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Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie).

jeudi 15 janvier 2009, par Jean Louis SAHUT

La première partie du témoignage de Jean Louis Sahut se passe à Haoura, avant l’indépendance, puis à Bouzeguène après l’indépendance. Son récit a valu à l’auteur de nombreuses réactions de la part de ses anciens élèves. Aujourd’hui, le récit se passe à Azazga à l’école primaire puis au Collège. Ce témoignage devrait intéresser non seulement ses anciens élèves, mais ceux qui ont connu la région ou l’Algérie.

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Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie).
L’essentiel du témoignage se déroule à l’école primaire puis au CEG d’Azazga

Chapitre IV. L’école de garçons d’AZAZGA. (1966-1968).

J’allais donc quitter Bouzeguene avec regret, mais d’un autre côté, avec un certain soulagement, car la fonction de directeur devenait, au fil des ans, de plus en plus pesante et sensible surtout pour un coopérant français.

En effet, j’éprouvais parfois une véritable gêne, voire même un malaise lorsque, après avoir réuni les parties en conflit, je devais régler un problème qui, certes, était de mon ressort, mais m’obligeait à prendre position puis à trancher un différend mettant en cause des rapports délicats entre Algériens, allant parfois jusqu’à opposer arabisant et francisant.

En septembre 1966 je suis donc nommé à l’école de garçons d’AZAZGA. Notre directeur, Monsieur Rabia Mohand, également principal du collège, m’a désigné d’office pour enseigner en classe de CM2.

C’est évidemment une responsabilité puisque ces maîtres doivent préparer leurs élèves à l’examen d’entrée en 6e et présenter les plus âgés au certificat d’études en même temps qu’au CET (collège d’enseignement technique) alors dirigé par Monsieur Bouadi Said.

Je retrouve comme convenu mon collègue des Aghribs Monsieur Xavier Delcouderc avec qui je travaille en équipe puisqu’il exerce aussi en cours moyen 2ème année. La plupart des classes sont encore tenues par des enseignants français comme Monsieur Jean-Marie Supiot qui, lui, effectue alors son service national au titre de la coopération. Nous trouvons aussi Madame Yvette Hermosilla chargée des CE1-CE2 dont le mari, médecin espagnol, est responsable de l’AMG (Assistance Médicale Gratuite) ainsi que Monsieur Alain Maréchal.

Nous avons aussi quelques collègues algériens, tel Monsieur Youcef Menguelti et des enseignants arabisants : Monsieur Brahimi et Monsieur Bellabas exerçant sous le contrôle et la compétence de Monsieur Larbi Lounis le conseiller pédagogique en langue arabe. C’est donc une nouvelle équipe qui se met en place.

En effet, les instituteurs français nommés jusqu’à présent soit en primaire, soit en collège et notamment Mr et Mme Émile Fortin, Mr Jean-Claude Servais, Mr Giraud, la famille Pejoan ont demandé leur changement afin de pouvoir scolariser leurs propres enfants dans des écoles de l’office culturel français à Tizi-Ouzou ou, pour les plus âgés, au lycée Descartes à Alger comme c’est le cas de Mr Jean-Jacques Galland, l’ancien conseiller pédagogique en langue française. Il est remplacé par Mr Jean-Claude Lacoste dont l’épouse est encore directrice de l’école de filles et qui a elle-même succédé à Mlle Josiane Lubrano que j’avais rencontrée une ou deux fois au cours des années 1960-1961 si mes souvenirs sont exacts.

Si à Bouzeguene j’avais des relations assez régulières avec la population, à Azazga par contre, je n’ai pratiquement aucun contact avec les parents d’élèves hormis Mr Boukais Said que je connais déjà et qui a son fils Hocine dans ma classe ainsi qu’avec Mr Mensous Hamid. Ce dernier suit de près la scolarité de ses enfants et notamment, à l’époque, de sa fille Sadia susceptible d’être admise en 6e à la rentrée prochaine. Je le rencontre régulièrement puisqu’il tient en ville une petite épicerie où je vais régulièrement m’approvisionner. Aux beaux jours en général, lorsque le temps le permet, assis sur le seuil de sa boutique dans de confortables fauteuils qu’il met à la disposition de ses fidèles clients, nous bavardons longuement.

Aussi, n’ayant plus de responsabilités administratives ni pédagogiques, je me consacre entièrement à ma classe et je profite de mes moments de loisirs pour découvrir davantage cette magnifique contrée. Je parcours à plusieurs reprises la célèbre forêt de Yakouren où les singes, chassés lors des évènements, commencent à réapparaître. Au retour il m’arrive de croiser, au lieu dit « Fontaîne fraîche », notre directeur lisant tranquillement « Le Monde » au volant de sa 403 verte la célèbre S 24 AH !!!.

Je visite également les villages environnants d’où sont originaires une partie de nos élèves : Fréha, Cheurfa, Les Aghribs. J’ai même envisagé un moment l’ascension du Tamgout, point culminant de toute la région, mais il m’a été déconseillé de partir seul et personne n’a voulu m’accompagner…

Avec quelques collègues nous nous rendons parfois à Port-Gueydon (aujourd’hui Azzefoun), petite ville côtière située à une trentaine de km d’Azazga où, de temps en temps, nous avons le plaisir de déguster d’excellents loups ou bars ainsi que quelques rougets grondins pêchés le matin même et préparés avec soins par le patron du restaurant.

À cette époque l’ensemble des Français d’Algérie originaire d’ Azazga a quitté la ville hormis les Pères Blancs qui resteront encore quelque temps ainsi qu’une personne seule, déjà âgée, Mademoiselle Champetier dont le domicile est situé en face de l’hôtel des Touristes alors tenu par Mr Messaoudène Tahar. Nous allons, Mr Coz et moi, accompagnés parfois d’amis algériens nous désaltérer dans ce bar qui affiche régulièrement chaque jour sa nouvelle carte à l’entrée de l’établissement. Nous pouvons alors apprécier la fameuse « 33 » qui fait également le bonheur et la joie des autres consommateurs. Il nous arrive fréquemment d’ailleurs de dîner seuls ou en compagnie de collègues kabyles. Parfois, lorsque les clients sont peu nombreux, le patron, après avoir clôturé sa comptabilité journalière et fermé le restaurant, se joint à notre petit groupe et nous terminons la soirée par une série de « 4-21 ». Il faut bien avouer qu’à Azazga, en dehors du bar, il n’y avait pas beaucoup d’animation ni de distraction pour un Européen... Par la force des choses, je suis ainsi amené à consulter, à deux reprises, pour quelques embarras gastriques dûs certainement à de petits excès de jeunesse, le docteur Mahmoud Mettouchi qui, par un traitement efficace et bien adapté à mon cas, me remet sur pied en moins de 48 h, au grand soulagement de Monsieur Rabia !

Nous nous rendons également, tous les quinze jours en général, à Tizi-Ouzou pour y rencontrer des collègues coopérants « descendus » eux aussi en ville. Il nous arrive alors de nous attarder « Chez Bob », le café-restaurant exploité par Mr Bouzar, personnage très sympathique, toujours élégamment vêtu et avec lequel j’aime beaucoup discuter. Lorsque je suis seul, je déjeune au « Bagdad » où je croise quelquefois Mr Azzam et Mr Amellal, l’Inspecteur des cantines scolaires accompagnés par un jeune fonctionnaire de l’Inspection Académique et qui m’avaient rendu visite à Bouzeguene en mars 1965.

Voilà maintenant deux ans que j’exerce à l’école de garçons d’Azazga. Mr Jean-Marie Supiot qui a terminé son service national, mais ne souhaite pas prolonger son engagement décide de rentrer en France. De leur côté, Mme Hermosilla et Mr Delcouderc quittent également leur poste pour rejoindre Tizi-Ouzou afin de scolariser leurs enfants à l’école de l’Office.

Vers la mi-juin, au moment où, en France, les grandes grèves prenaient fin, Mr Rabia m’informe qu’à la prochaine rentrée je serai nommé au collège d’Azazga. Je suis totalement surpris par cette décision et comme j’hésite à accepter ce poste que je n’ai pas sollicité, il me répond : « Nous manquons actuellement d’enseignants qualifiés dans le secondaire et principalement en mathématiques ; j’ai consulté votre dossier à l’Inspection et je sais que vous remplirez parfaitement et convenablement cette fonction. Il ajouta pour clore la discussion : « De toute façon le primaire sera entièrement algérianisé d’ici peu et vous n’y aurez plus votre place. »

J’ouvre ici une parenthèse pour indiquer que l’enseignement primaire a été totalement arabisé au milieu des années 80 ainsi que l’enseignement secondaire qui ne compte plus que quelques rares sections bilingues. Le français est cependant enseigné dans ces deux cycles comme langue étrangère. Mais peut-être les choses ont-elles évolué depuis…….

Je mets donc à profit mes congés d’été pour me documenter et faire l’acquisition de trois ouvrages qui, à l’époque, faisaient référence en la matière et que j’utiliserai pour dispenser mes cours en 4ème et en 6ème : le Monge et Guinchan ; le Maillard ; le Bossé Hemery.


Chapitre V. Le collège d’AZAZGA. (1968-1972).

Le dimanche 22 septembre 1968, les cours reprennent le 23, je quitte donc le logement que j’occupe depuis mon arrivée en ville à côté du bureau du directeur pour emménager dans un appartement situé dans l’enceinte du collège et que je vais partager avec trois autres coopérants français : Mr Denis Coz, Mr Henri Bernardin et Mr Beaupère qui effectue, comme Mr Supiot, son service national. Monsieur Rabia Mohand, le principal ,me présente les autres enseignants qui travaillent déjà dans l’établissement : Mr et Mme Guy Champy (mathèmatiques) ; Mr et Mme Domerc (français et allemand) ; Mme Colette Maréchal (français) et son mari Alain (sciences) ; Mme Bodin dont le mari Yannik enseigne au CET. Je rencontre aussi quelques collègues algériens : Mme Kaci-Chaouch, Mr Amara Mourad (mathématiques) et Mr Zaïdat Méziane le sympathique professeur d’éducation physique. Par la suite arrivera un couple de coopérants belges Mr et Mme Berger puis au cours de l’année 1970-1971 Mr Rouchoux qui enseignera, je crois, l’anglais et le français après le départ de Mr et Mme Champy pour Tizi-Ouzou où leurs enfants seront, eux aussi, scolarisés à l’école de l’office et enfin deux couples Mr et Mme Joseph puis Mr et Mme Lamperti.

Je fais aussi connaissance avec le personnel administratif : Mr Haddar Hamid le surveillant général, Mr Sahi Arezki le secrétaire du directeur, ainsi que de Mr Bitam l’économe du collège puis, par la suite, de son successeur Mr Oussaidène secondés efficacement dans leur tâche par Mr Boukersi. Je sympathise également avec les surveillants et les maîtres d’internat lesquels assument leur fonction le plus sérieusement possible. Malheureusement, j’ai complètement oublié le nom de la majorité d’entre eux. Seuls me reviennent en mémoire ceux de Mr Baleh Lounès et de Mr Hammadouche hélas, aujourd’hui, tous deux décédés si mes informations sont exactes, sans oublier toutefois Mr BENGHAZI Madjid et Mr BOUMAZA Idir que je connaissais plus particulièrement. Enfin, je rencontre à plusieurs reprises, Mr Chérif Rabah notre nouvel inspecteur, homme discret et pondéré, mais surtout fin pédagogue.

Un peu plus tard, je prends contact avec les coopérants arabisants venus principalement d’Égypte, de Syrie, de Jordanie et même de Palestine tel Mr Askari Riad qui, par la suite, prendra la nationalité algérienne. Toutefois, comme aucun d’eux ne parle français mais que quelques-uns peuvent s’exprimer dans la langue de Shakespeare, c’est en général Mr Coz, professeur d’anglais,qui, au début, sert d’interprète pour faciliter les échanges et permettre une meilleure communication entre nous.

De même, lorsqu’un enseignant oriental veut entrer en rapport avec le directeur d’origine kabyle qui, paraît-il, ne comprend pas l’arabe classique, il s’adresse en anglais, toujours à Mr Coz lequel traduit sa requête en français au chef d’établissement puis attend la réponse de ce dernier pour enfin la transmettre en anglais à l’intéressé !!! Quelle simplicité pour se faire comprendre !...

Aussi, malgré leur bonne volonté, il semble néanmoins que certains de ces enseignants éprouvent quelques difficultés à se conformer aux programmes algériens en se distinguant dans l’art et la manière de transmettre le savoir, car il s’agit, comme pour le français, de mettre en œuvre des moyens appropriés permettant de faire acquérir à l’enfant, dans des délais réduits, la capacité de communiquer normalement et couramment dans une langue qui lui est étrangère. En effet, lorsque je fais cours et que dans la salle attenante se déroule une séance en langue arabe, on a parfois l’impression que tous les enfants, alors passablement agités, s’expriment en même temps et qu’il s’agit plus d’une prière collective que d’une véritable leçon ce qui, en général, perturbe bien ma propre classe. La semaine suivante, lorsque j’ai ces mêmes élèves en mathématiques et que je leur demande ce qu’ils ont bien pu retenir de leur cours d’arabe, ils me répondent presque invariablement : « Rien ! on s’est bien amusé !... Ça ne nous intéresse pas…..On ne comprend pas ce qu’il dit ! »

Comme on le voit, la communication est loin d’être une chose simple et aisée. Dès le lendemain de l’indépendance, l’Algérie nouvelle a inscrit, au nombre de ses options fondamentales en matière d’éducation, l’arabisation de l’enseignement. Les jeunes algériens apprennent désormais l’arabe classique ou littéraire devenue langue nationale et officielle plutôt que l’arabe dialectal pourtant davantage parlé et utilisé dans le pays à l’exception de certaines régions, notamment de la Kabylie dont la langue maternelle des habitants n’est certes pas l’arabe mais, depuis la nuit des temps, le tamazight, le berbère. À ce sujet j’ai relu récemment quelques articles de la constitution algérienne de 1996 qui reconnaît « l’amazighité » comme composante de l’unité nationale au même titre que « l’arabité » et « l’islamité ». Mais il me semble que la langue tamazight reste sur le terrain purement culturel. Son enseignement, obtenu à l’arraché après une longue grève des écoles (je pense que c’était en 1994 ou 1995 ?), demeure facultatif et limité. Souhaitons que depuis les choses se soient améliorées.

Je viens d’ailleurs de retrouver, en classant mes archives, une jolie carte postale représentant un village kabyle perché dans la montagne que m’avait adressée, en 2001, un ancien élève et qui, après m’avoir décrit son quotidien en Algérie et parlé de son « irresistible » envie de rejoindre la France, terminait sa lettre par ce slogan écrit en tamazight : « Assa, azekka,Tamazight tella, tella ! » « Aujourd’hui, demain, la langue berbère vivra ! »

Cela n’empêchera donc pas, peu après l’accession de l’Algérie à la souveraineté nationale, certains dirigeants ou privilégiés du régime ayant probablement quelques inquiétudes et de sérieux doutes, quant aux résultats escomptés sur les bienfaits de l’arabisation à outrance, d’envoyer leurs propres enfants s’alphabétiser et s’instruire dans des établissements étrangers et principalement en France !!

Car dans les années 65-70, le français, langue véhiculaire de la pensée scientifique et technique moderne, est, par le fait de l’histoire, un outil irremplaçable du développement économique et social de l’Algérie, une condition du rayonnement international de ce pays en Afrique. Il n’en reste pas moins que cet enseignement du français se heurte à un certain nombre de difficultés et que l’on peut être légitimement tenté de penser que le gain quantitatif a pour contrepartie un sensible fléchissement qualitatif. Au nombre de ces difficultés, il y a, bien sûr, la diminution des horaires de l’enseignement en langue française ramenés à 15 h de la deuxième à la quatrième année, et à 20 h, en cinquième année et sixième année ; encore faut-il rappeler que dans ces horaires se trouve incluse la part, non diminuée, du calcul, de la géographie, et des exercices d’observation, ce qui limite d’autant la part réservée à l’enseignement de la langue elle-même.

En septembre 1968, le directeur, Mr Rabia me désigne donc pour enseigner les mathématiques en classe de quatrième et en classe de sixième. Comme dans l’enseignement primaire, je travaille en équipe, mais cette fois avec Mr Amara qui a également en charge des 4èmes. Nous organisons régulièrement des contrôles communs ce qui permet à nos élèves de suivre la progression de chacune des classes et de favoriser, par la même occasion, une certaine émulation entre elles. Parfois, certains élèves viennent me trouver pour se plaindre de la difficulté des exercices proposés. Après avoir écouté leurs doléances, je leur réponds : « Voyez-vous les enfants, dans la vie, si vous voulez progresser, aller de l’avant, il faut se heurter à tous les obstacles. Si on ne fait que ce que l’on aime, sans faire aucun effort, sans réelle motivation, on n’avance pas, on piétine, et il arrive même que l’on recule. Et bien en mathématiques, il en est de même. Oui, aujourd’hui, vous n’avez pas bien réussi votre exercice, mais lorsque, par la suite, vous rencontrerez des cas semblables, alors vous surmonterez l’épreuve avec aisance… et peut-être même que vous viendrez me remercier !!!! »

Je ressens chez la très grande majorité de ces adolescents l’envie de bien faire, de réussir malgré les problèmes de toutes sortes auxquels ils sont confrontés chaque jour. Toutefois, nos élèves internes, contrairement à leurs camarades externes, ont la chance de pouvoir bénéficier d’études surveillées et contrôlées par des maîtres d’internat qui eux-mêmes, bien souvent, préparent des examens. Aussi les effets bénéfiques ne manquaient-ils pas de se faire ressentir sur leurs propres résultats scolaires. Il faut dire, en effet, que beaucoup de nos élèves proviennent de familles illettrées ou presque illettrées et dans lesquelles on ne parle que rarement sinon pas du tout français à la maison. En plus de cela, leurs parents n’ont, pour la plupart, aucune idée des obligations scolaires auxquelles leurs enfants sont assujettis. De ce fait, ils ne s’occupent guère des leçons que ceux-ci doivent apprendre ni des devoirs qu’ils doivent rédiger étant en général, eux-mêmes, dans l’incapacité de les contrôler.

La poussée démographique se faisant sentir, la construction de nouvelles classes s’avère nécessaire ainsi que l’aménagement de ces différents locaux car, en plus de la pénurie de mobilier, le problème de l’internat vient s’ajouter aux préoccupations, déjà nombreuses, dans ce domaine.

En effet, le CEG est conçu en principe pour 110 élèves internes alors qu’actuellement (en 1968-1970) ce même établissement en abrite plus de 320. C’est ainsi qu’à la rentrée 70-71, le directeur a dû créer une classe de seconde dans un bâtiment qu’il a aménagé à cet effet, mais nombreux sont encore les élèves qui sont encore dans l’obligation d’attendre l’achèvement du lycée prévu, en principe, pour la fin de l’année 1970. La construction de cet établissement s’avérait indispensable. À deux reprises je le visite en compagnie de Mr Rabia et de plusieurs enseignants dont Mr Amara. Situé à environ 150m de la ville et construit sur un terrain d’une superficie de 4 ha, il aura une capacité d’accueil de plus de 1000 élèves et comprendra, outre les locaux administratifs et les logements du personnel, un foyer, des stades et un réfectoire d’environ 900 m2.


Chapitre VI. La dernière année au collège d’AZAZGA. (1972-1973).

Voilà maintenant 5 ans que j’enseigne au CEG. De nombreux mouvements se sont produits parmi le personnel. Arrivé en janvier 1968, Mr Amara Mourad, devenu un ami avec lequel j’entretiens toujours une correspondance, nous quitte en juin 1971 pour assurer à la rentrée suivante l’intérim de direction d’un collège à Maillot. Il reprendra ensuite son poste à Azazga et obtiendra finalement en 1973 sa mutation pour un autre établissement.

Afin d’apporter notre concours à la formation accélérée des moniteurs et des instructeurs, nous sommes tenus de leur assurer le jeudi matin, jour de congé (je ne me souviens plus si c’était toutes les semaines ou tous les quinze jours) des cours de soutien portant sur les matières essentielles. J’ai d’ailleurs retrouvé dans mes archives les devoirs de mathématiques (niveau 4ème) corrigés, mais non réclamés de deux enseignants : Mme Dinar Fatima de l’école de Mekla et Mr Brahmi El Hachemi de l’école d’Aït-Aïcha. J’espère simplement qu’ils auront accompli une belle carrière dans l’Éducation Nationale.

Vers la fin mai 1973, je constate que Mr Rabia semble particulièrement soucieux. Comme je suis assez libre avec lui et que nous avons souvent l’occasion de bavarder ensemble (il lit régulièrement « Le Canard Enchaîné » auquel je suis abonné et je suis son fournisseur attitré de fume-cigarettes !), je lui demande ce qui peut bien le préoccuper.

« Voyez-vous Sahut, me dit-il, nous sommes en train de préparer les passages en seconde et je vais encore avoir des empoignades avec les parents d’élèves qui ne veulent pas envoyer leurs enfants dans des classes arabisées !...Vous connaissez les Kabyles depuis le temps que vous êtes là…et vous savez très bien ce qu’ils pensent de tout cela… » puis il enchaîna rapidement « Comme parent, je les comprends, mais en tant que chef d’établissement je suis bien obligé d’appliquer les textes et les circulaires ministérielles ; on doit faire passer en seconde arabisée un tiers environ d’une classe de troisième…Vous imaginez la situation ! » et il ajouta avec son air sérieux et son sourire inimitable : « Et puis,si cela continue, avec Coz, vous viendrez m’apporter des oranges à Oued-Aïssi !!! (Centre psychiatrique situé à quelques kilomètres de Tizi-Ouzou.)

Effectivement, les élèves admis dans ces classes étaient en général d’un niveau assez faible, mais si, par contre, un enfant, malgré ses difficultés dans l’ensemble des matières, obtenait par exemple de bons résultats en mathématiques, la commission préférait l’orienter vers une section où le français restait encore dominant dans les épreuves scientifiques. En effet, dans ces classes bilingues, la littérature, l’histoire, la géographie étaient certes enseignées en arabe, mais les mathématiques, les sciences naturelles, la physique, la chimie se faisaient toujours en français contrairement à la seconde arabisée où ces mêmes disciplines étaient désormais transmises en arabe.

Il convient de souligner à cet égard que le rejet de la langue française comme symbole de « l’aliénation coloniale » s’est avéré un frein certain au développement de l’Algérie. Aussi, réjouissons-nous de la tendance actuelle à considérer le français comme « butin de guerre » et de la nouvelle réforme de l’école algérienne qui devrait peut-être permettre au français de retrouver la place qui fut la sienne dès la deuxième année du primaire...

D’ailleurs, le président Boumedienne le reconnut implicitement lorsqu’il reçut à Alger une délégation d’industriels français « Cette guerre avec la France nous a coûté très cher, elle nous a coûté 60000 spécialistes français d’Algérie qui nous manquent cruellement aujourd’hui pour faire décoller notre pays sur le plan économique. »

Au début de l’année 1973, Monsieur Rabia me transmet, ainsi qu’à d’autres coopérants dont Mr Coz et Mr Bernardin, une lettre datée du 22 janvier 1973 dans laquelle Mr Zerhouni, directeur des personnels enseignants et administratifs, nous informe que dans la cadre de l’algérianisation de la fonction publique (mais certainement aussi en raison de la progression constante de l’arabisation), nos contrats, conformément à la convention du 8 avril 1966, ne sont pas renouvelés. Il nous remercie toutefois pour notre coopération. Dès cet instant, je prends aussitôt contact avec l’Inspection Académique de l’Essonne à Evry, mon département de rattachement, afin de demander ma réintégration et participer au « mouvement » prévu pour fin mai 1973.

En attendant, les cours se poursuivent normalement. Cependant, à l’approche de la fin de l’année scolaire, la tendance s’accélère, car, pour ma part, je tiens absolument à terminer le programme. En parcourant mon registre de notes et de préparations, on peut découvrir à la date du mardi 5 juin 1973 : contrôle et évaluation de géométrie (en liaison avec la classe de Mr Amara) : Sujet :1 heure .Niveau 4ème : Soit un cercle de centre O,AOB et COD deux diamètres perpendiculaires. Soit F un point situé sur l’arc CB. AF coupe CO en E. 1° Montrer que les points E O B F sont sur un même cercle. Quel est le centre de ce cercle ? 2° Evaluer les angles ACO et CFA et montrer que le cercle circonscrit au triangle CEF est tangent à AC. 3°Soit I, le centre du cercle CEF. Evaluer l’angle CIE. En déduire que I est sur le même cercle que les points EOBF. Mais saurais-je, aujourd’hui encore, résoudre facilement cet exercice ? Puis à la date du mardi 19 Juin 1973, nous découvrons toujours sur mon registre de préparations : Conseil de classe 4ème B : Passage en 3ème - Salle du rez-de-chaussée n° 1. Participants : Mr Rabia (directeur) ; un secrétaire ; Mme Maréchal (français ) ; Mr Bernardin (sciences) ; Mr Coz (anglais) ; Mr Zaïdat Méziane (éducation physique) ; Mr Sahut (mathématiques ), le professeur d’arabe syrien dont je n’ai pas relevé le nom. Bilan : effectif de la classe 33 inscrits. Nous relevons 6 félicitations ; 9 tableaux d’honneur et 7 encouragements ainsi que 3 redoublants. De même : conseil de classe 4ème A : passage en 3ème - (Commission identique) Réunion le vendredi 22 juin à 10h30, salle du rez-de-chaussée n°2. Bilan : effectif de la classe 32 inscrits. Nous relevons 4 félicitations,10 tableaux d’honneur et 6 encouragements ainsi que 3 redoublants.

Comme on peut le constater nos élèves ont, dans l’ensemble, bien travaillé (le directeur le reconnaît) mais certains commencent à être fatigués, est-ce dû au stress, au surmenage ? Heureusement les vacances approchent…

Le jeudi 21 juin je me rends à Tizi-Ouzou pour procéder à la réservation du billet nécessaire à mon embarquement. Je profite de mon passage pour régler, avant mon départ définitif, différentes questions administratives et rendre visite, par la même occasion, à Monsieur Azzam Amokrane, le secrétaire général de l’Inspection Académique qui m’accueille, comme toujours, avec son calme et son sourire habituels derrière son grand bureau encombré de dossiers et de lettres.

À la sortie, je croise dans les couloirs Monsieur Saheb, l’inspecteur en langue arabe mais aussi parfait bilingue qui m’invite à prendre le pot de l’amitié et me donne rendez-vous chez « Bob » à midi. Inutile de dire que ce jour-là, la consommation ne s’est pas faite avec modération, bien au contraire, si bien qu’à mon retour à Azazga, j’ai dû m’imposer une sieste prolongée qui s’avérait plus qu’indispensable…


Chapitre VII. La fin d’un engagement : départ pour la France...

Le lundi 9 Juillet 1973, à 10 h, dans le port d’Alger, l’« El Djezaïr » lève l’ancre à destination de Marseille. J’ai embarqué le matin même avec ma 404 dont je n’ai pas voulu me séparer malgré les nombreuses offres d’achat.

Au fur et à mesure que le navire gagnait le large, Alger la blanche s’estompait dans la brume légère. Accoudé au bastingage, le cœur serré, je cherchais vainement à garder intact le souvenir de cette ville que j’avais si souvent parcourue et qui finissait par disparaître. Je m’interrogeais pour savoir si, durant toutes ces années, j’avais bien rempli ma mission : celle d’avoir convenablement servi non seulement l’école algérienne, mais encore le rayonnement de la langue et de la culture française auprès des jeunes algériens en attendant que les exigences de leur future activité ne fassent réapparaître les occasions, plus précises mais aussi plus circonscrites, d’utiliser à nouveau la langue française.

Qu’avait-il donc ce pays de si attirant, peut-être parfois de si mystérieux que tous ceux qui l’avaient, un jour, découvert puis aimé, ne pouvaient s’en détacher sans douleur et sans déchirement ?

Qu’avaient-ils donc ces enfants de si attachant, de si chaleureux pour qu’ils continuent, malgré le temps, malgré les épreuves, à estimer et même à vénérer leurs anciens maîtres qui, voilà près de cinquante ans, leur avaient, tout simplement, appris à lire, à écrire et à aimer la langue française ?

Ah ! puissent-ils savoir ces chers enfants, même si pour ma part je reconnais bien volontiers avoir été parfois trop exigeant et peut-être, probablement, un peu trop sévère avec certains, que nous les avons tous aimés et encouragés pour qu’ils deviennent un jour, à leur tour, et suivant leurs possibilités, les bâtisseurs de l’Algérie nouvelle.

Aussi, quand il m’arrive encore de redécouvrir le long courrier daté du 20 février 2001 de cet ancien élève qui, après m’avoir décrit la chance inespérée que les gens de sa génération avaient eue en ayant pu bénéficier d’un enseignement en langue française, s’inquiétait pour l’avenir de ses enfants car, m’écrivait-il pour conclure « Voyez-vous Monsieur Sahut, c’est malheureux à dire, mais aujourd’hui l’école algérienne ne produit plus que des analphabètes bilingues ! », alors je pense très honnêtement que, dans l’ensemble, nous avons atteint notre but et que nous pouvons, dès lors, être légitimement fiers du travail accompli.

Ainsi s’achevait une aventure commencée quinze ans plus tôt. Je quittais ce pays qui, par ordonnance royale du 22 juillet 1834 puis par décret du 31 octobre 1838 du ministre de la guerre Antoine Schneider, allait dorénavant être désigné sous le nom d’ALGERIE .

Depuis, le temps a passé, de nouvelles générations sont arrivées, les enfants ont grandi, certains ont quitté leur Kabylie natale pour s’installer en ville ou à l’étranger mais, malgré les années, les liens se sont toujours maintenus entre nous et je pense encore, avec nostalgie, à ces années les plus captivantes de ma vie : celles de mes vingt ans…..

Malheureusement, comme il fallait s’y attendre, la mort, hélas, a également fait son œuvre destructrice et c’est ainsi que le 9 novembre 1992, j’apprenais par des amis kabyles, avec une profonde tristesse, la disparition à l’âge de 76 ans de Monsieur Rabia Mohand Arezki qui, pour moi comme pour l’ensemble des enseignants du collège d’Azazga, j’en suis persuadé, avait été un directeur exemplaire à tous égards, conscient de ses responsabilités et oeuvrant sans relâche pour le bon renom de son établissement en ne ménageant ni ses forces ni son temps pour y parvenir.

Jean-Louis Sahut.

Volvic janvier 2009.

En complément, l’Internaute peut lire : Enseignement indigène en Algérie, au cours de la colonisation1832-1962. http://cagrenoble.org/ecoles/enseig... ou http://www.algerie-ecole-1830-1962....

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128 Messages de forum

  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 21 janvier 2009 18:47, par BOUDJELIL Ali élève de M SAHUT

    cher Monsieur Sahut, je suis ébloui par ce récit qui me replonge dans les années du CEG comme on se plait à les nommer ! Merci et tout ce que je souhaite c’est que vous puissiez lire ces lignes. J’étais votre élève, je m’appelle BOUDJELIL Ali J’ai maintenant 53 ans et je garde un souvenir impérissable de vous de votre 404 que vous vous faisiez briller au soleil. Je suis originaire des Aghribs, j’habite maintenant à Azeffoun.ADRESSE AZEFFOUN 15315 TIZI OUZOU Je souhaiterais vous écrire une longue lettre.

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    • Bonsoir Ali.

      Merci pour le contenu de votre message que je fais suivre à Jean Louis Sahut. Celui-ci vous contactera directement. Bien cordialement.

      Claude

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 8 décembre 2010 22:16, par Boudjema Younès Chaouche

        bonjour Monsieur Sahut,

        Comme l’ont souligné sur ce site tous ces anciens élèves du CEG d’Azazga,je suis également ému de votre papier sur les années que vous avez passé en Kabylie.

        Vous nous aviez initié à l’amour et à la logique des mathématiques,qui , bien des années après , ont servi à chacun de nous, à résoudre des questions ô combien complexes.

        Votre loyauté à votre mission d’ assurer des bases solides,ainsi que celles de tous ces enseignants des années 1960 au CEG d’Azazga " Madame et Monsieur Joseph ;Madame et Monsieur Maréchal,Monsieur Coz,Monsieur Bernardin" ont été les déterminants des réussites scolaires de vos anciens élèves.

        Longue vie et en bonne santé à tous.

        Boudjema Younès Chaouche. Ancien élève de l’IEP ex Sciences Po Paris 3ième cycle.

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      • salut etant eleve en 1966 au ceg azazga.,monsieur Sahut,que je salut chaleureusement, a oublieé de parler du fameux prof de français:rabia lvachir(bachir) qui nous avait donne du courage pour continuer nos etudes suite a la fameuse entrée a l ecole de l arabe.nous avions peur de la langue arabe et da lvachir nous disait :: pourquoi avoir peur l arabe c est facile il suffit d ajouter "toun" pour que ça devienne de l arabe exemple. la table=tablatoun la porte=portatoun la fenetre=feneratoun c est simple comme bonjour que dieu ait son ame merci a tts les enseignants du ceg azazga

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    • Vraiment c’est émouvant de voir ses photos je suis du village IGUERSAFENE je cherche des photos de guerre de mon villages / et ses habitants quelqu’un peut-être aura quelques unes merci de repondre a mon message

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  • Hommage à Monsieur Jean-Louis Sahut 23 janvier 2009 13:15, par (Par Mohand Amokrane HANDALA ancien élève du CEG d’Azazga)

    Je viens de lire la deuxième partie du témoignage de Monsieur Jean-Louis SAHUT et qui porte sur la période où il était professeur de mathématiques au CEG d’Azazga (1968-1973). C’est précisément durant ces années (1968-1972) que j’ai été élève au collège d’Azazga. M. Sahut a été mon professeur de mathématiques en 6e et en 4e. La lecture de ce témoignage a éveillé en moi de nombreux souvenirs. Monsieur Sahut m’a marqué par ses compétences, sa rigueur, la discipline qui régnait dans ses classes, l’amour du travail bien fait et bien présenté. A ce jour, 40 ans après, quand nous nous rencontrons entre anciens camarades de classe, nous parlons encore de Monsieur Sahut, Monsieur Bernardin et ses travaux de géologie auxquels il se dévoue corps et âme, Monsieur Coz professeur d’anglais 4e qui nous a assuré aussi le cours de mathématiques en classe de 5e, Monsieur Maréchal et Madame Maréchal dont on ne peut oublier sa leçon sur la concordance des temps, Madame Joseph notre dévouée professeure de mathématiques en classe de 3e, Madame Hermozilla professeure de français en 6e avec qui nous avions étudié « Les lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet, et tous les autres coopérants français dont nous gardons encore un beau souvenir. Monsieur Sahut a cité notre directeur, M. Rabia (Da Moh) qui s’est lui aussi dévoué pour le bon renom du CEG d’Azazga. Je me rappelle encore en cette fin du mois de juin 1972, revenant de l’académie d’où il a récupéré les résultats du brevet, en rentrant dans le collège, ils nous a trouvé dans le hall entrain de l’attendre, il a levé les bras et a lancé de sa voix rauque : « Nous avons crevé le plafond ! ». Notre établissement venait d’obtenir d’excellents résultats à l’examen du brevet, c’était pratiquement du 100 %. Nos professeurs, nous ont transmis, non seulement les savoirs, chacun dans la matière qu’il enseignait, mais aussi la rigueur, la discipline et le sens de l’effort. Ceux qui ont connu ces qualités mesurent, aujourd’hui qu’elles sont devenues rares chez nous, leur importance. Après les années de guerre difficiles que nous avions vécu en tant qu’enfants, cette école-là des enseignants motivés et compétents, qui faisaient leur travail avec amour et dévouement nous a donné beaucoup d’espoir et des bases solides pour poursuivre, pour la plupart d’entre nous, des études universitaires. C’est pourquoi, à Monsieur Sahut et à ses anciens collègues, mes professeurs au CEG d’Azazga, je dirai : « Merci, vous pouvez être fiers du travail que vous avez accompli ».

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    • Hommage à Monsieur Jean-Louis Sahut 29 janvier 2009 17:57, par BOUDJELIL Ali

      Avance Boudriche !! Cette phrase claironnante dans la voix de M.HaddAr résonne 40 ans après dans les oreilles de tous les élèves de M. SAHUT et de ses collègues. Voila que M. Sahut nous rapproche. Merci HANDALA toi qui rafflais tous les prix !

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    • Hommage à Monsieur Jean-Louis Sahut 9 mars 2010 14:22, par HAMITI RABAH

      J’ai toujours appliqué dans ma vie adulte l’expression que vous m’aviez inculquée au CEG AZAZGA " les mathématiques se trouvent en cherchant et non pas en bafouant".Longue vie monsieur SAHUT et bonjour aux camarades du CEG de 1966 à 1971 et du lycée CHIHANI BACHIR de 1971 à 1973

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      • Hommage à Monsieur Jean-Louis Sahut 9 mars 2010 14:41, par AIDER AKLI

        Pourquoi je ne suis pas né avec cette merveilleuse génération de vos éléves que j’ai eu comme enseignants "OUKACI ALI PROF des maths"et feu kHELOUFI OMAR prof de français ? La qualité de l’enseignement diffusée refléte votre dévouement à cette education.Longue vie monsieur SAHUT

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      • Hommage à Monsieur Jean-Louis Sahut 9 mai 2010 21:23, par HADJ AHMED LOUNES

        bonjour rabah je viens de rencontrer ton fils à paris, il présente un profil de rabah que j’avais en mémoire au temps de notre jeunesse

        DR LOUNES HADJ AHMED

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  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 24 janvier 2009 16:23, par larabi abderrahmane ( frere de larabi mohammed )

    merci pour cet espace je tiens a demander a M SAHU de me donner des nouvelle de mon frere larabi mohammed qu’il a eu comme eleve a BOUZEGUENE et AZAZGA CE DERNIER EST PARTI EN france et depui pas de nouvelles je suis son frere et voici mon adresse : larbi_ghani@yahoo.fr merci M SAHU pour votre aide precieuse

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  • "Qu’avaient-ils donc ces enfants de si attachant, de si chaleureux pour qu’ils continuent, malgré le temps, à estimer et même à vénérer leurs anciens maîtres qui, voilà près de cinquante ans, leur avaient, tout simplement, appris à lire, à écrire et à aimer la langue française ?" En 2002, j’écrivais dès l’entame de mon premier roman "L’Aarch de Kabylie" : "Ecrire. Ce besoin d’écrire, je l’avais toujours porté en moi. Du moins depuis que j’avais découvert la littérature au collège. Le sympathique Monsieur Joseph était certainement pour quelque chose dans ce projet que je n’avais jamais dévoilé...En m’encourageant à lire beaucoup et à aller au cinéma le plus souvent possible, il fit naitre en moi..." Ait Larbi Arezki avec qui j’avais fait toute ma scolarité et donc les mathématiques en 4ème A avec Monsieur Sahut, me fit remarquer :"Ne serait-ce que pour l’hommage que tu as rendu à Mr Joseph, qui nous armés pour affronter la vie, ton livre a du mérite". J’ai évoqué Joseph, mais Mr Delcouderc, Mr Ouachi, Mr Haouchine...qui nous firent démarrer avec de solides bases dès le primaire n’ont jamais été évacués de nos souvenirs d’enfants. Les années du collège, comme les a appelées Boudjelil Ali, marquent elles aussi. Quand je rencontre Azzoug Yazid et Handala Mohand qui sont devenus à leur tour d’excellents éducateurs, nous parlons de ces années là ; quand j’avais rendu visite à Habi Said en France, ce sont ces années là qui ont occupé l’essentiel de nos discussions. Et quand un message sur mon portable m’invithier à visiter le site miages-djebels.org, ce fut tout simplement l’émerveillement : Dda Moh, le sérieux, la rigueur, le directeur qui voulait ce qu’il y a de mieux pour ses élèves et qui allait le chercher, Mr Sahut le confirme dans son témoignage ; Mr Bernardin qui nous faisait chanter 5 minutes avant chaque cours et nous initiait au tennis de table durant les heures d’études surveillées pour nous éviter l’ennui, Mme Maréchal crainte mais respectée, Mme Bodin dont le collège entier surveillait les apparitions ...Mr Coz et tous les autres enseignants qui, chacun à sa façon marqua l’esprit des élèves... ces camarades qui, par la magie des photos, précieusement conservées par Mr Sahut, reprennent vie et se remettent à animer cette petite cour où nous "tournions" en attendant le diner... C’est parmi ces camarades que j’ai puisé certains personnages de mon dernier roman "Chaos sentimental" qui vient de paraitre en France (pub !) et qui traite justement de cette rencontre algéro-française qui a mal tourné... En ce début des années 70 déjà, au nom d’une arabisation, dont les dégats incommensurables ne pourront jamais être réparés, un certain Zerhouni sévissait en expulsant les coopérants occidentaux pour les remplacer par des coordonniers égyptiens qui se faisaient passer pour des douctours. Dda Moh n’y pouvait rien avec sa boutade : "Donnez un certificat d’étude i weghyul a et envoyez le se faire chahuter." Monsieur Sahut, votre témoignage a une grande valeur. Vous avez remporté avec vous en France votre 404 (toujours rutilante ?) mais vous avez laissé derrière vous des souvenirs impérissables. Parfois, quand moi même j’enseigne je ne peux m’empêcher de faire remarquer à mes étudiants : "tiens, c’est une identité remarquable, il faut la développer..."

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    • salut Da AOMAR ! C’est tout simplement magique ! Ce hasard qui me conduit vers ce site et de lire ce récit si vivant et si limpide comme le furent ces enseignants auprès de qui qui nous avons tété le savoir.Ta contribution sied merveilleusement au récit de notre cher Monsieur SAHUT que j’ai lu plusieurs fois avec les yeux embués. Ah si seulement je pouvais dire à tous nos camarades de le lire.MERCI et longue vie à M SAHUT et à tous ses collègues français, eux qui n’ont jamais triché. Ali.

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 8 décembre 2010 10:17, par Dr Cherifi Nouara Alias Hadja Sofia

        Je te salue Yamina femme de ma tribu !Je viens de te reconnaitre car au début je t’ai confondue avec une autre Yamina !Pardon ma soeur !Je n’ai pas d’autres mots pour toi que ma fierté de te lire dans ce site et aussi pour ton magnifique combat quotidien afin d’offrir le maximum aux enfants de cette génération de demain auxquels tu essayes de donner cet enseignement qu’on a eu au CEG , au lycée Chihani ...dans ton collège monté courageusement par ta sensibilité et ta persévérance .Merci Mina de tout mon coeur .Nouara ta soeur .

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        • Bonjour tres chere Ce courrier m’a été transféré par mon neveu qui est tombé dessus par hasard J’ai été très émue de lire les messages des uns et des autres mais surtout de voir qie nous avon compté dans la vie de nos enseignants de l’époque . Je garde , comme vous tous de trés bons souvenirs de cette période et nos enseignants de l’époque n’y sont pas pour rien :
          - Mr Bernardin avec qui nous partagions ;en plus de cours magiques de géologie ;des randonnées et des séances de ping-pong
          - Mr Sahut avec lequel nous avions la meme passion des mathématiques et dont le bruit des chaussures se faisait entendre dans tout le college Je suggere pour ceux qui vivent actuellemnt en France ,et je pense nous sommes assez nombreux ; de penser à organiser une entrevue autour d’un café .

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  • Je suis à mon tour émue par la découverte de ce site qui coincide étrangement avec la démolition du CEG d’Azazga, ce havre de connaissance ,qui durant des années et grâce à la présence incontestable d’enseignants comme Mr SAHUT ,Mr COZ ,Mr BERNARDIN, a formé des générations d’hommes et de femmes .Le témoignage de Mr SAHUT est troublant , il nous replonge dans ce passé tellement sain d’il y a trente ans,où les petites choses de la vie avaient leur valeur alors que dire des études ? Elles étaient sacrées surtout pour nous les filles qui avions cette chance inouie de poursuivre notre scolarité semée pourtant d’embuches,vous en savez quelque chose Mr SAHUT !Le souvenir que je garde de vous c’est surtout votre autorité et votre fermeté pour que le travail soit bien fait.Personne n’échappait à votre oeil de lynx toujours à la recherche d’un élève qui n’avait pas saisi tel théorème ou tel raisonnement mathématique.Vous accompagniez chacun de nous ,votre conscience professionnelle et votre amour pour ce noble métier était bien récompensés ,les résultats de fin d’année le confirmaient.L’école en ce temps là avait joué son rôle principal celui de préparer les hommes de demain ,malheureusement nous sommes maintenant confronté à un vrai dileme ,l’école pour tous mais inégalité des chances de réussite.

    Voir en ligne : http://www.miages-djebels.org

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  • Hmmage à Mr Jean-Louis SAHUT. De KHEMLICHE Salem 31 janvier 2009 00:02, par KHEMLICHE Salem

    Après avoir lu la 2ième partie du témoignage de Mr SAHUT , je ne pouvais pas livrer mes impressions, dans la mesure où, cet article a réveillé en moi, des souvenirs très intenses – comme à chaque, fois qu’on évoque ces années de collège, avec mes anciens camarades du CEG, d’ailleurs - . Personnellement, j’ai connu Mr SAHUT, pour l’avoir eu comme enseignant de Français en CM1, à l’école des garçons d’Azazga. C’est en 1968 - si mes souvenirs sont bons – que Mr SAHUT nous a enseigné le Français, les matinées et Mr DELCOUDERT, le calcul les après midi. Cependant, durant toutes mes années, passées au collège d’Azazga, de 1970 à 1973, je n’ai pas eu Mr SAHUT comme enseignant. En revanche, je me rappelle avoir eu en Maths, Mr COZ en 4e, Mr AMARA en 3e, Mme BERGER en Français et Mr BERNARDIN en Sciences Naturelles. Tous les enseignants Francophones de l’époque, ainsi que le Directeur Mr RABIA, incarnaient pour moi la rigueur, la discipline et la perfection. Pour illustrer cela, je me rappelle de Mr AMARA – qui a travaillé en équipe avec Mr SAHUT – qui, au début de l’année de 3e, nous a imposé dans toute démonstration de Maths, de partager la page verticalement en deux et d’écrire dans notre raisonnement, toute proposition mathématique dans la partie de gauche, accompagnée de sa justification dans la partie de droite. Je me rappelle également très bien, du regretté Mr HENRI BERNARDIN, qui s’est dévoué à la Science. Quand j’étais en 6e , alors que les Américains venaient de monter sur la lune, il consacrait 10mn au début de chaque cours, pour nous expliquer tout ce qui se passait. Internes que nous étions, je me souviens qu’il nous a appelés, plusieurs fois le soir, pour observer dans sa lunette astronomique, la lune ou des étoiles. Lors de ses déplacements à pied vers les Chalets, il prenait parfois un petit groupe d’élèves internes, – à la fin des heures de cours bien sûr - et tout le long du trajet, il n’arrêtait pas de parler sur tout ce qu’il voyait sur son passage : les plantes, les insectes, les roches… C’était une véritable bibliothèque de Sciences Naturelles ! Toutes ces bonnes choses, marquent chacun de nous à jamais. Par conséquent, je rends personnellement, un grand hommage, à tous les enseignants francophones, ainsi qu’au personnel administratif et d’encadrement du CEG d’Azazga, sans oublier le regretté (Da Moh) Mr RABIA. A Mr SAHUT, je dis que vous avez travaillé avec dévouement et vous pouvez être fier d’avoir accompli dignement votre mission de formateur et d’éducateur. Mille Merci !

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    • Hmmage à Mr Jean-Louis SAHUT. De KHEMLICHE Salem 30 août 2009 04:10, par allaf

      Salut Salem,je suis content de te lire,content de lire tous les anciens camarades du C.E.G. et tres content de lire M.SAHUT qui nous a replonge dans nos souvenirs encore vivaces.Les mots ne suffisent pas pour remercier ce noble professeur qui nous a rapproche cinquante ans apres.Decidement,un bienfaiteur ne s’arrete jamais !!! .mohandallaf@live.fr

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  • Bonjour M. Sahut,

    Quelle joie d’avoir de vos nouvelles. Mon nom est achour lacène, ancien élève et ancien maître d’internat au CEG . Vous étiez mon prof de maths certainement en 4e et probablement aussi en 3e ; Je me souviens également qu’en tant que pions moi et mon ami said habi , on avait habité une chambre voisine de vos appartements et de ceux de M.Coz. (Because Mister Coz que l’on disait à l’époque), M. et Mme Domerc étaient également nos voisins. C’était en 1971-1972 je crois. On avait gardé le contact un certain temps et on s’est revu ensuite une fois à Paris lors de mes études à l’université de Nice. Je possède encore aujourd’hui deux photos de vous. Je tiens à vous remercier (à travers vous tous les coopérants techniques français du CEG) de tout coeur pour tout ce que vous avez fait pour nous, petits Kabyles issus de familles très pauvres, ainsi que pour toute l’affection et le dévouement que vous avez donné à la Kabylie . C’est grâce à votre travail à vous que je suis personnelement aujourd’hui professeur d’informatique au Canada (Québec) au niveau supérieur. Merci encore.

    PS. Je serai honoré de reprendre contact avec vous dans la mesure du possible bien entendu.

    Achour lacène

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 27 juillet 2009 18:56, par Mohand amokrane ALLAF

      Quel plaisir de te retrouver mon cher maître Achour LAHCENE.Je suis vraiment ravi de te lire et te répondre par la même occasion.C’est vrai,j’ai decouvert le site en retard.Je ne sais pas si tu te rappelle du petit blondinet,le gaucher,le nouveau petit basketteur de l’année 1970,le jeune homme Mohand amokrane ALLAF ?en ce qui me conserne,je me rappelle bien de MM.Habbi,bireche,yahiaoui,bensaid,boukersi,Chekimi,etc,.... .Si ça te derrange pas,je voudrais bien ton adresse e mail.Par ailleurs,j’ai informe M.boukersi lakder de ton écrit et que tu vis donc au québec.félicitations pour ta grande réussite,ta simplicité,etc,... .Oui:un très grand monsieur physiquement et aussi d’esprit.Mohandallaf@live.fr

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  • En lisant votre témoignage sur votre séjour à Houra, Bouzeguène et Azazga et en découvrant les photos insérées , je ne puis retenir mon émotion.J’étais élève au CEG d’AZAZGA (1969-1973)ensuite au LYCEE(1973-1976), je ne peux oublier l’éducation et l’instruction que m’ont prodiguées mes professeurs et l’ensemble du personnel de ces deux établissements. Je citerai quelques uns :Mme JAUNET qui me serrait dans ses bras à chaque fois que je donnais une réponse juste à ses questions(quelle affection chez cette femme !),Mr BERNARDIN qui sacrifiait son temps et son argent pour réussir ses cours, Mr COZ dont la sagesse n’a pas d’égale, Mr SAHUT dont la rigueur est religion,Mr RABIA le directeur du CEG que je considèrerai ici comme étant le géniteur de la réussite scolaire des élèves de toute la région d’AZAZGA (ne mérite t-il pas q’un grand établissement scolaire de la région porte son nom ?)... et d’autres qui m’excuseront si je n’ai pas cité leurs noms. Je tiens aussi à rendre hommage à tous les élèves de ma génération pour qui le CEG était notre source de la découverte d’autres mentalités et de notre émancipation.Encore une fois mille remerciements à Mr SAHUT pour cette contribution de mémoire , d’ailleurs vous etes le bienvenu à Azazga , des milliers de bras vous seront ouverts. Vous pouvez me contacter ainsi que tous ceux qui sont passés par le CEG et le Lycée d’Azazga. Mr BAKOUCHE prof au lycée d’Azazga.

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  • Monsieur SAHUT , je ne sais comment vous remercier . En lisant votre article sur les régions de Bouzeguène et d’Azazga vous m’avez fait revivre les plus années de ma jeunesse , dure de part les conditions très humbles qu’on a vécues et tendres de part les espoirs et les rêves qu’on s’est permis grâce à votre dévouement et la qualité de votre enseignement. J’ai été un de vos élèves au CM1 (66/67) , au CM2 (67/68) à l’école de garçon d’Azazga et en 4é ( 70/71) au CEG .

    Ce sont des années qui ont marqué ma vie , et tout ce que vous nous avez inculqué en tant que connaissances m’a servi durant toute ma carrière et continuera à me servir pour le restant de ma vie.

    On ne peut pas oublié votre rigueur , votre sévérité et votre grande volonté et bonté qui nous ont amené à acquérir une grande partie de la richesse de la culture et de la langue française . Vous nous avez obligé à apprendre par cœur les mots expliqués en marge des textes du livre de français et à résoudre tous les exercices du fameux livre "1300 problèmes".

    Après les deux heures de cours d’arabe matinales ( 7h30-9h30) , vous nous attendez à la sortie de la salle pour nous emmener vers votre salle de cours située au fond de l’école pour nous assurer d’abord les cours de français jusqu’à midi. Vous obligiez les élèves qui ont le CEP ( certificat d’études primaires) à passer à revenir à midi et demi pour les cours de sciences et de géographie . A 13h30 , toute la classe reprend avec les exercices et les problèmes de mathématiques jusqu’au soir . Les horaires de sorties pour vous sont conditionnés par la tombée de la nuit. Dès fois vous libérez les filles et vous gardez encore pour une bonne petite demi heure les garçons. Grâce à ces efforts tous vos élèves ont admirablement réussi aux examens d’entrée en 6e et au CEP. Je vous est retrouvé en 4é ( 70/71) en tant que professeur de mathématiques , grâce à vous l’algèbre et la géométrie n’avaient de secret pour nous. D’ailleurs on s’est étonné de votre grande maitrise de la matière et la constance dans la qualité de votre pédagogie entre le primaire et le moyen.

    De toutes les façons nous ferons tout pour garder un lien avec ce site et de le faire connaitre à vos anciens élèves et collègues.

    Au revoir et à bientôt !

    Amokrane ARHAB

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  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 16 avril 2009 20:21, par Amokrane Sadoudi, 55ans, Géologue en retraite.

    Cela fait des années que je rêvais d’avoir des nouvelles de mes anciens profs du CEG d’Azazga, jusqu’au 13 /04 / 09, où le hasard m’orienta vers ce site merveilleux dans lequel je revois tout un passé .un passé où nous avions de vrais profs qui ont su nous transmettre un savoir très riche et méthodique en même temps. Mr Sahut, avant tout, mille fois merci d’avoir pensé à nous rapprocher les uns des autres 36 ans après votre regret embarquement sur El-Djazair vers Marseille. Vous étiez mon prof de maths dans ce précieux collège et votre méthode de nous enseigner cette matière est gravée a jamais dans ma mémoire et celle de tous mes camarades. J’oubliais par moments de manger quand j’ai entre mes mains l’un de ces trois livres : LEMANGE, LEMAILLARD et LEBOSSE. Pour les deux premiers livres, j’ai fait les exercices de A à Z et pour le dernier, j’en étais à moitié. De temps à autre vous faisiez monter un élève au tableau pour y écrire un exercice afin de le résoudre en classe , dès que celui-ci termina son écriture moi j’ai déjà retrouvé la solution dans mes brouillons que j’emportais toujours en classe avec moi. Ces derniers étaient classés par livre correspondant. Monsieur Sahut, a chaque fois vous vous étonniez de ma rapidité mais vous savez que ces exercices ont été fait ou bien en permanence (car j’étais interne) ou bien le week-end chez moi : je ne faisais que cela. On dirait que les mathématiques coulaient dans mes veines. Ah ! si seulement on pouvait revivre ce passé mielleux avec vous ainsi que MM. Coz, Bernardin et tout les autres qui nous ont beaucoup donné avec bien sûr l’inoubliable « Dda Moh » comme on l’appelait a l’époque. Quand on méritait une réflexion il commençait toujours par cette phrase : « Je vous avertit charitablement que si… » . Elle raisonne encore dans mes oreilles. Je me souviendrais aussi à jamais du calme qui régnait même dans la cour au moment où l’on entendait le grincement de vos chaussures sur le carrelage du hall quand vous descendiez de chez vous. A ce moment la, on pouvait entendre même une mouche voler : le respect était total. Amokrane Sadoudi te remercie Ali Boudjellil et rejoint ton souhait qui est celui de vouloir faire lire a tous le récit de monsieur Sahut ainsi que les nombreux témoignages des anciens camarades du CEG lequel, a malheureusement disparu cette année. A travers cet espace, je tiens aussi a remercier M. et Mme Joseph, M. et Mme Maréchal , Mme Berger , Mme Baudin et je souhaite qu’ils soient tous encore de ce monde. A tous ces profs, je dirais : soyez fiers. Vous nous aviez transmis un grand savoir qui a permis a la majorité de nous d’aller loin dans nos études tels que M. Lahcene Achour qui enseigne au Québec, M. Laimèche Rabah actuellement en France avec son doctorat en Génie Mécanique, M. Sadi Amar, lui aussi je crois avec son doctorat en maths et d’autres qui, eux aussi on percé Chacun dans sa branche. Ils sont d’ailleurs un peu partout dans le monde.

    Mille fois merci M. Sahut. Je vous souhaite une très bonne santé et une longue vie qui vous conduira un jour droit vers Azazga où de nombreux de vos anciens élèves auront l’honneur de vous accueillir. Ce jour là, je vous assure, sera une grande fête.

    Amokrane Sadoudi, 55ans, Géologue en retraite.

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  • Je vous salut MONSIEUR. Je ne peux oublier le bruit de vos souliers (maron). Je n’etais pas votre eleve mais nous aimions bien. Par contre j’ai un (autre grand MAITRE) Monsieur DELCOUDERC que j’embrasse tres fort.

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 7 octobre 2009 13:39, par Josiane JOSEPH et son mari, Pierre

      Trop d’émotions à la lecture de ces témoignages !

      Trop de souvenirs heureux !

      Je ne trouverai pas les mots pour dire combien nous parlons souvent de cette période de notre vie : l’attachement que nous avons encore pour nos anciens élèves, un souvenir ému en pensant à Mr Rabia, à nos anciens collègues, à Mr Chérif, à tonton Haddar comme disaient nos filles !

      Les repas pris aux touristes !

      Et ces photos qui rendent ces souvenirs si intenses ! Et cette magnifique Kabylie !

      Merci ! Merci ! Merci d’avoir permis cela par cet émouvant témoignage !

      Avec tout notre affectueux souvenir !

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 29 octobre 2009 15:48, par SADOUDI AMOKRANE ?retraité

        Eh oui !37 ans apres et voilà Que Mr SAHUT nous rapproche encore de plus en plus les uns des autres.Quelles émotion !.Mme JOSEPH se souiviendra peut étre de SADOUDI Amokrane qui était son élève je crois en classe de 3éme en maths.Un jour d’ailleurs,je ne sais qui avait osé vous envoyer une lettre ridicule(....)vous ezxigeant à refaire la compos de maths sinon....Tous les internes avaient eu une sueure froide au dortoire quand les maitres d’internat cherchaient des volontaires parmi nous pour rechercher vos petites fille.Heureusement que ce n’était qu’une fausse alerte.Vous vous en souvenez Madame ? elles étaient chez l’inspecteur Cherif.Mme Joseph,sachez que nous évoquons pleins de souvenirs entre nous à chaque fois que nouS nous rencontrons entre anciens du CEG.Nous ne cessons de comparer l’enseignement de l’époque à celui d’aujourd’hui.Votre mission mission a été accomplie d’une façon exemplaire,je vous assure.Ceci dit,SADOUDI AMOKRANE vous souhaite une longue et heureuse vie à vous ainsi qu’à votre petite famille.

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 29 septembre 2010 21:44, par dahoumane ahcene

        C’est vrai que c’est trop d’émotions.Je ne sais meme pas par quoi commencer ni comment le dire tellement le paroxysme a été atteint en voyant votre nom a la lecture de ce temoignage. Tout simplement je dirai que je suis heureux de vous savoir en bonne sante et a travers vos ecrits j’ai retrouvé votre perspicacite et l’application que vous mettiez pour nous enseigner vous les mathematiques en classe de troisieme(preparation du fameux BEGqui nous ouvrait la port du lycée) et votre mari Mr pierre Joseph , le français .Je suis un de vos eleves .je m’appelle Dahoumane Ahcene du village de Cheurfa.Me concernant , j’ai fait des etudes de medecine (specialiste en epidemiologie )et exerce actuellement au sein de la direction de la santé de la Wilaya (departement) de Boumerdes. Cela me ferai enormement plaisir de recevoir de vos nouvelles .Recevez mes salutations

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 8 décembre 2010 20:22, par Boudjema Younès Chaouche

        Par Boudjema Younès Chaouche " 8 Décembre 2010"

        Permettez moi, Madame et Monsieur Joseph de rendre hommage à Monsieur Claude Grandjaques pour son travail, et à travers lui,vous,Monsieur Sahut,Madame et Monsieur Maréchal,Monsieur Bernardin,Monsieur Coz, et à tous ces enseignants du CEG d’Azazga des années 1960,qui au sortir d’une guerre ont fait le choix de rester ou de s’installer en Kabylie.

        S’agissant du CEG d’Azazga,ce temple du savoir,où j’ai eu l’insigne honneur d’avoir été un de vos élèves,de Monsieur Sahut " Mathématiques",de Madame Maréchal "Langue française" auxquels vous avez succédé en classe de troisième.

        M’était il possible de retenir ces larmes d’émotion et de plaisir en lisant pour la première fois le récit de Monsieur Sahut ainsi que votre message ?

        De vous tous nous avons gardé d’excellents souvenirs,avec parfois de belles anecdotes,Monsieur Bernardin,lors des sorties sur le terrain pour ramasser des roches pour les cours de géologie.

        Vous avez donné des bases,ô combien nécessaires pour des cursus scolaires de petits kabyles, de conditions modestes dont certains sont orphelins de guerre.

        Je salue par ailleurs tous ces anciens élèves qui vous ont fait des témoignages.

        Boudjema Younès Chaouche Ancien élève de l’IEP ex Sciences. Po Paris 3ième cycle.

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    • EL HOCINE AREZKI me dit quelque chose . te souviens tu d’un certain SARNI qui a fait les mêmes classes avec toi et AGGOUN MOHAMED de 6ème à 3ème . Si c’est le cas je te prie de prendre contact avec moi , ça me fera énormément plaisir . Mon émail : sarnimoh@yahoo.fr

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    • salut el hocine moi je te reconnais et on s est pour la derniere fois a dellys il ya quelques annees

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  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 8 octobre 2009 16:47, par Par : Mohand Boutlendj

    Bonjour Mr Sahut,

    Je viens juste de découvrir ces pages innoubliables.

    Merci d’avoir relaté le film de vos longues années a Azazga. Toutes les images nous ont ému et la bobine du film a commencé a tourner dans nos tetes. Je me souviens de vous comme étant matinal et toujours impeccable comme d’ailleurs votre 404. Bien rasé et bien habillé, vous passiez toujours le matin, autour de 30 minutes, pour nettoyer votre voiture pendant qe le moteur est resté allumé.

    La qualité du directeur Da moh,(sans oublier la discipline de Mr Hamid Haddar), des enseignants et de l’enseignement qu’ils ont prodigué a fait du CEG d’Azazga un lieu d’éducation par excellence a l’echelle nationale avec un niveau équivalent au niveau francais de l’époque.

    La vie fut simple mais très agréable. On vivait comme en famille : Dans les classes, pendant les interminables marches circulaires dans la cour et le soir, au dortoir ! Un souvenir qui m’a toujours fait sourir est la lecon de science avec Mr Bernardin - Sujet : CORPS HUMAIN. On arrive au labo le matin et on devine que le mannequin en plastique couvert de feuilles blanches de papier, était en fait un homme nu. Toute la classe ne pouvait s’empecher de rire. Le brouhaha a continué pendant 10 minutes et le pauvre Mr Bernardin ne savais a quel saint se vouer car la classe était mixte. Il ne savait pas quelle serait la réaction des filles. Alors is réflechissait a la meilleure méthode qui ne sera pas choquante quand la nudité de son etre humain serait révélée. Après maintes hésitations in a devétu "L’etre humain" feuille par feuille. Mais en arrivant autour de la ceinture, il a un peu hésité. Soudain il souleve rapidement la feuille de papier qui a couvert la dernière frontière de "l’etre humain" mais l’a remise très vite. Cela a déclanché un fou-rire collectif qui a duré plus de 10 minutes. En pleine panique Mr Bernardin a tourné la face du mannequin contre le tableau. Le problème est que maintenant, le coté opposé de "l’etre humain", complètement nu se retrouve face a face avec les élèves ! ce qui a prolongé davantage le fou-rire. Mr Bernardin a finalement decidé de ranger son "etre humain" dans l’armoire. Pour terminer il a lancé : "Ils se taisent maintenant" "Ce n’est qu’une lecon de science" ! Mr Bernadin a toujour parlé a l’impersonnel.

    Longue vie et portez vous tous bien.

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 5 novembre 2009 17:32, par SADOUDI AMOKRANE.AZAZGA

      Tu as toujours été un humouriste et à travers ton témoignage,je vois que tu n’as toujours pas changé.Mohand,je t’ai connu il y a 40 ans(1969)et,à l’époque,j’avais une année de plus que toi C.A.D moi en 5ème et toi en 6ème.Nous étions interne comme une seule famille d’ailleurs.A tous nos anciens profs,disons leur que vous nous avez prodigué un trés grand savoir à tout point de vue :éducation,discipline,civisme....Ah si seulement on peut remonter le temps !. Je me rapelle qu’un jour Mr BERNARDIN a fait venir un prof de sciences et nous a réunis dans le réfectoire pour nous montrer les armes de chasse de la préhistoire(flèches en silex).Un des élèves avait demandé à ce prof invité(un français) de lui laisser un échantillon jusqu’au lendemain je crois et sa réponse était en kabyle:lamane bwinte woimane. Ceci dit,Mr BERNARDIN faisait tout pour notre réussite.Il utilisait ces piéces de monnaie comme poids pour les balances qu’il fabriquait lui mème:quelle volonté pour ce grand Mr !Et pour tous les autres profs d’ailleurs.ENn résumé,pour moi ce site est un trésors.Cher Mohand,je suis passé te voir chez toi à 2 reprises et tu n’etais pas chez toi.c l’été passé .une autre fois inchallah.

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 23 décembre 2010 18:11, par Mohand Boutlendj

        Je voudrai prendre cette opportunité, en cette fin d’année, pour souhaiter a toutes les personnes de ce forum ainsi qu’aux anciens professeurs et éleves du CEG et du Lycée d’azazga, une heureuse année pleine de bonne santé, d’espoir et de jours meilleurs.

        Amokrane, C’etait avec un tres grand plaisir qu’on s’est revu l’été passé a Azazga. Le regroupement des anciens etait merveilleux.

        Portez vous tous bien.

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        • A mon tour,je souhaite a tous les anciens du CEG d’AZAZGA,une bonne et heureuse a&nnée,pleine de bonne santé et de joie de vivre.Mohand,sache que nos rencontres au bureau etaient trop courtes et,j’espere que l’été prochain rassemblera beaucoup plus d’amis.Je profite aussi de cet espace pour porter à la connaissance de tous les amis que j’ai appelé aujourd’hui méme Mr J.L.S pour lui demander s’il accepterai une interviw par une chaine de tel berbere.Sa réponse est:je prefere la discretion.

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  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 15 novembre 2009 23:33, par MEFTAH Lahcène Prof de collège à Yakouren

    Je m’adresse à toutes les personnes qui ont répondu au témoignage de Mr Sahut jean louis. Je les remercie un par un. AZZOUG – les jeunes de HOURA – CHALA- SADOUDI – PAJOT –AZZAM- DJADI- BALEH- BOUDJELIL- HANADALA- LARABI- AIT AIDER- B.YAMINA- KHEMLICHE - LAHCENE- BAKOUCHE- ARHAB- AL HOUCINE- ALLAF MED Amokrane (dit bobby moore) BOUTELENDJ Chers amis camarades : J’avais fréquenté le CEG d’Azazga à de 1967 à 1971 en qualité d’interne dans les classes suivantes 6e b -5e b -4e b-3e b2 car il y’avait 03 classes de 3eme B1- B2 B3 en 1971. Je ne vous cache pas la vérité qui m’a poussé à entamer des recherches pour d’éventuelles retrouvailles avec les anciens coopérants du CEG. L’émission de la chaine TF1 intitulée perdu de vue animée Par Jacques Pradel était le début de l’aventure. J’avais tapé à toutes les portes TF1 académie- centre culturel français - ambassade de France - secrétariat d’état à la coopération, l’association générale et professionnelle de coopérants culturels et techniques située à la cité Lavigerie d’el Harrach en relation avec le syndicat français la CFDT et enfin les archives du CEG d’Azazga. D’autre élèves avaient aussi la nostalgie de cette époque m’ont aidé dans les recherches Mr AMARA Ferhat d’Ihatousseme et Mr KESSI EL yazid de Ait ferrache (Bouzeguene). Après des années j’avais retrouvé Mr pierre Joseph et Josiane Joseph en Lorraine M Sahut Jean Louis en Auvergne Mr Coz Denis en Bretagne Mme Maréchal Colette dans le Jura Mm Bodin dans le centre (Allier) Mr Jean Claude Lamperti dans les Ardennes Mr Gouny André en Provence Mr Askari Riyad à Blida. Je remercie le maire d’Ingwiller ( Bas Rhin) et celui de B.l’Archambault (Allier) qui ont transmis mon courrier .Mr Boudjelil appelait cette époque les années du CEG ; pour moi c’était les années lumière ou la renaissance car la misère, la malvie, l’ignorance sévissaient encore dans tous les villages de Kabylie. Je commençais à entretenir des relations avec tous ces coopérants soit par lettres postales soit par internet (20 lettres de la part de M sahut J L) je commençais à informer les ancien élèves de la région de ces merveilleuses retrouvailles. Un grand nombre d’anciens profs nom cités dans les réponses des un et des autres élèves ont exercé dans la région Mr BODIN YANNIK – BERNARDIN HENRI – CHAMPY GUY – COZ DENIS- DELCOUDERC XAVIER – DOMERC CLAUDE – FORTIN EMILE- LACOSTE JEAN CLAUDE - MARECHAL ALAIN – SAHUT JL – SUPIOT JEAN M- TORRE JEAN CHARLES- CAVITTE ANNE MARIE- CHAMPY ANICK – DOMERC CHRISTIANE- FORTIN NICOLE – HERMISILLA YVETTE – LACOSTE MICHELE - MARECHAL COLETTE – TOUAMI MONIQUE – AMARA MOURAD – MM KACI CHAOUCH – M ET MM BERGER – MR BEAUPERE – MR PIERRE ROUCHIOUX – BELABBES MENGUELTI- BRAHIMI LARBI- JC SERVAIS – MME GIRAUD MR PEJOAN – JJ GALLAND – J LUBRANO – GARCIA – BESSON . Le témoignage de Mr sahut J.L à crevé l’abcès c’est une véritable révolution pour toute une génération depuis 1958 jusque à 1973 c’est-à-dire après 51 ans de silence. Nous devons chers amis remercier Mr Claude Grand jaques, cet officier de la SAS qui était venu pour un pèlerinage à Bouzeguene il ya quelques années, il avait pris son repas de midi chez Mr Boukais said dans son restaurant à Azazga. C’est ce Monsieur qui à conseillé Mr Sahut pour qu’ ‘il rédige ce témoignage sur son site internet. Voici un extrait d’une lettre de Mr Sahut : J’ai mis mes souvenirs d’Algérie sur le site de Mr Claude Grandjacquies qui était le Chef de la SAS (section administrative spécialisée) de bouzeguéne dans les année 1960-1961 et que j’ai rencontré à l’époque où j’étais encore à l’école de Houra il m’a dit « ce serait bien de mettre ton témoignage sur internet et comme cela les anciens élèves d’Algérie pourraient le lire et te répondre. Pour ma part je me suis mis à l’ordinateur il y a à peine 5 mois. Jamais je n’aurai pensé faire cela à mon âge 70 ans car comme dit le proverbe : il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Je retrace quelques qualités de ces coopérants : 1) - Mme Josiane Joseph prof de maths en 3e nous a quitté pour aller accoucher en France après avoir composé ; les doubles feuilles des élèves étaient emballées dans un colis, puis envoyées en France, corrigées dans une clinique. Après renvoi des copies Mr Haddar Hamid surveillant général avait procédé à la correction de la composition et à la remise des copies. 2) - Mme Maréchal Colette prof de français en classe de 5e terminait la séance de cours à 11h 55mn, pendant les 5 mn restantes elle nous donnait 4 verbes à conjuguer et chaque rangée a son verbe. Celui qui répond d’une façon juste pouvait ranger ses affaires et les autres continuent de réfléchir jusque à 12h 15mn (mise en rang pour le réfectoire). En Février 2007 Mme Maréchal était venue passer quelques jours à Azazga et je l’avais rappelée de cette séance de 5mn de travail elle m’avait dit que la conjugaison donnait de l’appétit à midi. 3) - en classe de 6e j’avais obtenu le prix de sciences naturelles, on me donnait un livre de Théophile Gautier « le capitaine Fracasse sur la première page (couverture) il y avait : ce livre vous est offert par les forestiers espérant qu’un jour tu appartiendras à cette grande et intéressante famille l’ingénieur des aux et forêts Mr Cavitte, c’était le mari de Mme Cavitte prof de sciences naturelles. 4) - un après midi Mr Bernardin nous a donné moi et Haddag Hand (Ait Bouada) un travail très simple dans la salle N°1 de l’étage il s’agit de confectionner des boites en carton avec des lettres. Elles serviront pour la composition de géologie dont voici le sujet : Lundi 19/01/1970 classe 4°B Boite : G. Nommez les produits de cette boite : Réponse : plomb –Quartz – Domite- Argile – Granite – Ponce – Silex – Sulfate de cuivre – Basalte – Mazout – Micaschiste. 5) - qui ne se souvient pas des interrogations écrites de 15 mn avec Mr JL Sahut : 11h 45 – 12h, question : Deux droites parallèles coupées par une sécante, Démontrer que deux angles alternes internes sont égaux. 6) - qui ne se souvient pas du prof de Math Amara Mourad qui avait les classes de 3°A et 3°B en 1969 .Il avait quitté le CEG en 1973 pour devenir directeur à Maillot (Bouira) après confection des emplois de temps Maths il avait réservé une classe pour lui dans le but de ne pas oublier son métier de professeur. Je rends un grand hommage à ce Monsieur que j’avais rencontré en 1977 à l’école normale supérieur de Kouba et actuellement retraité. 7) - dans les salles de classes du rez-de-chaussée Mr Sahut accrochait sur les murs trois grandes feuilles cartonnées qui montraient la position relative d’une droite et d’un cercle 8) - pendant toute la séance Mr Coz ne Lachait pas sa cigarette et sur l’expression algébrique il disait : j’applique la distributivité je chasse les parenthèses, j’applique la règle des signes – je réduis les termes semblables – j’ordonne le résultat : Mr Coz corrigeait avec le stylo vert (regardez vos copies car les miennes existent encore). 9) - en classe de 4° on avait fait une dictée avec Mme Maréchal dont le titre était la ville indigène à Colombo de Francis de Croisset, la majorité de la classe avait entre 10 et 20 fautes (moi j’avais 10 fautes ¼). Après correction de cette dictée, cette dernière a été refaite sur une copie et j’avais 2 fautes ½, il y avait beaucoup de mots difficiles comme éparpillés – jungle – voûte – dôme – indigo – bariolées – béante – frêles – colonnades – baille – théâtre –natte – accroupi –millénaire – caste –rite –rituelle – prosterne. Sur cette dicté voici un extrait d’une lettre de Mme Maréchal Je suis contente de me remémorer tous les beaux souvenirs scolaires de cette époque. La dictée de 4° était de très haut niveau et aucun élève de 3° ne la réussirait aujourd’hui. Ce temps d’enseignement est à présent terminé. Qui ne se souvient pas de cette matinée de 1970 endeuillée par la mort du grand chef ’état Egyptien Gamal Abdel Nasser à 10h, nous étions tous figés dans la cour et le prof d’arabe Abdelwahab récitait l’oraison funèbre : c’était émouvant Qui ne se souvient pas de ces algériades dans la cour du CEG dirigées par Mr ZAIDAT Meziane prof de gymnastique (appellation de l’époque voir vos bulletins) du haut de la terrasse des salles. Après quelques jours et à 3h du matin tous les élèves surtout les internes étaient transportés par les car d’oumnia Hadj Arezki ( Tizi-Rached ) et ceux d’Amrouche Frères (Mekla) vers les plages de Mlata (Azefoun) pour accueillir le prestigieux président Houari Boumediene avec ce slogan « Bienvenu et longue vie » écrit par des élèves accroupis têtes contre terre ; moi j’occupais la lettre L. Chers amis il y avait beaucoup d’élèves de cette généreuse génération qui étaient victimes d’une arabisation forcée dont le ministre était Ahmed Taleb el Ibrahimi. Dépourvus de volonté, de documents, d’enseignants de qualité plusieurs élèves avaient raté leurs objectifs lointains. Je remercie Mr Sahut JL ainsi que Mr Ait Aider Omar d’avoir apporté des témoignages sur les dégâts imposés par cette malheureuse et dramatique expérience. Un élève bilingue devenu malgré lui arabisé a rédigé en pleine étude ce poème pendant que les autres faisaient leur travail scolaire.

    • on demande maintes fois la trêve
    • Auprès des professeurs de fèves (égyptiens)
    • De bien vouloir, nous expliquer les cours
    • Sinon il vaut mieux rester dans la cour
    • Pour quelles raisons nous arabiser
    • Nous étions pourtant excellents en français
    • Mais après le beau temps la pluie
    • Prétendant être nos chers amis
    • Ces professeurs aux faces de crabes
    • Ne cessent de flatter leur arabe Je coupe ce poème très long et je rends un grand hommage à l’auteur qui vit maintenant en France. Au lycée il y avait la classe de TSA (Terminale sciences Arabisées) et Ait Larbi Md arezki disait : Terminale Sans Avenir. Chers amis, on ne peux pas oublier la mission des élèves (sérieux – travail – résultats) on était tous armés d’une farouche volonté pour apprendre. En classe de 5° on savait beaucoup de choses sur l’Amérique Anglo saxonne et l’Amérique latine mieux que les peuples qui habitaient ce continent. Voici un extrait d’une lettre de Mme Maréchal Colette Je sens que les années de collège ont beaucoup marqué les élèves et les coopérants. Nous qui étions jeunes enseignants, nous essayions de faire pour le mieux et nous avons eu la chance de rencontrer des élèves travailleurs, curieux et tellement sages. Que dire des enfants de nos jours. Les profs sont ils assez exigeants et motivés ? On peut se le demander. Voici un extrait d’une lettre de monsieur Sahut JL : les élèves de l’époque du CEG travaillaient sérieusement ; ils donnaient satisfaction à leurs profs. Aujourd’hui les temps ont bien changé et ce sont les élèves qui frappent leurs profs. Quelle époque enfin si monsieur RABIA voyait cela. Il ne s’en remettrait pas. Voici un extrait d’une lettre de Pierre Joseph (prof de français et belles lettres) Nous (moi et ma femme) avons été passionnés par l’acte d’enseigner et en particulier à Azazga (CEG et Lycée Chihani Bachir) car nous découvrions la sympathie, l’amitié, la sobriété chez les élèves. Il y avait une relation beaucoup plus forte qu’avec des élèves Français et vous aviez une envie d’apprendre supérieur à eux.

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  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 15 novembre 2009 23:38, par MEFTAH Lahcène Prof de collège à Yakouren

    Je vous rends un grand hommage aux meilleurs élèves du CEG il y avait un début de sélection pour les meilleurs et les surdoués en maths. Ils étaient orientés sauf cas de désistement vers le lycée techniques d’état de Dellys. Pour préparer le bac technique qui servirait a préparer tous les diplômes d’ingénieurs à l’université dans les écoles spécialisées en Algérie et des bourses d’études à l’étranger. Quitter la région pour aller à Dellys est un vrai exil et les communes maritimes étaient pour nous la côte d’Azur. Les études étaient difficiles avec en plus le dessin industriel et le travail d’atelier. À cette époque le lycée était une véritable école des arts et métiers. Actuellement les lycées techniques sont des centres de formation et l’enseignement technique n’existe plus. L’obstacle le plus difficile était le trousseau de l’internat qui ressemblait à un trousseau de mariée. Beaucoup d’élèves avaient des difficultés et n’avaient pu rejoindre cette prestigieuse école. Il y avait aussi les traditions du lycée difficile à vivre pour les bleus c’est-à-dire les nouveaux. C’est un bizutage du premier degré et je vous donne un exemple : un élève de terminale donne à un élève de seconde une allumette et lui demande de calculer le périmètre de la cour ; on vous confisque la cuillère pour manger avec les mains mais à la fin de l’année ils obtenaient tous le BAC. On ne peux pas oublier cette bande de cerveaux El Hocine Arzezki, Agoun Mouhand, Mouaici Hamza , Meghzi Ahmed , Boudeja Mehenna, Laarabi Mohand , Yousnadj Ali, Haddag Hand, Rejdal Kaci, et Boualem, Handalla, Mohand Amokrane ,Djadi Tahar, Achir Salah, Azzoug Yazid, Aouimer Ali, Cheref Madjid, Mouali H, Mohelbi T, Cheurfa Ali, Benouala C, Aider Said, Kessal Salem, Souati M , Tazrout ML, Kecili Youcef, Aourane Mehenna, Ouadi Amar, Sadi Ali( dit Ali Mouh) de ma class et des Aghribs qui dormait avec le livre de math le Bossé. Il y avait un élève interne venu de la région arabophone de Bouira, il s’appelait Seghir ; il a tenté d’apprendre le dictionnaire (les vingt premiers mots de chaque lettre de AàZ) il était un grand bosseur et bûcheur mais il ne pouvait pas payer les frais de la cantine ; les profs de sa classe ont procédé a une quête pour lui payer sa bourse. Il y’ avait aussi un certain Habbi Said originaire du village Ait Mesbah ( Beni Douala) ; on pouvait l’appeler l’enfant de l’internat, il était démuni comme tous les autres mais il était aimé par tout le monde. L’administration, les maitres d’internat, les profs le prenaient en charge : coupe des cheveux, vêtements – cahiers – livres –voyages des congés scolaires. C’était un grand basketteur il avait la chance de devenir maitre d’internat par la suite. Deux amis à lui Mr Boukais Md et Baleh Ahcéne veulent coûte que coûte le retrouver. Grâce à Mr Pierre Joseph Plusieurs élèves découvraient le goût de la lecture, de l’écriture du cinéma et du théâtre ; Mr Ait Aider Omar disait : Ecrire ce besoin d’écrire, je l’avais toujours porté en moi, Mr Amara Ferhat disait que c’est grâce à Mr Joseph que j’ai découvert toute la richesse de la littérature française et universelle .Il aimait aussi l’écrivain Mouloud Feraoun, dont un de ses livres avec une photo du CEG se trouve toujours prés de sa veilleuse en Meurthe et Moselle. Voici un extrait d’une lettre de Mr Pierre Joseph : ayant découvert la philosophie et les œuvres des philosophes à l’âge de 16 ans en entrant à l’école normale de Nancy. J’ai immédiatement compris que cela m’ouvrait une dimension fondamentale de l’existence de curiosité, de réflexion, de conscience. J’ai apprécié en Kabylie la proximité de la sagesse des anciens et j’aime bien les belles formules sages qui indiquent comment vivre bien dont voici une : celui qui lit a mille vies, celui qui ne lit pas n’a qu’une existence. Qui ne se souvient pas de son riche programme gravé dans la mémoire de tous les élèves qu’il avait en clase de 3° et 2° (seconde) le Tartuffe de Molière – les lettres persanes de Montesquieu – les contemplations de Victor Hugo (Demain dés l’aube – feuilles d’automne, A Villequier )- Germinal d’Emile Zola, des textes d’André Gide – de François Mauriac- la littérature doit embellir la réalité de Georges Sand – le classicisme – le romantisme le réalisme- Claude Bernard la méthode expérimentale, en passant par un dialogue entre la langue française et langue arabe qui se disputent la place en Algérie (extrait d’El Moudjahid) L’art utile et l’art pour l’art de Théophile Gautier. L’albatros, les fleurs du mal de Charles Baudelaire. La poésie moderne d’Arthur Rimbaud – (les assis). Pour un art socialiste de Nourddine Boukrouh. Le Veil homme et la mer d’Hemingway. La littérature socialiste de B Brecht – l’affiche rouge de Louis Aragon (mis en musique et chanté par Léo Ferré) les méditations d’Alphonse de Lamartine (l’isolement). Voici un devoir de dissertation : une école qu’on ouvre est une prison qu’on ferme : Victor –Hugo. Dissertez. Ait Larbi Md Arezki a marqué cette époque : c’était un grand élève par sa taille ; c’était un élève grand par son génie dans toutes les matières. Il s’est inspiré de Mr Joseph pour écrire des dissertations de plusieurs pages. Il était le véritable rédacteur en chef du journal « ESPOIRS » du lycée Chihani avec d’autres élèves Mahidine Ahmed – (de ma classe 3b2) Gacem – Gouadfel – Taguemount – Ramdane chérif el Hocine (de ma classe) dit Blek le Rock car il lisait la série Akim – Zembla – Kiwi- Mustang partout dans la cour, en étude, en classe, au dortoir. De 1963 à 1975 les filles en général n’avaient pas de chance pour fréquenter l’école et réussir dans la vie. Notre camarade B. yamina disait que les études étaient sacrées pour les filles ; je lui dis ceci : il n’y avait pas beaucoup de filles presque un dixième de la classe 2 en 3B1 3en 3B2 – 2en 3B3 les filles des villages admises en 6° sont restées à la maison faute d’internat, le mode de vie, les traditions familiales, les moyens financiers, la résidence, les tabous défavorisaient l’instruction des filles. Sur toutes les photos de classes de Mr Sahut 3°A -3°B °4A-4°B-4°C-5°C il n’y a aucune fille ça veut dire que les embuches existaient. Aujourd’hui l’école fonctionne grâce aux filles, les effectifs, les résultats (BEM-BAC) et le personnel féminin et moi ça me fait plaisir. On ne peut pas oublier un élève qui était toujours à côté des pauvres Mr Boudriche Arab dit Laalav de Beni Douala qui aimait la vie, les études l’ambiance et les blagues. Il détestait la Hogra et à chaque cas d’injustice il intervenait d’une façon révoltée. Un jour il disait au surveillant général : vous n’avez pas le droit de supprimer le gouter, certes vous trouvez du pain jeté un peu partout, mais vous n’avez jamais trouvé des morceaux de chocolat ou de fromage jetés. On ne peut pas oublier Mr SAHI Arezki le secrétaire du directeur installé depuis 1967 au CEG jusque à la retraite. IL a tout donné et aidé les élèves surtout les internes en leurs offrant des livres sous peine d’être renvoyés chez eux dans des régions éloignées sans sous, ni transport. Un autre deuil avait frappé le CEG en 1969 ; un certain élève de Beni Douala, Kacimi qui n’a pas été pris en charge médicalement était mort par méningite. Mr Rabia avait demandé aux profs véhiculés de se rendre à l’enterrement. Mr Zaidat Meziane – Mr Sahut- Mr COZ étaient présents au cimetière. Mr Rabia arrive au CEG avec sa 403 à 7h 30 mn, il ouvrait toutes les portes et lisait le journal le Monde (il y’avait 3 personnes à Azazga qui lisaient ce journal à cette époque. Après le bruit de la sonnerie il sortait de la voiture et commençait à faire des vas et viens dans le grand couloir et gars à la classe qui se trouvera la dernière dans la cour, car le prof concerné sera humilié devant tout le monde. Une fois Mr Bernardin Henri a payé les frais de son retard. En classe il nous disait : dans la vie professionnelle on peut se permettre quelques minutes de retard Mr le directeur. Il y avait aussi une personne très sobre et ponctuelle, c’était Mr Kessal Mhand, le magasinier du CEG. Il était rationnel et il détestait le gaspillage du pain. A la veille des vacances scolaires Ait Larbi écrivait ceci : Oh ! Mhand de mon cœur ; qui sourit comme une fleur. Tu es très content car demain nous partons. Tu es un grand géomètre, tu découpes le pain au millimètre. Au début d’une année, les coopérants avaient choisi des horaires convenant à leurs emplois du temps hebdomadaire à l’exception de Mr Zaidat prof d’EPS. Le surveillant général avisait Mr Rabia dans son bureau de cette affaire d’horaire. Furieux, Mr Rabia se dirigeait vers la salle des professeurs en disant que vos emplois du temps seront refaits car vous n’avez pas pris en considération la gymnastique. Lorsqu’on se souvient de ces années du CEG on doit impérativement s’intéresser à la communauté interne c’est-à-dire les élèves internes qui étaient triple des externes. On découvrait beaucoup de choses après le travail scolaire ; le repas au réfectoire, l’étude du soir, le dortoir, le weekend surtout les consignés du weekend. Il y’ avait de la curiosité dans les repas. On ne connaissait pas le riz jaune – les boulettes à l’ail – le flan à la vanille – la raie, le goûter, les bains douche chez BAHA au centre ville. Parmi ces élèves internes il y avait des groupes de toutes les régions qui aimaient toutes les activités. Moi, je fréquentais les élèves des Aghribs pour les raison suivantes : ils étaient sympathiques et aimables, ils étaient excellents dans les résultats scolaires et surtout ils étaient fans de Cherif Kheddan, ils chantaient toutes les chansons de ce grand chanteur, et moi avec le temps j’admire aussi Cherif Kheddam, n’est ce pas Mr Ait Aider Omar le grand fan. Il y’avait aussi les maitres d’internat qui veillaient jour et nuit pour la réussite de cette ruche 24 h sur 24h. Les châtiments corporels étaient autorisés pour un rien vous risquer 4 à 6 gifles même 10, je vais citer Adjemout Rabah le paresseux et grand Basketteur, Hamedi le grand bosseur, Berkane aux maigres doigts , Chehab le fanfaron, Sahouli Tahar le méticuleux Selhi Hocine qui soulevait avec un Bâton les draps pour interdire le pantalon au coucher, Bessoul , Boumaza qui réclamaient le silence dans les études, Rabia Rachid le silencieux, Rami Md said le fatigué , Haddar Hamid et Kaci Chaouch que les élèves redoutaient le plus . Ahcéne Ounas qui peut vous casser la mâchoire avec ses mains car en tant que joueur à la JSA il avait brisé d’un tir la barre transversale en bois dans le stade de Bouira . Deux personnes actuellement décédées ont été les premiers précurseurs à instaurer les assises de l’école à Azazga, juste après l’indépendance. Il s’agit de Mr Rabia Mohand et Bouadi Said ; ils avaient géré d’une main de fer le CEG et le C.E.N.T en instaurant un climat de travail, de sérieux, de discipline et de rigueur. C’était deux personnages qui n’avaient aucune complaisance envers tous les enseignants pour qu’ils fassent sérieusement leur travail et les résultats de fin d’année le prouvent. Je rejoins l’idée de mon ami Bakouche Djaffar PES au Lycée qui suggère ceci : est ce que Mr Rabia Md ne mérite t-il pas qu’une école dans la commune porte son nom. Quant à moi j’interpelle les institutions les associations concernées ainsi que Mr Arhab Mohand premier adjoint au maire d’Azazga lui qui est membre de la famille de l’éducation de ménager ses efforts pour que deux prochains établissements scolaires de la daïra d’Azazga porteront les noms de Mr Rabia Md et Bouadi Said . Chers amis, le CEG a une histoire j’ai essayé de retracer les événements que j’avais vécu avec vous, la vie réserve des surprises ; la retraite, la santé, la vieillesse, la mort nous attendent à chaque virage. Je vous demande tous une seule chose, c’est simple et c’est gratuit, essayons d’organiser une rencontre dans une salle des fêtes à Azazga car le CEG est trop petit pour nous accueillir. Chers amis je vous embrasse bien fort. Meftah Lahcène CEM Base 3 de yakouren 15365 Lahcène_meftah@yahoo.fr

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 19 novembre 2009 19:51, par Mohand Amokrane HANDALA

      Ahcène, tu nous a replongés encore une fois dans ces merveilleuses "années CEG". Tu as une mémoire d’éléphant, tu étais aussi un très bon élève. Nous avons fait, avant le CEG, le primaire ensemble à Ait-Bouada. Nous te connaissons aussi pour tes multiples voyages à travers toute l’Europe. Merci pour tous ces souvenirs sur nos anciens professeurs et camarades.

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    • Merci Ahcène pour ce grand brassage de l’époque avec beaucoup de détails pertinents qui nous replongent encore plus profondément dans nos souvenirs de jeunesse. Il n’est certes pas aisé d’enrichir davantage ton témoignage mais néanmoins nous appelons tous les anciens élèves du CEG à contribuer par leur participation à un débat plus large et s’associer pourquoi pas à une organisation d’une grande rencontre en lançant bien sûr des invitations à tous ces anciens professeurs et à tous nos anciens camarades .

      On regrette effectivement la démolition d’une partie du CEG mais en s’organisant nous inciteront et nous sensibiliserons les autorités locales ou nationales à à œuvrer dans le sens de la réhabilitation de ce "monument du savoir".

      Encore une fois, mille mercis ! aux auteurs de ce site et à tous ceux qui ont participé à ce débat en particulier à Mr SAHUT pour son généreux récit .

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    • bonjour ou bonsoir mes amis

      c’est par un pure hasard que je tombe sur cette tribune qui nous renvoi tous à nos années d’innocence . Mr sahut n’est qu’un déclencheur et le net aidant pour déclencher les souvenirs de toute une génération qui fait le bonheur des pays à forte immigration de notre diaspora. ahcene meftah , je te croise parfois sur la route de yakouren moknea toujours humble et souriant personnellement j’étais dans la même classe arabisante que notre blond de référence ALLAF Nous avons étés les cobaye du système arabisé , qui ne se rappelle pas de MR jEZAR éminence grise des sciences naturelles style orientales *CHEIKH EL HOCINE et kisset nounou ( douctors égyptiens) malgré que nous soyons victime de cette politique abrutissante, la majorité de mes camardes ont tous finis cadres supérieurs on compte à notre palmarès plusieurs médecins et dentistes et voire des énarques quelles réussites pour des jeunes partis de zéro avec un encadrement au rabais , contrairement à nos camarades bilingues qui ont la chance d’êtres admis dans ces classes d’élites la seule chance que nous a donné cette segmentation est de nous pousser à plus d"effort et à bien maitriser les deux langues . personnellement j’ai prématurément compris , que les études sont un chemin salvateur d’où l’importance de s’y intéresser résultat de la course , que devient cette élite d’azazga et d’ailleurs, le constat que notre pays est dans un état qui frise la clochardisation qu’avons transmis à nos enfants de cette rage de réussir ? QUAND je traverse azazga , je me rends compte combien on a régressé , l’héritage des sahuts et tous les hommes et femmes qui ont contribués à nous former est tout simplement parti en fumée

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 29 août 2010 02:06, par Hadja Sofia Nait Cherif

      Je suis émue de tomber par hasard sur ce site avec l’évocation de cette période de ma petite jeunesse à Azazga .Bien sûr qu’il y avait des filles aussi au CEG notamment dans les classes de Mr Sahut,nous n’étions pas très nombreuses car au lycée Chihani on s’est retrouvées à quatre filles dans la classe de seconde :Cherifi Nouara donc moi même , Malika Belkacem , Mokri Fariza et Ourida Challal qui elle avait fait le collège des chalets chez les soeurs blanches .Nous avons fait la révolution à Azazga ce n’est pas peu dire car cette "clique " de filles était douée dans les études et surtout avide de savoir , d’émancipation et de liberté ce qui était très osé pour cette époque là oû l’on ne trouvait pas aisément de sexe féminin" même pas des poules " : expression de Lalave Boudriche ,dans les rues d’Azazga .Je salue donc tous ces hommes et femmes qui m’ont enseigné ces bonnes mathématiques et ce terrible Voltaire dont je garde encore Zadig au fond de mon âme de femme musulmane "prédestinée " forcément mais pas victime de fatalité .Je salue Mr Sahut pour la bonté qu’il a toujours manifesté auprès des enfants kabyles que nous étions ,défavorisés d’une manière ou d’une autre .Les enfants d’Azazga ont très bien réussi pour la plupart aussi bien les filles que les garçons .Parmi nous il y a de talentueux artistes scientifiques et cartésiens à la fois ,nous avons réussi dans tous les domaines .Souvent j’ai cette image de Da Moh Rabia qui effectivement mérite un grand hommage .Mais tout reste encore à faire pour perpétuer aux générations futures ce bagage de bonne volonté qu’on a hérité de tous ces anciens qui nous ont encadrés et donné cet amour de la connaissance et ce goût du savoir .Cela ne fait pas très longtemps j’ai pris contact avec des femmes proches de moi à Azazga : des anciennes du lycée , CEG,...Et j’leur ai suggéré de créer une géante ACADEMIE en hommageà tous les valeureux anciens et aussi martyrs d’AzAZGA et de ses environs :ACADEMIE d’ARTS ,DE LETTRES ET DE SCIENCES à la fois :ACADEMIE DU GRAIN DE BLE MAGIQUE puisque la plupart des lettrés et artistes anciens du CEG ou du lycée Chihani d’AZAZGA se sont révélés d’authentiques grains magiques ; ce projet pour encourager les bonnes initiatives et récupérer le maximum d’intelligences pour les aider à se développer ...Mais par la mauvaise volonté et cet obscurantisme envahissant la planète entière aujourd’hui le projet a été gelé jusqu’à ce jour ..Nous aimons cette terre d’Azazga que nous avions tant sillonnée avec Mr Bernardin pour l’aimer encore plus ....J’étais bien heureuse ce soir d’envoyer ce message à tous ceux qui m’ont donné le savoir , l’espoir aussi de devenir une femme instruite avec cet impénitent désir de partager ce savoir immense qui m’a été donné comme une fleur cueillie du paradis .Ces derniers jours par une étrange coincidence et transe à la fois j’ai pu retrouver plusieurs camarades et amis perdus pour moi depuis des décennies :J’ai retrouvé Dahbia Selloumi la fille du grand homme AMAR OUAZOUG ,Dehbia la belle ténébreuse qui faisait chanter même les oiseaux est une grande chirurgienne dans un prestigieux hopital deFrance , j’ai retrouvé Mohia Nadia qui est aussi brillante psychanaliste et écrivaine fouinant comme une petite fourmi dans l’histoire de notre mémoire génétique , j’ai aussi retrouvé Boualem Rabia poète jusqu’aux bouts des ongles et véhiculant une culture immense fidèle à la mémoire de Dal’Mouloud Mameri qui m’a enseigné l’histoire de l’empire romain en Afrique du nord , l’histoire des rois berbères de l’antiquité dont "Jugurtha l’éternel "le roi berbère à l’inconscient républicain ...Je vous salue donc vous tous qui lirez ce message .Dr Cherifi Nouara de lorraine , femme algérienne , kabyle soufie et prédicatrice alias:Hadja Sofia Nait Cherif la rahbania dans le code maraboutique et soufi car animée de la "transe de cette Afrique du nord glorifiée par Ibn Khaldoun ":Phrase de Kateb Yacine . AZAZGA tour de Babel d’oû ont surgi tant de richesses et diversités étonnantes ...Nous sommes partis des bancs de l’école de filles, de l’école d’en bas , du CEG , du lycée chihani_Bachir , ces professeurs coopérants étrangers auxquels nos vies ont été confiées ont développé en la plupart d’entre nous ce désir de voyage s comme des pigeons de Kairouan messagers troublants de la francophonie et du souffle de nos âmes qu’invite la quatrième dimension ...

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      • Je réponds au message d’une ancienne élève d’Azazga, la nommée Cherifi Nouara alias Hadja Sofia Nait Cherif Je me souviens bien de vous au CEG (promotion de 1966) et je me souviens très bien de vous au lycée Chihani Bachir (première classe de terminales sciences en 1972-1973) Quant à moi j’étais en classe de première dans les deuxièmes bâtiments de la salle 23 à la salle 32. Comme camarades de classe ; il y’avait Dahoumane Ahcene – Aimene Amokrane et Merati Md Amokrane. Je trouve votre témoignage magnifique et j’ai eu des frissons le lisant dans tous ses aspects ; car tous les détails que vous avez évoques sur cette période de 1966 à 1973 étaient désormais gravés dans ma tête. Je vous dis BRAVO car vous êtes la deuxième femme à répondre sur ce site et évoquer l’enfer des femmes de 1960-1975. A cette époque il fallait chercher les filles scolarisées avec une torche et si mes statistiques sont bons on dénombre environ 25 filles de la 6e de 1962 à la terminale de 1973. Je reviens au lycée Chihani il y ‘ avait Mokri Fariza avec sa blouse grise dans la classe de lettres dans la classe de terminales sciences, il y avait trois filles Belkacem Malika avec sa blouse bleue, Cherifi Nouara avec sa blouse rouge et Challal Ourdia avec sa blouse verte. Pendant la cérémonie de retrouvaille des anciens élèves du CEG le lundi 26 juillet 2010 à Azazga , votre cousine Cherifi Yamina a salué la majorité masculine en disant que le filles (femmes) se comptaient sur le bout des doigts (rires dans la salle). Quatre élèves de votre promotion ont assisté à cette rencontre Boukais Mohand –Oukaci Ali- Hamiti Rabah- Chekimi Hocine. Je ne cache jamais ma colère ainsi que ma révolte sur la scolarité des filles de cette époque. Beaucoup d’entres elles admises à l’examen de 6e étaient restées à la maison pour plusieurs raisons que vous connaissez bien sur .Quant aux garçons nous avions la chance d’être internés dans des conditions difficiles avec 7 à 10 ans d’internat en cas de redoublement. A partir du 15 mai, juste après les compositions du 3e trimestre, les filles étaient cloitrées entre quatre murs jusqu’ a la rentrée prochaine c’est-à-dire le 15 septembre. Les filles étaient dispensées d’office du sport sur les photos de classes de 1969 : 3e A-3e.B - 4eA – 4eB- 4eC et 5eC. Insérées par Mr Sahut dans le site : mais où sont donc passées les filles. Merci aussi d’avoir évoqué dans votre message l’élève Boudriche Arab dit laalave que j’admire beaucoup c’est quelqu’un de courageux détestant l’injustice sans oublier bien sur toute la communauté interne de Beni Douala nous saluons tous les profs qui nous ont enseigné les bonnes méthodes et surtout la littérature. 1les lettres de mon moulin d’Alphonse Doudet avec Mme Marechal Colette 2 les contemplations de Victor Hugo avec Mr Pierre Joseph 3 Antigone de jean Anouilh avec Mr Ducher Jean Domique. Vous habitez la Lorraine une très belle région ou habitent aussi deux couples qui ont exercé au CEG Mr pierre et Josiane Joseph (meurthe et moselle 54) Mr et Mme Lamperti (les ardennes 08) nous aimions tous cette terre d’Azazga (13 ans de scolarité) avec ses 3 bâtisses qui ont fait la fierté de cette commune. 1-l’église : symbole de l’époque coloniale 2-l’école primaire d’en bas (de garçons) et celle d’en haut (de filles où vous avez fait la classe de seconde. 3-le CEG qui était l’un des meilleurs de la Kabylie avec 98% de réussite Hadja Sofia je vous dis ceci : Je crains que dans les années à venir ces trois patrimoines disparaitront à jamais dans cette ville toute une génération de jeunes c’est-à-dire nos enfants perdra tous les repères. Votre prof de sciences au lycée Mr André Gouny avec qui je suis en contact m’a envoyé une lettre relatant les souvenirs de cette époque avec une photo de classe (votre groupe de TP au laboratoire) sur la photo : Il a écrit Que sont devenus tous ces élèves de TS qui peut m’aider à répondre à cette question .je pense que beaucoup d’entre eux ont gravi les divers échelons socio professionnels Je suis en contact avec quelques coopérants mon adresse Email est : Lahcéne_meftah@yahoo.fr Mes salutations les plus cordiales

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        • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 20 septembre 2010 18:33, par Dr Cherifi Nouara

          Merci mon frère de sang et d’esprit d’avoir répondu directement à mon message .Je souhaite que nos autres camarades rejoignent ce site pour l’enrichir davantage et donner naissance à ce rêve d’Académie du grain de blé magique qui à germé dans mon esprit du fin fond de mon exil en lorraine une nuit sacrée de 27 ème jour du ramadan il y a de cela plus de 10 ans déjà .Je souhaiterai que cette ancienne magnifique église d’Azazga soit le premier siège de cette académie à Azazga ... pour donner naissance à d’autres dans le monde entier ; ainsi véhiculer ce message troublant de femmes et d’hommes libres au monde entier , ce message de pigeons de Kairouan , de pigeons voyageurs ...J’ai tenu par dessus tout à promouvoir la francophonie partout oû la Marseillaise a été claironnée justement pour exprimer ce revers de médaille de la colonisation française .Que l’Algérie et la france sont liées par cette histoire tragique qui néanmoins a évolué à notre insu en histoire d’amour quelque part puisque tout le monde veut rejoindre la métropole aujourd’hui ...Il faudra espèrer un jumelage futur un jour de la france et de l’Algerie :fausses jumelles certes mais potentielles jumelles quand même .Il faudra pour cela redresser les torts de part et d’autre ...Je suis toujours partie du principe que tout ce qui est imaginable est réalisable , il ne peut y avoir d’impossible ...Donc faisons tout pour concilier le temps et les générations afin d’espérer un avenir meilleur pour l’Algérie etl’humanité entière pourquoi pas ?Merci encore à Mr Sahut pour son témoignage qui nous a permis de nous retrouver pour peut être aboutir à un gros miracle .Fatima Mernissi l’écrivaine marocaine auteur des Sultanes oubliées entre autres a écrit dans la revue Cles :"Le monde arabe va décoller ! Ce n’est pas une prophétie , précise t’elle c’est une intuition de femme, et Dieu sait , lui qui connait tout , qu’elle est rarement erronnée ...."donc tout peut arriver ...Le meilleur est à venir In challah car personne n’a le droit d’interdire la vie et la liberté à l’être humain .Donc algériens , algériennes unissons nous pour faire de notre terre sainte un havre de paix , de bonne santé et de respect en invitant chacun chacune à revendiquer ses droits vaille que vaille et aussi à appliquer ses devoirs impérativement .Je remercie ma grande famille algérienne de cet effort à accomplir d’avance .Dr Chérifi Nouara Alias Hadja Sophia .

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          • Je tiens à préciser que le statut de jumelage entre deux pays est un statut particulier qui relève des autorités des deux pays concernés .Le jumelage est une action de réconciliation après une histoire commune tragique entre deux pays en général , exemple de l’Allemagne avec la France ...Aujourd’hui il y a des villes allemandes jumelées à des villes de France pour des actions culturelles, de grandes rencontres scolaires , universitaires et partage de part et d’autre .Pourquoi ne pas jumeler la ville d’Azazga avec une ville de lorraine par exemple ?Il faut pour cela s’ouvrir à l’autre intellectuellement et humainement aussi mais c’est un long chemin à faire pour en arriver là si chacun passe son temps à briguer l’espace vital de son frère ou voisin ...

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          • En lisant vos messages Madame Chérifi,je constate que vous étes animée des intentions les plus nobles qui soient. Vous proposez la création d’une académie des arts et des lettres,la promotion de la francophonie et le jumelage de certaines villes d’Algérie et de France.Incontestablement si ces propositions venaient à étre concrétisées,cela permettrait une émergence de talents et conduirait notre région vers un rayonnement culturel et intellectuel, car n’oublions pas que notre société est dans un état de déliquescence totale.En effet du fait de la faillite de notre systéme éducatif, les études sont dévalorisées, le désoeuvrement est le lot quotidien des jeunes.Une société qui cesse de réfléchir n’a pas d’avenir.Aussi il importe au plus haut point de réfléchir et d’oeuvrer pour la mise en place d’un systéme d’éducation et de formation performant capable de faire face aux défis du troisiéme millénaire.Car il ne faut jamais perdre de vue que les pays, qui, dans les années 70 s’appelaient pays sous-développés comme l’Algérie,et qu’on appelle aujourd’hui les nouveaux pays industrialisés doivent leur performance économique à une éducation généralisée. Comme dirait le poéte,faisons vite l’histoire va fermer.

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      • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 31 octobre 2010 00:12, par LOUNES DE PASSAGE A AZAZGA

        bonsoir Docteur et chere consoeur, c’est avec une immence joie et des frissons qui frisent un état de choc que j’ai suivi ce débat. cepandant, la nostalgie qui nous tient tous et toutes quelques part me pousse à reprendre langue virtuellement avec vous où vous êtes ; de passage à azazga en cette date combien significative pour nos ainés et nous , les vacances de la toussaint .j’ai pu par hasard denicher un livre parmis un tas de detritus dans une librairie envahie par les objets non identifiés , le goût de l’effort et de la lecture a disparu dans les échanges de nos jeunes, la demission est collective, notre charamant village rassemble à une tumeur en lacher de ballon éparpillée entre une forêt minée par les bombes et une vallée déciquetée par des tonnes de bidon villes !quel gachis. notre terre combien est chére est à bout de souflle, au secours de faire quelques choses ceres ami(es) des valeurs ancestrales ont donner place à des comprtements étrangers à nos us et coutumes, sans tomber dans la morale, il est urgent que la société civile agit au plus vite chacun à son niveau et sensibiliser à l’urgence d’un pays qui part en lombeaux à tous les animateurs de ce site, je propse des actions concretes par 1 creation d’un mouvemnt associatif large 2 enocourager l’emergence des sites d’ehanges et de vilguraslisation de nos régions 3 vulgariser l’histoire et apprendre aux jeunes la memoire de nos ancetres 4 crér e developper un tourisme culturel national et internationel à l’instar de nos voisins revaloriser le patrimoine culturel( villages et habitats anciens, je cite AOUIRIR MOKNEA) et encourager la creation des initiatives locales amicalement

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      • tres emu de rencontrer ton nom ma soeur que j ai vue la derniere fois il ya de cela plus de 20 ans a l hopital mustapha et tu m avais meme aide pour ma soeur .j espere que tu vas toujours bien ainsi que toure ta famille.

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 8 septembre 2010 17:16, par Essaid AIT LOUNIS

      Tout simplement émouvant ! et puis chapeau ! aux auteurs. mais dites vous bien qu’avec cette histoire , une autre , et pas des moindres a été vécue par d’autres collégiens du CEG d’AZAZGA, partis eux au lycée AMIROUCHE de TIZI OUZOU,INH Boumerdès ,des élèves de la même époque qui curieusement n’ont pas intervenu dans cette rubrique,autrement très intéressante et qui interpelle plus d’un tant le (MOI) qui sera porté par tout un chacun la vie durant, s’est forgé là , à cette époque.On ne peut en parlant de cette époque faire le pont sur les Messara( achour, Omar,MOHAND...)Sadmi Achour , Ould Said Nacer, Achour Ben amara, Omar Arhab, Baha Youcef,Lagha Ali, Mohand Boudi,Amrani..., Chérifi Mahiedine, Essaid Ait Lounis,Haouili Mohand Said,kessili...,About Arezki...Ah si tout ce beau monde pouvait se manifester, et chacun à sa façon nous raconter une bribe de cette époque,ce serait vraiment formidable !

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 6 novembre 2010 10:08, par Dr Cherifi Nouara Alias Hadja Sophia

      Je voudrai inviter tout le monde à avoir une pensée pieuse pour le cher et regretté Cheref Madjid un petit oncle du côté maternel pour moi :Khali Madjid nous a hélas quitté il y a plus de deux ans et repose en terre d’Allemagne ...Pour illustrer ce triste destin et réalité d’un authentique pigeon de Kairouan symbôlisant la mort et l’éxil tel Jean El Mouhoub Amrouche Jugurtha l’éternel ,tel Le jeune poète Rayan Bourbia originaire de Im Zizou et d’Alger :"Sidi Abderahmane Amechtouh saint patron des étrangers "et qui repose en Moselle à Saint Avold , telle Rim Kartout :"sage petit Zadig , Yemma gouraya Thamachtouhth ", originaire de Sidi Aich qui repose à Paris ...Comme quoi cette diaspora kabyle laisse semer son grain de blé magique à travers le monde entier .C’est d’avoir lu le nom de Cheref Madjid dans le message précédent qui m’a poussé à rédiger ce message ...

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  • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 29 septembre 2010 22:19, par dahoumane ahcene

    Monsieur Sahut ! Enfin j’ai eu de vos nouvelles par le biais de ce temoignage qui me rappelle les belles annees d’enfance .Je suis tres ravi de vous savoir en bonne santé et vous remercie infiniment de nous avoir replongé dans notre tendre enfance par le biais de votre témoignage et surtout par l’engouement que vous avez créé au sein de vos anciens eleves .Cela m’a permis d’avoir beaucoup de nouvelles d’amis que j’avais oublié mais dont les temoignages m’ont ému.Grace a vous j’ai pu trouvé un moyen de contacter mes anciens professeurs de math et francais en classe de troisieme au college (il s’agit de Mr et Mme Joseph )que j’ai toujours admiré et respecté . Je me rappelle toujours de "ce brouillard qui etait si dense que je crus prudent de raser les murs " ou bien des "1300 problemes " notre reference en calcul pour preparer l’examen oh combien important pour nous car c’est le premier d’une longue carriere , il s’agit de l’examen de sixieme (entree au college ).On l’a passé en juin 1967 .Sur 32 candidats , 30 recus !!! "Le four banal" ,c’etait le titre de la dictée de cet examen .Apres le CM2 on vous a eu comme prof de math au college (Classe de 4ème) .C’est avec beaucoup de fierte et d’émotion que je m’adresse a vous pour vous dire que je n’ai gardé que de bons souvenirs de vous et vous temoigne toute ma gratitude .En toute modestie je vous rappelle que j’etais le premier de la classe au CM2 et tout aussi bon au college . j’ai fait des etudes de medecine (specialiste en epidemiologie ) et exerce au niveau de la Direction de la sante de la Wilaya (département) de Boumerdes.Recevez mes salutations .je serai tres ravi d’avoir plus de nouvelles vous concernant.(je suis Dahoumane Ahcene habitant le village de Cheurfa commune de Azazga).

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  • cher Monsieur Sahut, je suis émuet ravis en même temps par vos écrits et par ce récit qui me replonge dans les années du CEG (1971-1975). C’est vrai que que je n’ai la chance de vous connaitre que pendant deux années (1971-1972 et 1972-1973) mais que de souvenirs inpérissables pour moi. Merci pour tout ce que vous avez fait pour nous. je m’appelle Mehaddene Rachid , j’ai maintenant 51 ans et je garde un souvenir impérissable de vous et de votre 404 que vous vous faisiez briller au soleil. Je suis originaire de Cheurfa où j’habite toujours et je suis enseignant, Maître de conférences à l’université de Tizi ouzou.

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  • En lisant les commentaires des anciens éléves de M.Sahut,ce qui frappe le plus, c’est l’émotion et la nostalgie que ressentent ces éléves en évoquant les années d’adolescence où tout était permis malgré la misère dans la- quelle se débattait la majorité d’entre eux.Aussi,exprimer sa gratitude et rendre hommage à Messieurs Sahut,Coze,Bernardin...pour le merveilleux travail qu’ils ont accompli est une exellente chose.Personnellement,je n’ai pas eu la chance d’avoir été leur éléve,car à l’époque je me trouvais à Alger où j’ai connu d’autres professeurs qui brillaient par leur incons- cience professionnelle.Qu’il me soit permis d’introduire quelques nuances : 1.Lorsque Messieurs Sahut,Bernardin et Coze exerçaient au CEG,le nombre de bacheliers à Azazga pouvait se compter sur les doigts d’une main ;des licenciés, n’y en avait pratiquement aucun. 2.La majorité des éléves venait des villages environnants ;ils vivaient dans le dénuement et l’obscurité ;la plupart des villages n’étaient pas éléctrifiés,les gens mangeaient à méme le sol et dans un plat collectif. Quand ils arrivent au CEG,pour la première fois de leur vie ils découvrent ce qu’est un pyjama. 3.Ce qu’il faut retenir de ces coopérants Sahut,Coze etBernardin en plus de leur conscience professionnelle aigue,c’est leur comportement frater- nel à l’égard des éléves,emprunt de cette chaleur humaine inhérente à la culture française qui,comme chacun sait,véhicule une idèologie humaniste et libératrice. A l’époque les études occupaient la première place dans l’échelle des valeurs.Le professeur était roi.Où en sommes-nous aujourd’hui ?Les études sont dévalorisées et l’éléve est roi.Notre systéme éducatif traverse une crise chronique,nos jeunes ne savent plus à quel saint se vouer,le phénomène harraga prends des proportions alarmantes et j’en passe.Cette situation tragique était prévisible dans les années 80 lorsque le pouvoir de l’époque s’est attelé à une accélération du processus d’arabisation contre lequel des esprits lucides ne cessaient d’adresser des mises en garde.L’école algérienne n’arrive toujours pas à trouver son équilibre. Je crois que au lieu de cultiver la nostalgie des années 60,il serait plus positif d’investir notre réflexion dans la recherche d’une école moderne performante capable de relever les défis du troisiéme millénaire.

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    • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 5 novembre 2010 19:10, par hadja Sophia :Dr Cherifi Nouara .

      Mon cher camarade , c’est pour ce projet d’écoles rénovatrices et salvatrices que je continue à proposer le projet concret d’une Académie des arts , des lettres et des sciences .Je pense que les esprits éclairés ont saisi la portée de ce projet à long terme et immédiat pour lever ce caractère d’urgence de la réalité de notre jeunesse actuelle ;oui jeunesse tatouée , scarifiée pas seulement sacrifiée .Donc que les bonnes volontés se manifestent sur e site que la francophonie avec son message troublant a mis à notre disposition .

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      • De merveilleux souvenirs avec beaucoup de nostalgie liés à nos années d’enfance et jeunesse à Azazga avec en toile de fond notre extraordinaire Kabylie.

        Je remercie tous mes enseignants d’Azazga de 1961 à 1972 dont Mr Sahut qui nous a inculqué beaucoup de rigueur pour les maths (CM2 et 4ème au CEG). Le couple Joseph m’a apporté beaucoup de choses personnellement : la langue et autre chose d’’’humanité’’.

        C’est certainement grâce, en grande partie, à eux, que je suis devenu ce que je suis : PDG d’une entreprise nationale algérienne.

        Mes meilleures salutations aux Sahut, couple Joseph, Bernardin, Fortin, et beaucoup d’autres.

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        • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 4 décembre 2010 10:10, par Dr Cherifi Nouara Alias Hadja Sophia

          Je suis bien heureuse que cette merveilleuse chaine à la quête du savoir auquel on rend cet hommage , en quête de solidarité pour nous unir et nous renforcer comme les doigts de la main en frères et amis sans distinction de famille , ni de race ni de frontière ...Encore merci à Mr Sahut d’avoir permis ce miracle grâce au troublant message de la francophonie il faut le reconnaitre .Oui que les pigeons de Kairouan ne se sentiront plus seuls en exil puisque des mots magiques leur parviennent par la voix de tous ceux qui se sont exprimés dans ce site .J’ai grandi aux côtés de Madjid qui modeste et pourtant si courageux n’a pas dit qu’il nous a offert une oeuvre de grande valeur historique oû il a traité l’histoire des Chorfas d’Algérie .Je sais qu’il continue de chercher sans relâche tout indice , toute vérité cachée sur notre pays , sur cette Kabylie qui nous unie ...Merci à tous mes frères kabyles et à Yamina B .qui a osé s’exprimer dans ce site la première femme avant que je ne le découvre ...Elles sont donc devenues sourdes et muettes toutes ces brillantes femmes d’Azaga qui ont fait le CEG et lycée Chihani ?Je les invite toutes à nous donner un petit mot ou pensée ou souvenir ...Jadis on ne pouvait même pas figurer en tant que fille sur les photos de classe ...Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas !

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          • En lisant ces messages, on reste sidéré du caractère merveilleux et indélébile que les jeunes officiers des SAS et les enseignants détachés après 1962 ont laissé dans l’âme de milliers de jeunes Algériens.

            On comprend, dès lors, pourquoi les autorités FLN se sont empressées, dès l’Indépendance octroyée,à arabiser et islamiser, au moyen de personnels proche-orientaux,la population algérienne. En effet, il leur était plus facile d’instaurer ainsi leur dictature, en les coupant du bon côté de l’héritage spirituel français.

            Mais on n’était plus en 1830. Et l’Algérie ne pouvait plus s’assimiler à la Syrie ou à l’Egypte.

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            • En lisant ces messages, on reste sidéré du caractère merveilleux et indélébile du souvenir que les jeunes officiers des SAS et les enseignants détachés après 1962 ont laissé dans l’âme de milliers de jeunes Algériens.

              On comprend, dès lors, pourquoi les autorités FLN se sont empressées, dès l’Indépendance octroyée,à arabiser et islamiser, au moyen de personnels proche-orientaux,la population algérienne. En effet, il leur était plus facile d’instaurer ainsi leur dictature, en les coupant du bon côté de l’héritage spirituel français.

              Mais on n’était plus en 1830. Et, en 1962, l’Algérie ne pouvait plus s’assimiler à la Syrie ou à l’Egypte.

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  • Oh quel retour en arriere, c est comme si c etait hier. Moi j ai eu comme maitresse mme librano pui mme gireaud mlle clement mme noireaux et a la fin mme lacoste. Ils nous ont bien appris a lire et parler francais. Quand a l arriver des enseignants arabes c etait tout une histoire. Le fait de voire des hommes et femmes presque noir et les yeux rouges nous a fait tres peur a nous les pauvres petites filles kabyle. Ce qui se reveler par la suite que certaines de ces maitresses la etaient tres simpatique. Par contre pour apprendre l arabes c etait du chinoix pour nous. Merci monsieur sahut

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    • Merci de votre intérêt pour ce texte. Espérons que le simple bon sens triomphera de l’obscurantisme.

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    • Je salue Fatma qui a eu le courage de se se manifester dans ce site.Il n’y avait que trois filles de ce nom dans nos classes du primaire aussi je me suis rappelée d’elles toutes les trois avec une grande tendresse de soeur .Oui que beaucoup de temps s’est écoulé depuis...Mais qu’on n’oublie pas cette cour de l’école primaire avec ce coin oû l’on jouait à la marelle sous cet arbre là :un mûrier si je me trompe pas ...Me Librano a mené d’une main de fer cette école là pendant des années ...Puis il y a eu Me Lacoste pour la remplacer ...Mais je garde le plus émouvant des souvenirs de Melle Clément qui m’avait libérée du placard oû la maitresse d’arabe fraichement arrivée d’Egypte m’avait enfermée pour avoir eu le malheur de signer mon cahier d’arabe innocemment avec un stylo rouge .Enfermée dans un placard toute la matinée , ma cousine Yamina pleurait pour moi devant la classe mais ses larmes n’ont attendri que Melle Clément à son arrivée .Cette dernière m’avait barbouillée le visage d’eau fraiche car j’avais des spasmes du sanglot !Elle m’avait coiffée aussi et prise sur ses épaules pour cheminer vers l’école d’en bas avec toute la classe et voir la projection de Charlot au cinéma en guise de consolation .Merci à Melle Clément si elle est encore de ce monde .

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      • Je me permets d’intervenir pour la deuxième fois dans cet espace qui est devenu par la force des choses un forum dont l’initiateur n’est autre que Monsieur Sahut. Beaucoup d’anciens élèves du CEG et meme du lycée Chihani d’Azazga ont apporté leur contribution pour nous plonger dans ces années de découverte de la bonne éducation et du savoir, pour retisser certains liens d’amitié et déclencher un déclic de communication entre nous. Je tiens à remercier Ahcène Meftah pour tous les efforts qu’il a fournis afin de réussir la rencontre préliminaire qui a eu lieu au mois de juillet 2010 puis celle de septembre 2010 ( à laquelle j’ai assisté) et qui devait déboucher sur la mise sur pied d’une association des anciens élèves du CEG d’Azazga mais qui finalement a avorté pour soit disant un manque de préparation et une participation peu nombreuse, finalement il a été décidé de désigner une commission de préparation de la prochaine rencontre qui aurait lieu durant les prochaines vacances d’été. Personnellement je pense que nous avions raté l’occasion de lancer cette association car il sera difficile de réunir encore une fois des gens vu les conditions draconiennes posées par les pouvoirs publics pour accorder une autorisation de réunion. J’aurai aimé trouver dans cet espace des écrits des personnes qui ont freiné le projet initial. De toute façon si nous voulons le relancer il faut une volonté de tout un chacun et un minimum de sacrifice et si la rencontre aura lieu cet été, il est temps de lancer un appel en précisant la date et le lieu. Une autre décision a été prise et qui est relative à la création d’un site internet , j’aimerai bien savoir ou en est le projet. Si je soulève cette question d’association c’est parce que c’est le seul moyen qui nous permettrait de nous rencontrer et de lancer des projets tels que ceux relatés par Madame Cherifi Nouara alias Hadja Sofia. Encore une fois bravo à Messieurs Jean Louis Sahut et Meftah Ahcène qui ont pu lancer cet échange de vues entre nous.

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        • En réponse à Mr Bakouche Djaffar,je porte à sa connaissance que l’équipe qui devait préparer la rencontre des anciens du C.E.G d’AZAZGA pour l’été proch ain a fait de son mieu et,pour preuve,à l’instant(dimanche 12/06/2011 à 9h30)elle vient de recevoir de l’académie de Tizi ouzou,une autorisation pour nous rencontrer le 18juillet 2011 au C.E.G d’ AZAZGA.Une partie de cette équipe se réunira le 18/06/2011 pôur préparer au mieu cette retrouvaille.Quelle bonne nouvelle Mr BAKOUCHE !

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        • EN réponse à Mr BAKOUCE DJAFFAR,je porte a sa connaissance que l’équipe qui devait préparer la rencontre des anciens du C.E.G pour l’été prochain a fait de son mieux et, pour preuve,à l’instant(dimanche le 12.6.2011 à 9h30,elle vient de recevoir de l’académie de TIZI OUZOU une autorisation POUR NOUS RETROUVER le lundi 18.07.2011 au C.E.G d’azazga apres 40 ans de séparation.Quelle bonne nouvelle Mr BAKOUCE !

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          • Je salue ces anciens du lycée chihani Bachir et du CEG qui ont programmé cette rencontre prochaine du 18 Juillet In challah .Si je suis rentrée à ce moment là je serais parmi vous ,Sinon vous recevrez un émissaire de ma part qui vous communiquera le texte de ce projet d’"Académie du grain de blé magique" qui me tient à coeur .Nous avons besoin d’académies pour rétablir la valeur du savoir et de la connaissance .L’ancienne église d’Azazga pourrait servir de siège à l’Académie du grain de blé magique dont le programme présente des intérêts publics qui répondront aux besoins pressants de l’actualité d’aujourd’hui sur le terrain .Je pense bien que Amokrane Sadoudi est un cousin à moi !Je vous salue tous encore et je compte sur vous pour étudier ce programme que vous recevrez de ma part par un émissaire si je ne suis pas parmi vous ce jour là de la rencontre du 18 Juillet .Dr Cherifi Nouara

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            • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 20 juin 2011 20:49, par Mohand Amokrane HANDALA

              Suite à l’accord donné par l’académie de Tizi-Ouzou pour que les anciens élèves du CEG d’Azazga organisent une rencontre au sein de l’établissement même, une commission restreinte s’est réunie le 18 juin 2011 pour préparer ces retrouvailles. Lors de cette réunion, il a été décidé de lancer un appel à tous les élèves qui ont fréquenté le CEG durant les décennies 1960 et 1970 de se retrouver au CEG le lundi 18 juillet 2011 à partir de 9H. Il est souhaitable que les personnes concernées confirment leur participation en contactant l’un des membres de la commission de préparation au numéro de téléphone : 0560358587 ou à l’adresse mail : amfrht@yahoo.fr.

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              • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 24 juin 2011 15:44, par Mohand Amokrane HANDALA

                Parmi les décisions prises par la commission de préparation des retrouvailles du 18 juillet 2011, la création d’un blog des anciens élèves du CEG d’Azazga, en attendant la création d’un site. C’est chose faite, je vous donne l’adresse : http://ceg_d_azazga.eklablog.com/

                Un outil de plus pour échanger entre nous.

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              • C’est confirmé. La rencontre des anciens élèves du CEG d’Azazga a eu lieu au collège ce 18.07.2011 dans une ambiance très émouvante. Ils sont venus de tous les horizons . Cette rencontre s’est déroulée dans de très bonnes conditions. La première partie est pour moi la plus importante. L’arrivée au fur et à mesure des participants a crée une ambiance infantile avec les retrouvailles de ces anciens élèves, dont une grande partie sont en retraite ou en voie de l’être. Des embrassades, des accolades, des présentations, ont généré un brouhaha bon enfant.

                La partie , prise de parole par les organisateurs et quelques participants est aussi importante, principalement lors de la remise d’un tableau d’honneur aux enfants du regretté RABIA Mohand, ex Directeur de l’établissement, en hommage à ses années de service dans le collège d’AZAZGA.

                Après la prise d’une collation dans la cour de l’établissement, une gerbe de fleurs est déposée sur la tombe de feu RABIA Mohand au niveau du cimetière de TIZI BOUCHEN par les participants accompagnés de ses enfants et petits enfants. Il est 13 heures, et les retrouvailles prennent fin.

                Il est à signaler la présence de nombreuses anciennes élèves filles de l’établissement et spécialement les filles RABIA.

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                • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 18 juillet 2011 19:05, par Mohand Amokrane HANDALA (1968-1972)

                  HOMMAGE A L’EQUIPE PEDAGOGIQUE ET D’ADMINISTRATION DU CEG D’AZAZGA

                  Hommage rendu à l’occasion des retrouvailles émouvantes des anciens élèves du CEG d’Azazga au sein même de l’établissement le lundi 18 juillet 2011.

                  Chers camarades, anciens élèves du CEG d’Azazga, nous voilà revenus au CEG après l’avoir quitté il y a plus de trente années, pour nous ressourcer, pour nous remémorer nos années de collège, une étape de notre vie qui nous a marqués à plus d’un titre.

                  Pour l’écrasante majorité d’entre nous, c’est la première fois que nous quittons notre petit village et que nous nous rencontrons et tissons nos premiers liens d’amitié et partageons nos peines et nos joies avec des élèves venus d’autres villages, d’Azeffoun, de Bouzeguène, de Beni-Douala, d’Yakouren, de Mekla, d’Illoula, des Ouadhias et de toute la Kabylie.

                  Nous avons été particulièrement marqués par la qualité de l’enseignement et de l’éducation que nous avons reçus de la part de nos professeurs au CEG. La plupart d’entre nous vivions dans la pauvreté pour ne pas dire la misère : nous n’avions pas d’électricité et pas d’eau courante chez nous, nous ne connaissions pas la brosse à dents, le pyjama, nous ne savions pas qu’un repas est composé d’un hors-d’œuvre, un plat de résistance et un dessert, nous ne connaissions pas le riz, ni le flan… C’est au CEG que nous avons découvert tout ça.

                  L’école a été pour nous un véritable ascenseur de promotion sociale. Grâce d’une part à l’indépendance de l’Algérie qui nous a donné la chance d’aller à l’école et d’autre part, disons-le sans ambages, aux coopérants français qui nous ont prodigué avec dévouement un savoir dont nos parents, nous-mêmes et toute la société algérienne avions soif. Nous avons eu la chance de fréquenter cette école-là des enseignants motivés et compétents, qui faisaient leur travail avec amour et dévouement, cette école qui nous a donné beaucoup d’espoir et une formation de base solide pour poursuivre, pour la plupart d’entre nous, des études universitaires.

                  Chers camarades, anciens élèves du CEG, chers amis, permettez-moi, à l’occasion de nos retrouvailles, de rendre hommage en votre nom à nos anciens professeurs : M. Sahut, M. Coz, M. Bernardin, M. et Mme Joseph, M. et Mme Maréchal, M. et Mme Berger, Mme Hermozella, Mme Jaunet, Mme Bodin, M. Amara, la liste est évidemment longue, je ne pourrai les citer tous, en votre nom, j’exprime notre reconnaissance à ces professeurs qui nous ont marqués par leurs compétences et leur humanisme, pour les valeurs qu’ils nous ont transmises, ces valeurs rares de nos jours : la rigueur, le sens de l’effort, l’amour du travail bien fait. En votre nom à tous, je leur dirai : « Merci ».

                  Je n’oublierai pas de rendre hommage aux surveillants, au personnel administratif et de service, certains ont marqué ces années par leur rigueur et leur abnégation.

                  Un autre homme nous a particulièrement marqué, un homme qui fut le chef d’orchestre de toute l’équipe pédagogique et d’administration du CEG, permettez-moi chers amis, de rendre, en votre nom à tous, un vibrant hommage à notre ancien directeur, feu Monsieur Rabia Mohand. En votre nom à tous, j’exprime notre reconnaissance à cet homme qui symbolisait le sérieux et la rigueur et dont le nom est intimement lié aux glorieuses années du CEG. Je vois encore son image en cette fin du mois de juin 1972, de retour de l’académie d’où il a ramené les résultats du brevet, il monte l’escalier d’entrée, nous étions nombreux les élèves de 3e à l’attendre, il arrive dans le hall devant nous, il lève les bras en souriant et nous annonce : « Nous avons crevé le plafond ! » Le CEG d’Azazga venait d’avoir 100 % de réussite au brevet. Quand, j’ai rappelé cet événement à M. Sahut, il n y a pas longtemps, celui-ci m’apprit qu’il l’avait accompagné à l’académie et il m’a dit que ce jour là M. Rabia était heureux comme un roi.

                  Je ne terminerai pas cet hommage à Monsieur Rabia sans parler de son caractère grave et sérieux en toutes circonstances. Il était sévère avec les élèves et même avec les professeurs. Mais quel sens et quel but donnait-t-il lui-même à cette sévérité ? Ecoutons ce qu’il a dit à l’occasion de la cérémonie de remise des prix en juin 1972. Dans l’allocution qu’il avait prononcée, il avait dit : « J’ai souvent été sévère avec vous, mais quand je ne serai plus de ce monde, vous vous rappellerez que je l’ai été dans votre intérêt. »

                  Chers amis, toutes ces femmes et tous ces hommes nous ont marqués non seulement par la qualité de leur travail, mais aussi et surtout par leur comportement exemplaire, leur niveau de conscience professionnelle et d’éthique très élevé, leur honnêteté intellectuelle, ils ne trichaient jamais, ils étaient justes, ils aimaient leur travail, ils étaient compétents et humbles. Nous devons nous en inspirer pour que le CEG qui porte aujourd’hui le nom d’un valeureux chahid, Zaïdat Ahmed, retrouve son rayonnement d’antan, nous devons nous en inspirer pour sauver l’école algérienne et en faire une école moderne et performante.

                  Merci pour votre attention.

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                  • Je suis étonnée qu’aucun projet concret n’ait été évoqué lors de cette rencontre mémorable où hélas je n’ai pas pu être ...De mon lointain exil j’ai espéré que cette rencontre déboucherait sur autre chose que ces festivités classiques bien dignes des méthodes démagogiques habituelles chez nous !J’espérais entendre que vous avez crée cette Académie des arts ,des lettres et des sciences justement en hommage à Mr rabia mohand ,Mr Bouadi et tant d’autres valeureux qui nous ont servi de modèles et d’exemples pour affirmer aujourd’hui une pensée savante et rénovatrice !!!pour l’avenir et les générations futures !!!Soit ,je suis une fois de plus déçue à mort .Très frustrée et déçue que tout le monde reste figé dans la nostalgie d’un malheureux passé de misère intellectuelle et matérielle aussi au lieu de vite saisir les opportunités pour briser les montagnes ,pour verdir les déserts ...Dr Cherifi Nouara.

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                    • Dr Chérifi bonjour ;

                      Votre souci de voir crée une académie des arts,des lettres et des sciences, à l’issue des retrouvailles des anciens élèves du CEM du Chahid Zaidat réponds et peut s’inscrire certainement dans l’esprit du CEG d’Azazga, ô combien l’initiative est louable,hélas.

                      Ce ne seraient guère les bonnes volontés ou les compétences qui peuvent y manquer,comme vous le savez bien, ce genre d’activité ne peut rentrer dans les normes tracées en Algérie,qui plus est en kabylie.

                      S’agissant des retrouvailles du 18 juillet,soyez sereine et confiante Docteur,c’était une ambiance bon enfant,en aucun cas semblables à celles protocolaires dignes des méthodes démagogiques habituelles.

                      Espérons vous voir aux prochaines retrouvailles.

                      Amicalement et merci à vous.

                      Un ancien élève du CEG d’Azazga

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                      • Quand on me répond directement ,je souhaite savoir l’identité de mon interlocuteur

                        puisque moi je ne me suis pas cachée .Il faut passer outre les susceptibilités

                        individuelles pour espérer siéger en authentiques académiciens un jour .

                        Toutes mes salutations .Ps:La prochaine fois je ne permets à personne de me

                        répondre si ce n’est dans un caractère clair et transparent .

                        o

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                        • Dr bonjour ;

                          Ce ne serait guère pour polémiquer avec vous Docteur,j’exprime le quotidien de notre pays, la surveillance de la presse en est une preuve.

                          La création d’une académie des lettres,des arts et des sciences,qui plus est en kabylie, qui forcément avec un esprit d’indépendance,tout en échappant à toute ingérence est au demeurant un rêve.

                          S’agissant de ma modeste personne,je suis mis en retraite relativement jeune.Je n’ambitionne nullement de siéger dans aucune instance académique ou autre. Je me suis mis en retrait de tout,je cultive mon jardin,comme l’aurait dit " Candide de Voltaire" encore une maxime puisée de notre Trésor commun " le C.E.G d’azazga".

                          Quand à mon identité, l’adage kabyle dit " Qui se fait mordre par un serpent a peur d’un banal bâton". Faudrait-il un objectif réalisable pour la donner !

                          Amicalement Docteur ;

                          Un ancien élève du CEG d’Azazga

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                          • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 28 août 2011 23:38, par sultanechemci@hotmail.fr

                            Merci de m’avoir répondu une fois de plus .Bonne continuation et bon courage

                            pour cultiver "Les jardins des délices" qui est ma grande passion depuis ma

                            retraite prématurée moi aussi .Il faut quand même ne pas s’improviser en

                            défaitiste et essayons de croire qu’un renouveau et même le miracle restent

                            possible .Allez encore du courage !!!!Dr Cherifi

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                        • Bonjour Je ne sais pas ce que va devenir ce petit message mais j’aimerais savoir si vous êtes bien l’ancienne élève Chérifi Nouara que j’ai eu en classe de TS dans les années 71-75 avec 2 autres filles Belkacem Malika et Challal Ourdia. Si c’est bien vous je veux que vous sachiez combien ces années kabyles à Azazga ont été heureuses. Jeune enseignant j’ai fait de mon mieux même si tout n’était pas parfait. Je garde un souvenir ému de cette classe de TS dont je posséde une photo (peut-être avez-vous pu la voir car je l’ai transmise à Lahcène Moftah. Aujourd’hui retraité, je voyage, fait du bridge et suis heureux avec mon épouse Evelyne (prof de français retraitée), mes 2 grands garçons et leurs enfants (3 garçons et une petite princesse tous adorables). Nostalgique de cette période avec des élèves très sympathiques je vous demande de m’excuser si ce mot vous dérange. Merci pour tout ce que m’a apporté cette expérience enrichissante à tous les points de vue. Que tous mes anciens élèves et que tous les gens que j’ai connu pendant ces 4 années y soient associés. En terminant je voudrais vous féliciter pour ce que vous êtes devenue en espérant que vous avez aussi beaucoup de réussite dans votre vie familiale. Bien cordialement André GOUNY ancien prof de sciences naturelles Je vous laisse à tout hasard mon adresse électronique andre.gouny@wanadoo.fr

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                  • Tres emu de lire tous ces messages ,mais tres decus de ne pas etre parmis vous a cause de mon exil. En decouvrant ce site grace a mon ami Sadoudi Amokrane ,que je salue au passage, tous mes souvenirs du college remontent a la surface . Comment oublier tous ces professeurs tres devoues ,l’encadrement admnistratif, ils ont marque a jamais la memoire de generations de collegiens. Salutations a tous mes ami(e)s de classe et a tous les collegiens de ma generations.

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    • bonjour Fatma, je suis toute émue de me replonger dans mon enfance ; je ne sais pas ton nom de famille, mais moi aussi j’ai eu Melle Lubrano comme institutrice à Azazga, mais aussi Mr Rabia, le frère du directeur, mr Challa, les deux frères ; J’avais comme amies Nadia Tailli, fille du boulanger, Nora Hamadouche, les filles Kaci-Chaouch, et d’autres noms qui m’échappent. Comme j’aimerais avoir des nouvelles de tous ces gens !j’ai 64ans ! Marité

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  • c’est avec une profonde émotion que je prends connaissance du témoignage de monsieur jean louis sahut sahut,ce nom réveille en moi des souvenirs indélébiles et indéfectibles d’une enfance heureuse et innocente dans une ville sereine qu’était tizi-ouzou ,auprés d’un père aimant et protecteur et qui je m en souviens encore vous a"ramené"chez nous ; à la maison !!! Je suis la fille de monsieur saheb et ,oh, combien ,je souhaiterais que mon message vous parvienne .

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    • Bonjour

      Votre message est bien parvenu à Jean Louis Sahut. Il voudrait bien entrer en contact avec vous mais vous ne donnez pas votre adresse courriel.

      Vous pouvez m’écrire via le site par la rubrique contact, puis envoyer un message.

      Je ferai suivre à Jean Louis.

      Bien cordialement

      Claude

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      • BRAVO !

        Chers participants à la rencontre du 18 Juillet 2011 qui a regroupé les anciens élèves du CEG d’Azazga. Nous tenons à vous remercier d’avoir répondu présents à l’appel lancé par le comité d’organisation et d’avoir été à la hauteur de l’événement.

        Vos émotions exprimées lors des retrouvailles, vos témoignages sur les années vécues au CEG ainsi que vos hommages rendus à feu Rabia Mohand Arezki et à tout le personnel de l’établissement de l’époque sont là pour prouver votre contribution à la réussite de cette rencontre.

        Nous remercions la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou qui nous a accordé l’autorisation de nous réunir, la directrice du CEM Zaidat ainsi que le personnel du CRDDP d’Azazga qui ont mis à notre disposition leurs locaux et mobiliers.

        Encore milles bravo à tout le monde.

        le comité d’organisation.

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        • Bonjour Djaffar, Bravos pour cette fête grandiose,mais sincèrement,vous aurez du informer plus de camarades,qu’ils soient à l’intérieur du pays ou à l’étranger.Chose qui est très simple maintenant qu’il y’ a l’internet. Je t’avoue que j’ai fait le même reproche l’année dernière à hacene Meftah.D’abord,il a mis 9 mois pour me répondre avec des arguments pas très convaincants.Et rebelote,cette année.Espérant que ça ira mieux,à l’avenir

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          • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 21 juillet 2011 19:55, par Mohand Amokrane HANDALA (1968-1972)

            La rencontre devait avoir lieu en 2010, nous l’avions reportée dans le souci justement de toucher le maximum de personnes. Nous avons utilisé tous les moyens dont nous disposons, téléphone, mail, des volontaires dont Ahcène, Djaffar, Amokrane, ont sillonné la kabylie, et distribué des affiches dans les villages. Nous avons fait passer des annonces dans le journal, dans le site Miages-Djebels, dans le blog du CEG (http://ceg_d_azazga.eklablog.com) qui a été créé dans ce but. Beaucoup se sont excusés parce qu’ils ne pouvaient pas venir pour diverses raisons.

            C’est vrai que les retrouvailles du 18 juillet ont été grandioses et que tous les anciens élèves auraient souhaité y prendre part. Nous pouvons les renouveler et élargir la participation. Je dirai à Mohand Allaf, l’idée est lancée, nous avons besoin de la contribution de tous pour aller plus loin. Se remémorer les années de collège, exprimer notre reconnaissance aux personnes qui ont contribué à notre formation est louable et c’est un devoir pour nous, mais poursuivre l’oeuvre de ces femmes et de ces hommes reste le meilleur hommage que nous pouvons leur rendre.

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            • Merci Mohand Amokrane d’avoir répondu aux remarques de Mohand Allaf. J’ajoute juste ceci. A tous ceux qui sont marqués par les années d’or vécues au CEG d’Azazga de visiter de temps à autre le blog CEG d’Azazga ou le site Miages-Djebels afin d’être informés des différents projets que nous essayerons de réaliser.

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              • Un jeune enseignant français en Grande Kabylie 1958-1973. (2e partie). 24 juillet 2011 01:27, par Mohand Amokrane ALLAF

                Salut les amis,

                Ce n’est vraiment pas pour polémiquer avec vous,mais pour apaiser plutôt les esprits.Dès mon premier post,j’ai mis mon adresse mails,et je l’ai redonné dans un autre com.Je l’ai écrit publiquement dans ce site justement,car pour moi,c’est plus que mes frères et sœurs,et donc,je ne dois pas vous le cacher. Quant au blog,maintenant que nous l’avons créé ( car,je me considère comme faisant partie obligatoirement comme tout un chacun des élèves qui sont passés par le C.E.G. D’ AZAZGA),je me ferai l’obligation de le consulter de temps à autre.

                Toutes mes amitiés.

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              • Un autre inconnu voudrait s’exprimer dans le sillon du premier, non pas pour débattre du sujet qu’il a traité mais pour s’adresser aux autres. Ces autres sont les organisateurs de la rencontre des anciens élèves du CEG d’Azazga. Cela dit, je voudrais être circoncis et dire que que j’ai l’impression que l’objectif n’est pas de revivre un passé (il n’était pas le même pour tous, d’ailleurs) mais de montrer ce qu’on est devenu pour certains et le désir de coller au train pour d’autres. Sinon, une telle rencontre se prépare autrement avec analyse de la situation et des outils pour tracer un but (d’abord et un objectif immédiat ensuite). Ca n’a pas été le cas malheureusement. Je termine en saluant Mr Jean Louis Sahut que j’ai connu à Bouzeguène en étant un élève de ses collègues (les 2 Aliane). On avait des rapports avec lui puisqu’il était Directeur. Il comprendra normalement. C’était en 65/66, avant son départ pour Azazga. Nous, on avait continué avec les Aliane pour une autre année (pour certains) et rejoindre les écoles du secondaire ensuite. Tiens en parlant de Bouzeguène, combien de ces organisateurs savent qu’il existait une antenne du CEG d’Azazga à Bouzeguène ? Probablement aucun et pourtant elle a fonctionné pendant deux ans 68/69 et 69/70. Les archives du CEG pourront certainement contenir des preuves. Enfin une telle rencontre se prépare autrement et il ne suffit pas d’y mettre de la volonté (voir des calculs d’épicier) mais une compétence est requise.

                Bonjour tout le monde

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          • Bonjour Mohand,je comprends bien ta déception oh non plutot ta nostalgie,j’ai fait partie de la commission de préparation de ce magnifique regroupement et j’ai fait de mon mieux pour t’informer,mais à ce moment là tu n’étais pas au bled.Vue l’ambiance de cette rencontre,je suis certain qu’il y aura bien d’autres et beaucoups inchallah.

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            • Merci cher ami Mohand Amokrane,

              Votre écrit est à la hauteur de votre personnalité et de ce qu’était l’ambiance du CEG d’Azazga des années 60/70, ambiance pleine de sérieux,de discipline et de persévérance chez tous,élèves,enseignants et personnel d’encadrement,tels " Mme et Mr Maréchal,Mme et Mr Joseph Mme Cavite ;Mme Bodin,Mme Hermozila, Mrs Sahut, Coz, Bernardin,Fortin, Amara,Feu Mohand Arezki Rabia,Haddar ;et d’autres que je ne saurais citer par oubli.

              Il y régnait une concurrence saine et loyale entre les élèves où la triche n’avait guère sa place, à qui de décrocher les félicitations, les premiers prix,surtout celui "des mathématiques". Adultes, ces concurrences ont plutôt noué des amitiés entre nous.

              Hélas ce rejet de la triche,qui jadis était une culture est vite interrompu par la politique d’importation d’enseignants venus du moyen orient dont la mission était justement de casser cette culture, sinon comment expliquer leur laisser tricher délibéré ,si ce n’est de répondre favorablement aux objectifs sournois qui leur ont été ordonnés,y assurer des formations en constantes régressions. Ces objectifs inavoués sont ainsi atteints, les résultats,nous les subissons au jour d’aujourd’hui. "Une école algérienne sinistrée".

              Merci à toute l’équipe qui a organisé ces retrouvailles," Mme Chérifi,Ahcène Meftah,Amokrane Sadoudi,Djaffar Bakouche,Ferhat Amara,Si Mhand Haouili" vous tous qui nous avez permis de se retrouver quarante ans plutard .

              Boudjema Younès Chaouche, Ancien élève du CEG d’Azazga 1967/1971

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      • bonjour Ce n’est que maintenant que j’ai pris connaissance de votre réponse ,c’est encore avec bcq d’émotion que je vous écris ;je suis tellement heureuse et impatiente de prendre contact avec m.Sahut

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  • bonjour mr sahut je suis le fils de mr malla akli le professeur des écoles à la

    méme période que vous et il ma charger de vous transmettre son grand bonjour et le plaisir de savoir que vous chérissez toujours cette période de votre vie

    passée à azazga . mon pére va bien il vit en europe je me tiend à votre disposition si vous le souhaitez cordialement

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    • Ce site est fantastique. D’un côté il y a, des Français, qui pleurent, qui se repentent, qui veulent "la paix" avec des Algériens qui auraient combattu en 54-62 pour la "démocratie", de l’autre côté, il y a des Algériens, semblant indifférents à tout ce pathos, mais se servant de ce site comme d’une boite aux lettres, se chamaillent, dans un français quasi impeccable, à propos d’une réunion d’anciens élèves d’un collège de la Kabyle profonde.

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      • Cher inconnu.

        Vos remarques donnent à penser que vous n’avez pas pris la mesure de la chape de plomb qui habillait les Algériens du temps où la France était en Algérie.

        Si ceux-ci avaient été considérés non comme des sujets, mais comme des citoyens, la face du monde aurait été changée : ce pays serait actuellement un exemple de cohabitation harmonieuse entre l’Orient et l’Occident.

        Pour comprendre le vide démocratique de l’époque, je vous recommande la lecture de « l’affaire des officiers algériens » http://miages-djebels.org/spip.php?...

        Et « De L’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’Empire français » http://miages-djebels.org/spip.php?...

        En utilisant malheureusement les méthodes identiques à celles employées contre eux depuis 1830, les Algériens se sont donc bien battus pour la dignité et la démocratie même si cette dernière a été confisquée par la suite.

        Il s’agit d’une étape transitoire, car l’Algérie et notamment la « Kabylie profonde » comme vous le remarquez, détient un potentiel intellectuel qui peut rivaliser le nôtre. De plus les traditions démocratiques de cette région sont antérieures aux nôtres.

        Dans ces conditions quoi que de plus naturel que de chercher à démystifier le passé ?

        Claude

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        • Cher Monsieur Claude,

          Vous nous dites : "Si ceux-ci (les Algériens) avaient été considérés non comme des sujets, mais comme des citoyens, la face du monde aurait été changée : ce pays serait actuellement un exemple de cohabitation harmonieuse entre l’Orient et l’Occident."

          Or, les civilisationbs ne cohabitent jamais harmonieusement. Elles s’affrontent, se défient ou, au mieux, elles se tolèrent, et l’une ou l’autre, en général la plus vieille,ou la moins vigoureuse, finit par s’étioler et disparaître.

          Au contraire de vous, je dirais que si les Français avaient considéré les Algériens musulmans comme des citoyens, comme leurs égaux, depuis 1830, les Algériens seraient aujourd’hui des Occidentaux, indépendants de la France ou intégrés à la France, peu importe.

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      • Il vous en faut du tonus pour venir critiquer des bonnes volontés de part et d’autre !

        Pathétique vous me paraissez monsieur l’inconnu !Vous êtes peut être jaloux de mon bon français et de celui de la plupart de mes camarades et amis !Vous avez beaucoup à faire comme nous tous dans ce quotidien lamentable qui ne semble pas vous déranger outre mesure.Allez du concret et des bâtisses au lieu de flageller avec des critiques quasi nulles pas moins !!!De la part d’une ancienne de ce collège kabyle dont vous n’avez pas eu la chance de profiter pour son excellent enseignement . Dr Dehbia Abderrahmane.

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        • Madame Tarika,

          Relisez-moi, je n’ai pas critiqué les "bonnes volontés". J’ai simplement critiqué un point de vue idéologique relatif à la possibilibité qu’auraient des civilisations différentes et concurrentes de vivre côte à côte harmonieusement.

          Quant à être jaloux de votre bon français, que je soulignais moi-même, comment le pourrais-je, moi qui suis Français ? Au contraire, je souhaiterais que tous Algériens parlent aussi bien le Français que vous et vos camarades de collège.

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          • Mr l’inconnu !Encore plus pathétique à mes yeux d’algérienne que vous soyez

            un français cynique alors qu’on est à l’heure des

            redressements de tort de part et d’autre de la colonisation française !Vous n’avez

            aucune idée de la souffrance d’aucun peuple .Allez j’espère que vous ne viendrez

            plus nous troubler qui que vous soyiez !!!

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            • Madame,

              Il vous est peut-être difficile de réfléchir sur la question des rapports entre les civilisations. C’est pourqui vous préférez nier et rejeter un point de vue qui semble vous être intellectuellement étranger.

              La souffrance de nombreux peuples est justement liée à la question des rapports entre civilisations différentes, comme en l’a souvent constaté partout dans le monde et à toutes les périodes de l’histoire.

              Il suffit de lire certains ouvrages d’un grand intellectuel kabyle, Mohand TAZEROUT, pour le comprendre.

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              • Mr l’inconnu.

                Puisque vous êtes français, rappelez-vous que vous écrivez dans le cadre de la Francophonie et que les plaies que la France a laissées béantes avec le système colonial ont besoin d’onguent et non de poil à gratter.( Forme et fond).

                Merci malgré tout d’avoir mis en avant le cas de Mohand Tazerout, qui a dû s’exiler à la suite d’un différend avec sa hiérarchie.

                Cette mésentente a sans doute scellé sa carrière d’écrivain philosophe qui mériterait d’être mieux connue : Mohand Tazerout a sans doute réalisé la quintessence de différentes civilisations. Ce natif d’Azazga peut sans nul doute être une source de réflexions et d’inspiration pour la jeunesse en France et en Algérie.

                Voici son portrait de ce « globe-trotter et polyglotte, devenu un talentueux et prolifique écrivain » (Gilbert Meynier).

                Selon Wikipédia, Mohand Tazerout (1893 à Azazga en Kabylie en Algérie - 1973 à Tanger au Maroc) est un philosophe algérien, auteur de nombreux livres.

                Biographie : Natif de Kabylie, son père lui apprend le Coran et l’arabe. Après formation à l’école normale de Bouzaréa à Alger est nommé instituteur, dans une école de Thénia. En 1912, se rebelle contre le directeur et quitte l’Algérie pour Le Caire où il fréquente l’Université al-Azhar. En 1913, part pour l’Iran où il apprend le perse. Ensuite, départ pour la Russie, il apprend le russe. Voyage par la suite en la Chine et acquiert le mandarin. Vers 1914, se rend en Europe et visite plusieurs pays. Mobilisé en 1917 en France, blessé en Belgique et fait prisonnier en Allemagne.

                « Cet ancien tirailleur, déjà auteur confirmé et surtout traducteur émérite de l’ouvrage monumental d’Oswald Spengler « Le Déclin de l’Occident », publie entre 1955 et 1963, aux Éditions Subervie une somme de cinq ouvrages polygraphes et deux essais à forte connotation politique…

                Dans les cinq volumes en question, regroupés sous le titre « Au congrès des civilisés » (1955-1959), l’auteur - dont quelques-unes des distinctions sont mentionnées en couverture (professeur honoraire, officier de l’Instruction publique, lauréat de l’Institut) - excelle dans l’interculturel par son impressionnante érudition.

                Il imagine, en effet, une sorte de “symposiarque” où, en dix discours, chacun de ses membres présente ès qualité une culture et une civilisation spécifique, à savoir successivement : le Pharaon, le Mandarin, le Pandit, le Révérend-Père, le Moufti, l’Ephèbe, le Prêteur, l’Humaniste, le Clergyman et le “Camarade communiste de l’Union soviétique”. Si ces exposés sont abordés sous différents angles (géographie, histoire, politique, religion, sociologie, philosophie), avec une propension à l’abstraction de haute volée, il n’en demeure pas moins que les multiples sujets traités s’enchevêtrent souvent, et l’on ne trouve aucune indication de sources des citations ou des statistiques intégrées dans le texte. Néanmoins, aussi touffus que denses, aussi désordonnés qu’ardus, les livres de Tazerout sont novateurs et dignes de l’oeuvre d’un René Guenon ou d’un Fernand Braudel » . Hamid Nacer-Khodja http://www.revues-plurielles.org/_u...

                En résumé, les œuvres de Mohand Tazerout constituent un puits de réflexions sur l’homme et son environnement culturel où pourront s’abreuver ceux qui rêvent de rapprocher Orient et Occident ou tout simplement de rapprocher les hommes.

                Un exemple de plus illustrant les grands talents produits par la civilisation orientale en Algérie. Dommage que la France d’alors dans sa suffisance n’ait pas su ou pas voulu les reconnaître.

                Claude

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                • Cher Monsieur Claude,

                  Merci d’avoir rendu hommage et justice à Mohand TAZEROUT, un intellectuel capable d’appréhender et de scruter en même temps l’essence de plusieurs cultures. En tant que Français, nous devons reconnaître la dette intellectuelle que nous avons à son égard.

                  Mais vous avez raison, votre site recherche la compréhension entre anciens adversaires, et je dois m’effacer.

                  Même si je voulais simplement dire que la colonisation ne constitue qu’un stade particulier d’une culture donnée : durant les Croisades, il n’y avait pas de racisme entre Princes Arabes et chevaliers francs, juste un peu de condescendance de la part des premiers parvenus à un haut degré de raffinement à l’égard des seconds encore empêtrés dans leur "barbarité" germanique.

                  Adieu, Miages, adieu Djebels, Bon courage Monsieur Claude.

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  • je suis tres emu par ce que je viens de lire et qui fait partie integrante de ma jeunesse passee au ceg d azazga avec Mr RABIA et M R SAHUT mon prof de maths .je suis devenu par la suite directeur dans une entreprise nationale et je salue tous mes anciens camarades en ayant une pensee aux decedes allah yarham .je m apelle YESLI ali et je suis de BENI DOUALA

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  • emu d avoir ete informe par ce temoignage de mon prof de maths que je salue au passage .je n oublierais jamais ces annees que j ai passees au ceg d azazga alors que je n avais que onze ans .bravo a tous ceux qui collaborent dans ce sens et encore une fois merci a tous

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  • tres emu de lire et de se rappeler de vous Mr SAHUT .GRACE A VOUS ET A L ENSEMBLE DE LA CORPORATION D AZAZGA LA PLUPART DES ANCIENS ELEVES SONT DEVENUS DES CADRES .ON SE SOUVIENDRA A JAMAIS DES MOMENTS FORMIDABLES ET INSTRUCTIFS QU ON A PASSES ENSEMBLE

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    • Bonjour Yesli !Puisqu’une occasion se présente je vais te souhaiter à toi et à tous nos anciens camarades une bonne fête de l’Aid .On se souvient un peu des fêtes de l’aid à Azazga .Peut être qu’à l’internat du CEG les internes avaient droit à un repas spécial .Enfin ,beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis .J’ai essayé un rapprochement et rassemblement de cette Intelligentia des anciens en proposant la création d’une Académie lors de cette rencontre de Juillet malheureusement le projet semble gelé puisque je n’en ai plus entendu parler sauf par un rabat joie qui m’a annoncé sur ce site même que mon rêve est du domaine de l’irréalisable .Qu’y a t’il de si impossible à créer une association ?L’Académie du grain de blé magique peut naitre sous la forme d’une simple association ainsi sont nés Emaus de l’Abbé Pierre ou Les restaus du coeur de Coluche ...Soit ,je n’abandonne pas mon rêve aussi il reste là en veilleuse et je suis consciente que l’urgence de la création d’une telle structure sera de plus en plus pressante aussi avis aux intelligents pour ne pas laisser mourir nos besoins les plus vitaux !Je vous salue tous .Dr Cherifi Nouara .

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      • Je voudrai demander pardon à mes camarades d’avoir tant insisté auprès d’eux pour un beau rêve qui me tient à coeur .Je n’ai pas fait preuve de discernement et de réalisme tellement aveuglée par ce désir de ramener tout ce que la France a de meilleur en Algérie puisque aujourd’hui tout le monde même les vieilles nourrissent cette "Envie de Marius" de Marcel Pagnol:Partir,partir...J’ai demandé au responsable de Miages Djebels de supprimer tous mes messages ,mes commentaires qui ont indisposé certains mais apparemment cela n’a pas été possible car on empièterait sur les magnifiques et édifiants commentaires de mes autres camarades .Donc la colombe est là et restera là forcément .Impénitente colmbe qui voulait juste se poser sur le clocher de l’Eglise d’Azazga témoin du temps ,de notre histoire !Bonne continuation à tous de Colombe blanche .

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        • Pourquoi ce gel et silence du site ?Ce n’est pas à cause de querelles intestines entre kabyles qui se retrouvent et qui se renient entre eux que l’initiative merveilleuse du troublant message de la francophonie va être amoindri à des doutes ,des perquisitions sournoises ?La francophonie m’a permis de respirer ,de partager tant de belles pensées ,de belles choses aussi en ces oeuvres qui jaillissent à notre insu sans crier gare car plusieurs parmi nous écrivons en cette langue française !"....La francophonie est comme cette chambre de l’ami où nous aimons nous retrouver ..."De Tahar Bendjelloun .Aussi de grâce oubliez cette "crise" de la bataille d’une femme qui s’est battue en vain pour asseoir un rêve irréalisable apparemment !?Et revenez à ce site pour le faire bouger car nous avons besoin que des volontés s’y manifestent à nouveau ,que de nouveaux témoignages y surgissent ,que de nouveaux rêves aussi s’y infiltrent pour adoucir notre mémoire devenue épineuse par réaction inconsidérée devant l’adversité !Allez il fait beau ,les hirondelles sont de retour à AZAZGA ,il faut le accueillir avec plaisir pas avec rancune .quant à la petite colombe ,une fois la paix revenue elle redevient oiseau !Promesse de Maleh Haddad un autre témoin messager de la francophonie .

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      • Par l’intermédiaire de certains anciens camarades le classe du CEG d’azazga, j’ai eu vent des rencontres organisées pour un rapprochement des anciens élèves, chose louable, je tiens à saluer les initiateurs de cette noble tache, qui ne fera que faire revivre les années passées ensemble surtout ,nous les internes, qui dès notre jeune age, partimes pour acquérir le savoir, c’est pour ça que je tiens à saluer tout le monde, rendre un vibrant hommage au directeur feu Rabia , qui avait su, ramener des enseignants de qualité, dont je rends hommage . Des souvenirs enfouis, surgissent , dont le plus marquant, la fuite vers une heure du matin du dortoir de l’annexe, en signe de soutien aux étudiants en gréve. Je me souviens, comme si celà datait d’hier, la veille , on était en études, quant le directeur entra,il nous avez éxpliqués, que cette gréve des étudiants ne nous concernait pas . Pour nous le mot d’ordre était clair amergou ,signifiant grève, Comme si de rien n’était, nous allames ,apres l’étude au réfectoire pour le diner, puis à l’annexe du CEG, au dortoir, je tiens à préciser que nous étions en classe de seconde. Une fois l’extinction des feux, nous fumes semblant de dormir,on attendait l’heure fatidique pour nous évader. Vers minuit trente, le mot d’ordre fut donné de se lever,Comme un seul homme, tout le monde fut debout , chacun s’afférer pour s’habiller , car il y a lieu de signaler que c’était l’hiver en plein mois de janvier. Nous primes soin de barricader la piaule du surveillant , en mettant un lit au travers de la porte. Par le froid glacial,nous sortimes en queue le leu , il faisait noir, nous marchames des heures et des heures à travers champs , pour éviter les routes carrossables. Je me souviens de la traversée de l’oued El Djemaa, l’eau était glaciale, nous nous tenames par les mains et bravames le courant avec le déferlement des eaux en furie,la chaine humaine a pu traversé l’oued. Aussi tenaillés par la fin, nous arrachames quelques carottes pour apaiser la faim.Le jour commançait à poindre,nous arrivames à Djemaa Saharidj , De là, scindé en petits groupes , pour rejoindre chacun sa localité, Arrivé à Tizi ouzou, transi de froid, les pieds couverts de cloques , je cherchais désepérement un taxi pour rejoindre mon village ,car il était six heures du matin, Apres une interminable attente,enfin, le premier taxi vint, mes camarades et moi, nous nous précipatames , pour nous engouffrer à l’intérieur,une arrivés au village des questions fusèrent , mais les mots sortaient difficilement.

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        • Bonjour Faci !Enfin cher camarade tu viens interrompre le silence du site !Toujours aussi brillant que tu l’as été durant ces années du CEG ;en lisant ton message j’ai été transportée dans ce village de Fouroulou le fils du pauvre ,on y retrouve ce verbe ,ce ton de Féraoun effectivement .Nostalgie ,nostalgie...Tu était chef de classe et tu sévissais avec une rigueur digne de l’école de Da Mohand Rabia .Tu m’avais souvent punie !!!Ce que Da Moh n’a jamais eu à faire !Mais franchement puisqu’on est sur un site de la francophonie pas moins tu m’as époustouflée par le ton et le temps de ton message .Bravo et encore bravo pour ce passé simple évoqué aussi parfaitement .Une fois de plus remercions Mr Sahut de continuer à permettre de nous retrouver pour nous souvenir et permettre aux générations après la notre de découvrir un autre état d’esprit ,une pauvreté plus poignante que l’on ne voit plus heureusement de nos jours .La leçon que nos enfants devraient tirer de notre passé simple c’est qu’avec rien ou presque rien on a étudié ,on n’a pas choisi la facilité .Je te souhaite une bonne continuation et toutes mes amitiés à Fetta qui a été mon amie au lycée Amirouche où j’ai transité et à l’université d’Alger . Dr Cherifi Nouara ..

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          • Merci pour ton témoignage ,qui a suscité en moi une certaine fierté d’un devoir accompli, j ’ espère avoir été à la hauteur de la tache, qui m’avait été assigné en tant que chef de classe. Dans la foulée, je veux relater cette altercation entre deux élèves pendant le cours d’anglais, dont le professeur fut Zulficar, un pakistanais, mémorable par sa grande taille. Une dispute avait éclaté entre un maitre élève, dont je ne citerai pas le nom et un élève en plein cours. Au début juste un échange de mots acerbes, puis le ton a monté, ils sont venus aux mains, des coups fusèrent. Le prof était désemparé, ne savait quoi faire devant ce spectacle invraisemblable, il ne croyait pas ses yeux, deux élèves se battre en plein cours, sa réaction fut d’aller vers la porte pour aller avertir la surveillance . En ma qualité de chef de classe, j’ai su le convaincre de ne pas aller . Finalement ,les choses sont rentrées dans l’ordre, les esprits se sont calmés, le cours avait repris. Un ancien élève Faci Ramdane , qui veut apporter sa modeste contribution.

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  • moi hadjelaoui mohammed j’étais élève de Mr sahut l’année 1967, comme je n’avais pas la chance de passer l’examen de 6eme, car j’étais un mauvais élève donc on m’a affecté au certificat d’etudes.

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  • Je suis d’ Ait Issaad,mon frère était interne au CEG une des 1 promos arabisée. Je connais un certain nombre de personnes cités dont des cousins comme le surveillant général.J’étais aux chalets chez les soeurs blanches mais nous passions nos examens : 6eme, certificat d’étude et brevet au collège.Merci d’avoir pris le temps de faire ce témoignage et service de trait d’union aux anciens.

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    • Bonjour mon amie ,je te reconnais et je te revois à nouveau à Azazga dans cet environnement du dispensaire ,de l’ancien hôpital toujours sérieuse dans ton travail !Oui que le souvenir de ces chalets d’Azazga mérite d’être évoqué car les filles qui y sont passées ont bénéficié d’un enseignement des plus performants .Aujourd’hui les anciennes filles des chalets restent où qu’elles soient des ambassadrices indéniables de ce verbe et message troublant de la francophonie .Je suppose que vous me reconnaissez pour m’être déjà beaucoup investie dans ce site de Miages Djebels en ramenant mon idée de la création d’une Académie ...Je profite de cette occasion pour dire à mes anciens camarades de nous tenir informés des suites de cette association des anciens du CEG ,a t’elle vu enfin le jour ?

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      • Décidément ce merveilleux site qui a crée un enchantement sans pareil est vraiment gelé ...Pourquoi ?Allez ,manifestez vous à nouveau et partagez !!!Là j’invite tous mes anciens camarades et aussi Miages Djebels à visiter mes blogs :Jardifees.overblog.com et Jardifées.Colombe blanche .Eklablog .com

        Je serai ravie de votre visite dans "Jardifées":Jardin des fées !Pas n’importe lesquelles :Aldjia Bahmil la fée kabyle que j’ai trimbalée dans mes bagages en exil en France et Mélusine la fée Celte de mon jardin de Moselle ...Cette merveilleuse francophonie par laquelle s’exprime mon imaginaire crée des miracles ... Donc à bientôt sur mes blogs .

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  • je suis né en 1957 je m’appelle azouaoui abderrahmane ,je me souviens de vous vous vous êtes arrêté avec votre voiture une 403 pour discuter avec mon grand père Idir entre Ihitoussene et Ait ferrache ,mon pére était enseignant à l’école d’ait ikhlef et décédé au maquis en 1958 vous devez surement discuter de lui .Je vous est retrouvé au CEM d’azazga alors que j’entrais en 6 éme les enseignants et les oulémas avaient un respects absolu de la part des kabyles

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