dernière « guerre de religion » s’est terminée tout récemment en Irlande du Nord au siècle précédent. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, le sort des chrétiens « hérétiques » et des juifs de l’empire ottoman était souvent bien meilleur que celui des catholiques dans les pays protestants et inversement. Ce sera la révolution française, qui fera des Français de confession juive, des citoyens à part entière. En revanche ceux-ci continueront à être persécutés en Russie orthodoxe jusqu’à la Révolution de 1917. Au 15e et XVIe siècle, les rois « très catholiques » d’Espagne, puis Charles Quint, avec l’aide de la « très sainte inquisition » ont persécuté à la suite de la Reconquista leurs sujets de confession musulmane et juive : les maures et les séfarades. C’est à cette époque que fut édictée en Espagne la loi du « sang pur » Il va sans dire que les autres pays de l’Europe chrétienne n’étaient pas disposés à accueillir les descendants « du peuple déicide » sauf s’ils se convertissaient. Ce fut le cas des ascendants de Montaigne. En revanche le grand seigneur de la sublime Porte, Suleyman le magnifique envoya ses vaisseaux au secours des séfarades artisans habiles et lettrés distingués. Il en fut de même avec les souverains du Maroc et le bey d’Algérie et de Tunisie. Ce que peu de gens savent c’est que jusqu’à son annexion par la Grèce, Salonique était un foyer intellectuel dans L’Empire Ottoman. C’est là que s’était implantés beaucoup de séfarades, on appelait la ville « la deuxième Jérusalem » C’est de cette ville qu’était originaire le grand-père maternel de Monsieur Sarkozy, qui était venu se réfugier en France peu de temps avant la guerre de 1914. Il participera à cette guerre comme médecin militaire et rencontrera à cette occasion son épouse une infirmière haut savoyarde Revenons en arrière pour desserrer l’étreinte de l’empire des Habsbourg, Louise de Savoie la régente alors que François Ier avait été fait prisonnier à Pavie par Charles Quint parvint à conclure une alliance à revers avec L’Empire Ottoman. Celle-ci se concrétisa notamment par des traités commerciaux « les capitulations » ainsi que la reconnaissance de la France comme protectrice des chrétiens d’Orient. Mieux même le corsaire Khair-Eddine Barberousse fut envoyé en renfort de la flotte française, et nos vaisseaux coururent sus à l’espagnol, de concert avec les barbaresques. Actuellement le conflit du Moyen-Orient focalise les esprits et conduit à faire l’amalgame entre les adeptes de la secte wahhabite et l’ensemble des peuples de culture musulmane. Or ceux-ci comme les chrétiens peuvent avoir un rapport au fait religieux très diversifié. Par exemple le statut de la femme est beaucoup plus libéral en Iran qu’en Arabie Saoudite. Dans le premier de ces pays, les femmes ont le droit de vote, sont éligibles et sont élues, elles peuvent aller et venir seules, conduire, exercer des professions libérales : avocates, médecin etc. Rien de tel en Arabie Saoudite où comme en France jusqu’à la chute de la monarchie, le trône et l’autel (en Arabie le minbar) gouvernent de concert. Dans ce pays depuis l’accord « protection contre pétrole » entre Roosevelt avec le roi Saoud, l’ultra conservatisme est de règle malgré quelques timides évolutions. Quoi qu’il en soit ce sont les pères de l’église Augustin et Thomas d’Aquin qui ont inventé la notion de « guerre juste » et l’Occident chrétien depuis ses origines n’a fait que se déchirer. C’est ainsi que les premières victimes des croisades furent non seulement les juifs de Rhénanie, mais aussi les byzantins de Constantinople, qui avaient le tort de ne pas reconnaître la suprématie de la papauté. De leur côté les noms de Dieu que les musulmans pieux évoquent le plus souvent Ar-Rahman (le Très Miséricordieux) et Ar-Rahim (le Tout miséricordieux). Dans ses prières rituelles quotidiennes (cinq par jours), le musulman lit au moins dix-sept fois par jour la première sourate du Coran, la Fâtiha (l’ouverture). (1). Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux. (2). Louange à Dieu, Seigneur des Mondes (3). Le Clément, Le Miséricordieux. (4). Maître du jour du Jugement. (5). C’est toi que nous adorons, de Toi seul implorons le secours. (6). Guide-nous dans le droit chemin. (7). Chemin de ceux que Tu as comblé de bienfaits, non de ceux que Tu réprouves, ni des égaré

      . Pour conclure ces quelques remarques qui pourraient faire l’objet d’un livre, je vous adresse l’ode d’Ibn Arabi un grand savant soufi d’origine andalouse, qui vécut à l’époque des croisades. Auparavant je méconnaissais mon compagnon si nous n’avions la même croyance A présent, mon cœur est capable de toute image Il est prairie pour les Gazelles, cloître pour les moines Temple pour les idoles, Kaâba pour les pèlerins Tables de la Thora et livre saint du Coran L’Amour seul est ma religion Partout ou se dirige ses montures L’Amour est ma religion et ma foi Ibn Arabi (Le chant de l’ardent désir)

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      • Merci de nous faire découvrir Ibn Arabi, que j’ai bien appécié, mais hélas ce n’est pas cette face que montre l’Islam au monde entier aujourd’hui : en Irak, le marché aux esclaves (femmes chrétiennes et yazidis) a été rouvert ces jours-ci.

        A l’époque d’Ibn Arabi, l’Islam était encore récent, et toutes les lumières n’étaient pas encore éteintes dans ce monde-là. L’héritage grec chrétien et le zoroastrisme persan perdurait encore dans la pensée islamique

        D’ailleurs, le texte d’Ibn Arabi fait penser à la fameuse épitre de l’Apôtre Paul aux Corinthiens, qui est elle parfaitement conforme à l’Evangile du Christ, sans qu’il soit nécessaire de créer une école ésotérique comme a dû le faire Ibn Arabi qui certainement a subi (consciemment ou inconsciemment) l’influence des Chrétiens d’Espagne :

        01) J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

        02) J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

        03) J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

        04) L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

        05) il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

        06) il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

        07) il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

        08) L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

        09) En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

        10) Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

        11) Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

        12) Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.

        13) Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

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