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Album photos d’un Haut Savoyard instituteur à Ighil-Tizi près d’Ifigha, en 1960 et 1961. 1ère partie

jeudi 30 septembre 2010, par Claude GRANDJACQUES

Album photos d’un Haut Savoyard instituteur à Ighil-Tizi près d’Ifigha, en 1960 et 1961.

Conscient du plaisir que procure à nos amis des Aït Ghobri, la mise en ligne de photos prises il y a cinquante ans, je ne manque pas une occasion de prospecter. En juin, à l’occasion d’un contact téléphonique, Michel, un ancien de la CCAS du temps du 27ème BCA à Ifigha, m’indique une piste :


  • Téléphone à Robert. Il a un paquet de photos. Peut-être voudra-t-il te les communiquer. Robert réside dans une commune savoyarde proche de Genève.
  • Salut Robert, ici Claude, je t’appelle de la part de Michel ….

Nous bavardons au téléphone et parlons photos :

  • - Oui, j’ai pas mal de diapos que j’ai classées dernièrement après les avoir visionnées avec d’anciens camarades. Je dois les numériser. Je te propose de nous rencontrer par la suite. Nous verrons alors ce que nous pouvons faire…Le travail de numérisation va être très long. Plus d’une semaine de travail ….

Début septembre nous reprenons contact.

  • Les diapos sont maintenant sur ordinateur. Tu peux venir avec une clé USB. Le 15 septembre, après avoir programmé mon GPS, je me rends chez Robert. Une heure de trajet. Cet outil d’orientation s’avère utile. En effet, si aller de St
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    Septembre 2010. Robert Michoud présente ses photos prises près d’lfigha il y a cinquante ans

Gervais à St Julien ne soulève pas de difficultés, il n’en est pas de même pour gagner ce coin de campagne de mon département qui m’est inconnu. C’est là que je fais connaissance de Robert.

Nous nous découvrons rapidement des amis communs : son parcours avant l’armée est similaire au mien. Il est passé par St François à Thonon. De plus, je découvre qu’il était dans le secteur d’Ifigha alors que j’étais à Bouzeguène. Que de souvenirs évoqués en parcourant ensemble ces photos de grande qualité !... Elles sont d’une beauté épurée restituant l’ambiance d’alors : les montagnes austères de la Kabylie qui rappellent notre Savoie, une population au cœur noble et fier, ployant alors sous le poids de la misère, prise en tenaille dans les contradictions d’une époque où se mêlaient le sang, le cœur, les égoïsmes, les idéologies dominantes, l’autoritarisme de la France d’alors, sans compter les méthodes employées par ceux qui voulaient mettre la France dehors….

« L’essentiel est invisible aux yeux… on ne voit bien qu’avec le coeur… » dit le Petit Prince de Saint-Exupéry. Comme le Petit Prince avait raison !.. Ces photos en sont la démonstration. Elles illustrent les liens naturels qui se sont tissés entre des jeunes portant l’uniforme qui ont réagi spontanément avec leur cœur face à une situation dont la complexité et les enjeux ne leur apparaissaient pas alors.

Ces photos, belles à souhait, purs joyaux d’une époque, ont une âme. En les consultant, vous découvrirez l’âme kabyle, reflet de la pureté des paysages où les montagnes dominent des vallées domestiquées par une population laborieuse.

Robert a su, avec son Kodak, immortaliser cette part d’humanité qui habite les hommes, dans le chaos du moment.

Pour ceux qui de nos jours pourraient en douter, l’anecdote suivante permettra de comprendre. Alors que nous visionnions les photos et admirions les enfants et leurs costumes chatoyants, Robert me confie au moment où j’en découvre certains avec des vêtements à l’européenne :

  • Ces habits viennent de Rumilly !... me confie-t-il. Devant mon étonnement, il poursuit :
  • Lorsque le Commandant des Chasseurs m’a confié l’école d’Ighil-Tizi, je succède à RIEFEL Jean-Michel. Face au dénuement des enfants, je prends dès les premiers jours ma plus belle plume et envoie un courrier d’appel à l’aide au Maire de Rumilly en Haute-Savoie. Je lui demande d’envoyer des vêtements.
  • Tu es de Rumilly ? lui dis-je étonné.
  • Non, pas du tout. Mais avant de partir faire à l’armée, j’avais eu l’occasion d’assurer l’encadrement d’une colonie de vacances. Parmi les gamins dont j’avais la charge, figurait un enfant qui avait alors de sérieux problèmes de santé. Il devait prendre des médicaments de façon régulière, y compris au cours de la nuit. C’était contraignant. Toutes les nuits, je l’ai réveillé à 1 heure du matin. À l’issue de la colonie, j’ai eu l’occasion d’établir le contact avec le père de cet enfant qui dans les faits était le maire de Rumilly. C’était le seul notable que je connaissais. Je l’ai donc naturellement sollicité. J’ai reçu des colis de vêtements et de chaussures. J’ai même reçu des chaussures à talon !... Tu vois les jeunes kabyles avec ce genre de chaussures !!!.

Robert a pu ainsi distribuer aux enfants des vêtements et des chaussures à plusieurs reprises.

  • Ce n’était pas toujours adapté à la taille et c’était il faut bien le reconnaître moins chatoyant que les habits de couleur locale ! ajoute Robert.

Nous bavardons tout en visionnant les photos du passé. Les yeux embués de Robert trahissent encore le drame de l’arrachement face à une œuvre inachevée… Son cœur bat toujours pour cette terre et ses habitants qu’il a aimés. On ne joue pas avec le cœur des jeunes de vingt ans.

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Robert Michoud en 1960

En témoignage de grande affection, pour ceux qu’il a côtoyés, Robert me laisse partir avec l’ensemble de son album de photos légendées. Je restitue dans leur ordre d’enregistrement, celles que nous avons décidées de conserver. Par principe de précaution, nous n’avons pas mentionné les noms de famille ou les prénoms des enfants. Ils se reconnaîtront.

En consultant les diaporamas, vous ferez un voyage au cœur du souvenir et irez même jusqu’à Alger.

Sur certaines photos figurent des militaires. Elles ont été conservées à cause des paysages magnifiques. Quant aux traces du drapeau français, le drapeau fait partie de l’histoire commune entre l’Algérie et la France. Une France qui voulait à l’époque combler un retard accumulé dans cette région de Kabylie. Le lecteur verra également une photo de Monseigneur Duval, l’archevêque d’Alger, un Haut Savoyard, ami de mon père après avoir été vicaire à St Gervais. Monseigneur Duval est en compagnie de Pierre Mongellaz, un de mes amis, actuellement curé de la paroisse des Houches.

Comme les liens du cœur ne sont pas rompus - bien des Kabyles vivent en France et regardent vers la Kabylie tandis que les villageois des Aït Ghobri ou des Ait Idjeur regardent vers la France - puisse l’évocation de ces souvenirs contribuer à renforcer le capital d’estime qui existe entre les hommes de bonne volonté.

C’est le vœu de Robert, qui le surlendemain de ma visite, m’écrivait : « Bonjour Claude,

Quelle émotion de visionner avec toi le quotidien des années de notre jeunesse passées. Nous portons le même regard sur le passé que nous avons vécu dans le même secteur , au même moment. Durant près de 2 ans, en 1960 et 1961, alors que j’étais militaire, j’ai eu la chance d’être instituteur à Ighil-Tizi, où j’ai fait de mon mieux pour transmettre une certaine façon d’être avec les moyens dont je disposais à l’époque. Durant cette période, j’ai sans doute plus reçu que donné à l’occasion des contacts avec les habitants et surtout les enfants. Je voudrais que ces photos, traces des relations humaines confiantes nouées pendant cette époque tourmentée, soient l’expression de l’amitié que je porte à ceux que j’ai côtoyés alors ».

Robert Michoud.

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Robert Michoud sur le pas de la porte de l’école d’Ighil Tizi

Message reçu le 16 février 2010. Merci Mahmoud pour ces précisions

Cher Michoud, je vous donne ci-dessous quelques indications sur les photos :
- 01/rocher d’ighil qidhoune
- 09/au fond le village Tabourt
- 11/Annar nathelhadj
- 12/bérgéres à Akhnaq
- 13/ planche à fumier "Aqva"
- 14/jardin Nassaadha oulhadj à Akhnaq
- 15/ chemin "Avridh boulma"
- 21/ le rocher "Thaqarouth El varj"
- 24/marabout "Sidhi ali vouthqarouth"
- 32/ Route de "Thissladhine"
- 37/ lieu dit "Thaourirth"
- 39/ place du village vue sur Ighil Tziboa
- 40/citoyennes et citoyens d’Aourir
- 47/ Thissladhine
- 48/ depuis le rocher "d’ighil qidhoune".

amitiés Mahmoud Brahiti

Portfolio

Rocher d'Ighil Tizi Montée sur Aourir Montée vers Tabourt : Aourir L'aumonier , en route Aourir vue d'Acahalame Un bourricot lauriers roses à Boubehir. été 1961 Caroubier Au PC du 27° BCA Ighil Tizi- Piste du rocher. Mai 1960 Tabourt. chèvres Batteuse à Iril Tizi Bergères d'Iril Tizi. Vue sur Ighil Tizi Boa février 1961- Planche à fumier. Vue d'un jardin d'Ighil Tizi Cueillette des figues de barbarie sur chemin qui monte à Ighil (...) Amendier en fleurs. Deux fillettes de Tabourt Sous quartier du 27 - SAS d'Ifigha, Ait Issad, Oued Sebaou Moknea, Malaga, Akfadou vus depuis Aourir Route de Tala-Gala. Décembre 1961 Ait Issad vu depuis le rocher d'Ighil Tizi Ait Issad. Vue depuis le rocher d'Ait Issad Ait Issad- oranger Ait Issad - tombeau d'un Marabout Ifigha. Vue depuis Ait Issad. Ifigha sous la neige- décembre 1960 Tala Gala. Neige. Janvier 1962 PC Ifigha. Neige. janvier 1962 PC Ifigha. Neige. janvier 1962 PC Ifigha. janvier 1962 Robert Michoud et Wisky au rocher d'Ighil Tizi. Ighil Tizi : filles de l'école revenant du rocher Ighil Tizi : femmes allant à la fontaine Michel au rocher d'ighil Tizi Pont de Boubéhir Passerelle Si Mohand Saadi et Oued Serdoun Robert Michoud à la passerelle Si Mohand Saadi Tabourt : un piper en protection d'un convoi. Ighil Tizi - Juillet 1960 Elections de mai 1960 en route pour le vote à Aït Issad en passant par Ighil (...) Elections de mai 1960 en route pour le vote à Aït Issad en passant par Ighil (...) Elections de mai 1960 en route pour le vote à Ighil Tizi Oued Serdoun l'instituteur Rieffel et les chèvres Ighil Tizi vue générale Ighil Tizi depuis le poste Ighil Tizi vue du rocher ighil Tizi : vue depuis le rocher avec Aourir au sommet.

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26 Messages de forum

  • Magnifiques photos de notre région même si elle rappelle une période noire. Il serait intéressant de reprendre contact avec ce village savoyard Rumilly, ne serait ce que pour les remercier de l’aide qu’ils ont apporté aux enfants d’Ifigha. Cette aide n’avait pas été très bien perçue à l’époque où la guerre sévissait dans notre région. Pour certains, cette aide n’était destinée qu’à amadouer les villageois pour qu’ils dénoncent les Rebelles. L’intention était noble mais mal expliquée donc elle fut mal perçue, il est bien de rétablir les choses. Surtout que de nombreux témoins se rappellent de cet instituteur sympathique, pas comme "les autres".

    Il y a un autre homme dont les villageois se souviennent pour sa courtoisie et ses maintes tentatives pour adoucir les conditions de l’occupation, il s’appelait Nicolas.

    Cordialement

    Sophia Ait A3mar

    Fille d’Amrane

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  • Cher monsieur Haut Savoyard

    Ce message est destiné à Monsieur Robert Michoud auteur des photos.

    Je vous remercie d’avoir sauvegardé ces souvenirs, certes recueillis en une période peu glorieuse pour les humains qui se font la guerre, mais qui sont aujourd’hui les rares traces d’un passé lointain pour les héritiers de ces villageois d’Aït Issaad. Peut-être avez-vous des contacts avec d’autres camarades de classe qui posséderaient comme vous des photos. Il serait intéressant pour moi de les contacter. En tant que chercheur je souhaiterai également vous rencontrer avec quelques autres pour vous faire parler de Ighil Tizi et d’Aït Issaad. Je mène une recherche sur un aspect de la guerre d’algérie : le chant de résistance.

    Si vous n’y voyez pas d’inconvénient j’aimerais pouvoir vous téléphoner et peut-être vous rencontrer. Il serait intéressant de vous inviter à Aït Issaad où les instituteurs, même en temps de guerre, ont été appréciés par des enfants aujourd’hui grand-pères et grand-mères. Mehenna Mahfoufi, ethnomusicologue d’Aït Issaad (parti en France en mars 1958). Je vis actuellement dans le Tarn et Garonne.

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    • Bonjour Mehenna. Merci pour le contenu de votre message que je fais suivre à Robert. Pour que celui-ci puisse vous contacter, il est indispensable que vous laissiez au moins vos coordonnées Email que vous pouvez m’adesser en passant par la rubrique contact du site. Bien cordialement.

      Claude

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    • Merci Mehenna Mahfoufi, j’ai passé au moins 18 mois à ait-issad. J’ai ’’réussi" à faire l’école seulement 3 mois à ait-issad. Les 3 premiers mois de 1961. J’avais environ 120 enfants : garçons et filles. J’en prenais 60 le matin et 60 l’après-midi. Je m’appelle Paul Mansion, j’étais grand, je devais faire peur aux enfants et pourtant je les aimais bien mais pas suffisamment pour continuer. Celui qui m’a remplacé s’appelait Max Périssein. Il y avait deux autres instituteurs René Ginet et le sergent Claude Laporte tué du côté de Bouzeguene en février 1961, il était marié et sa femme attendait leur 2e enfant. J’étais heureux de partir en août 1961. Mais aujourd hui je pense souvent à votre beau pays : la France n’aurait jamais du faire la guerre aux Algériens. La seule excuse c’est que nous avions 20 ans. Parfois je vais à Castelsarazin peut-être pourrions-nous nous rencontrer ? Vive la Kabylie et ses Kabyles.

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  • Bonjour à tous ceux et à toutes celles qui ont contribués de près ou de loin à la publication de ces photos qui nous a servi, en quelque sortes, de pont qui nous a relié à notre passé qui n’est pas si loin, dans le temps, mais qui semble être un abîme profond sans ces petits rappels si précieux. Tout ce qu’on vous demande, si c’est possible bien sûr, c’est d’ajouter des noms des personnes sur ces photos, et encore d’autres photos qui ne seront que les bienvenues. Permettez moi de vous rappeler que tous les gens qui ont vu ces photos, vielle et jeune génération, ont été très ému. Pour finir nous tenons vraiment à vous remercier énormément, de notre part et de la part de tous les villageois, pour tout ce que vous avez fait. MERCI

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    • Album photos d’un Haut Savoyard instituteur à Ighil-Tizi près d’Ifigha, en 1960 et 1961. 1ère partie 29 janvier 2011 21:14, par Attoumi, un moudjahid qui a combattu jusqu’à l’indépendance.

      Bonjour Claude. J’ai apprécié les photos qui me rappellent la région d’Azazga que j’ai connue. J’y étais début 1957 et suis revenu en 1960 où j’ai passé toute cette année. Que ce soit à Moknéa, Ait Djenade ou à Illoula, j’ai eu de très bons souvenirs. J’ai connu M’haga fin 1956 sous la neige.

      En lisant "Avoir 20 ans dans les maquis", tu retrouveras tous les lieux par où je suis passé. Mr Balland, ancien instituteur de Tizi Rached m’a écrit pour m’exprimer sa satisfaction de se retrouver dans tous les lieux cités.

      Nous devons tous continuer ces contacts entre nous pour nous rapprocher davantage les uns des autres. J’ai appris récemment que les responsables de la FNACA ont rencontré le colonel Hassan, le chef de la Wilaya IV. Voilà une bonne initiative.

      Amicalement et mes remerciements à cet ancien instituteur d’Ighil Tizi.

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      • Pour rapprocher la France et l’Algérie, il faudrait surtout que, en Algérie, le combat courageux des HARKIS soit reconnu comme légitime lui aussi, comme celui des membres de l’ALN. Il existe des arguments objectifs qui justifient leur combat, mais ils restent cachés au peuple algérien. Sans cette reconnaissance du rôle légitime des Harkis dans la Guerre d’Algérie, tout le reste n’est que "palabres", certes sympathiques, mais bien insuffisantes.

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        • Vous donnez d’abord l’exemple en décorant les miliciens du Vercors et tous les autres collabo. A ce moment-là, nous en reparlerons.

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          • Vous êtes en pleine confusion historique et culturelle !

            De même que que le FLN/ALN ne peut être comparé à la Résistance française (il en est même l’antithèse), de même les HARKIS ne peuvent être assimilés aux miliciens et collabos de Vichy.

            En effet, la Résistance française était un mouvement national et patriotique, au sens occidental du terme (principes universalistes), tandis que le FLN/ALN était un mouvemenbt ethnique, racialiste, à caractère religieux, terroriste et totalitaire, dont le but était de mettre l’Algérie sous le carcan de l’arabo-islamisme (non universaliste).

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            • Vous ne manquez pas d’air en disant ça.vous nous prenez pour des imbeciles ou quoi ??le FLN/ALN conçu par un groupe de 6 lui meme issu des 22 du CRUA a lutté pour quoi à votre avis ? et l’issue de ce combat legitime !!!Le but des harkis ne fut ’il pas de combattre aux cotes des français (colons) la revolution pour perpetuer encore et encore le joug colonial.Oui ,il est vrai que 132 ans ,c’est difficile pour abondonner tout ça et partir.ne dit ’on pas que partir c’est mourir un peu !!!Seriez vous plus intelligent que la plupart des français liberaux qui se sont ranges au cote des Algeriens ou alors des Algeriens de souche europeennes qui se sont battus,morts ou guillotinnes pour que vive l’Algerie independante.Seriez vous plus averti que le gouvernement français au point de lacher l’Algerie et de desavouer meme les collabos qui ont joué le meme role sinon plus que ceux qui ont frayé avec les allemands.Et notre resistance alors ?Mouvement echnique,racialiste(? ?)dites vous ??terroriste et totalitaire !!!C’est du n’importe quoi !!!! j’arrete là pour ne pas devoir repondre aux eructations d’un parano.

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              • Oui, bien sûr, je maintiens ce que j’ai dit sur le FLN/ALN de cette époque, en tant que parti racialiste, terroriste, totalitaire, et islamiste. Il n’y a qu’à examiner ses méthodes et ce qu’il a fait dès l’Indépendance. Les deux récents articles de Monsieur Mohamed Harbi sur ce site sont sur ce point déjà éloquent, et ils ne traitent que de quelques points précis., pas de l’ensemble !

                Et je ne confonds pas le FLN/ALN avec le peuple algérien de cette époque, car c’est lui qui mis le « hola ! » et stoppé les meurtres et les combats meurtriers et les exécutions sommaires entre gens du FLN qui avaient commencé après l’indépendance. Puis, de nouveau, il est descendu dans la rue en 1888.

                Quant aux pieds-noirs et aux Français qui ont pris fait et cause pour l’indépendance de l’Algérie, même au prix de leur liberté et parfois de leur vie, il n’y en a qu’à voir comment ils ont été traités après l’indépendance.

                La preuve, il n’y a aucun qui s’est installé en Algérie, comme ils en auraient eu le droit. À cause du terrorisme du GIA ? Mais le GIA islamiste est l’enfant du FLN/ALN, puisque ce dernier a enfoncé l’Algérie dans l’arabo-islamiste.

                Pour le moment, c’est vous qui éructez. Alors, il ne faut pas rêver à une « conte merveilleux » ! Il faut voir la réalité, la dure réalité, en face pour comprendre une période historique, et surtout comprendre pourquoi ça s’est passé comme cela.

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  • cher Michoud, je vous donne ci-dessous quelques indications sur les photos : 1/rocher d’ighil qidhoune 9/au fond le village Tabourt 11/Annar nathelhadj 12/bérgéres à Akhnaq 13/ planche à fumier "Aqva" 14/jardin Nassaadha oulhadj à Akhnaq 15/ chemin "Avridh boulma" 21/ le rocher "Thaqarouth El varj" 24/marabout "Sidhi ali vouthqarouth" 32/ Route de "Thissladhine" 37/ lieu dit "Thaourirth" 39/ place du village vue sur Ighil Tziboa 40/citoyennes et citoyens d’Aourir 47/ Thissladhine 48/ depuis le rocher "d’ighil qidhoune".

    amitiés Mahmoud Brahiti

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    • JE ME JOINS A MON COUSIN POUR VOUS REMERCIER MR MICHOUD DU FOND DU COEUR POUR TOUTES SES PHOTOS EMOUVANTES DE NOTRE VILLIGE IGHIL TIZI DES ANNEES 1960. ETANT NEE EN 1962, SES PHOTOS M’ON PERMIS DE DECOUVRIR L’EPOQUE DE NOS PARENTS ET DE MES ONCLES. AYANT DECOUVERT TOUTES LES AUTRES PHOTOS NOUS AVONS RECONNUS PLUSIEURS PERSONNES QUI SONT ENCORE EN VIE ET ILS DOIVENT AVOIR UN PEU PRES 60 ANS, D’AUTRES VIVENT DANS LE VILLAGE ET D’AUTRES EN FRANCE. MAINTENANT LE VILLAGE A BEAUCOUP CHANGE ET EVOLUE, SUITE A DE NOMBREUSES CONSTRUCTIONS, CROYEZ MOI QUE LA MONTAGNE AU DESSUS DU VILLAGE N’A PAS BOUGER AVEC LE VILLAGE D’AOURIR...

      ENCORE MERCI POUR SES EMOTIONS.

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    • Bravo Mahmoud, Comment as-tu reconnu que c’est les gens d’Aourir(40),juste parce que ces personnes marchent vers la place,la djemâa d’Ighil-tizi ? si ma vision est toujours bonne,aucun visage n’est reconnaissable.Lieu dit "thaourirth"aussi,tu es à côté de la plaque,car Michoud,l’a bien indiqué.Enfin,pour terminer,tu n’as même pas pu nous nommer toutes les photos,c’est incomplet,alors que toutes les photos sont reconnaissables.

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      • cher ami, le lieu dit thaourirth se trouve a azaghar au dessus de thamda levni.vous devez donc confondre avec un autre lieu car l’indication de"si m’hand saadhi se trouve dans l’autre versant de l’oued juste aun dessus toujours de thamda levni. Qauant aux personnes d’Aourir,ils se trouvent justement sur la route d’Aourir au dessus d’Ighil tizi ,puisqu’au delà il n’y a aucune habitation du village. Par ailleurs il utile de compléter les informations pour le bien de tous. Salutations

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  • Bonjour,

    Je suis de la region Centre. Savoyard de coeur car ayant vecu 3ans en Savoie je suis tombé amoureux de la Kabylie & de son peuple lorsque j’y suis venu la 1ere fois. Les Kabyles sont des gens accueillant. J’ai meme epousé une kabyle de Fort National, un 19 mars... Les montagnes de la Kabylie au printemps m’ont rappelé la Savoie. Merci pour vos photos. On voit toujours des femmes kabyles avec leurs tenues traditionnelles. Esperons que cette tradition perdue ainsi que les autres traditions comme la langue berbere. Les maisons kabyles ont evolué ; elles ont plusieurs etages. Si vous voulez je pourrai vous envoyer des photos recentes de la Kabylie.

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  • Bonjour à Robert et tous les autres, Merci de partager les souvenirs de cette époque et nous transmettre ainsi un peu de notre Histoire. Je suis d’Ait-Issad dont fait parti le village d’Ighil Tizi.Il y’a encore des traces de la 27ème BCA à Ifigha .D’autres photos seraient les bienvenues pour la sauvegarde de notre patrimoine. J’aimerais bien entrer en contact avec ceux que le parcours a mené dans ces contrées pour reconstituer un peu de mon histoire, moi la fille de l’un du camp d’en face tombé au maquis en mars 1960. Si j’osais je demanderais bien une copie de ces photos sur une clé USB.

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  • Bonjour Mr Robert voila ma mère vous demande si vous avez des photos de l’école d’ifigha elle aimerait beaucoup les voires ou celle du village ifigha Mersi Beaucoup

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  • Merci beaucoup pour ce travail Ô combien précieux. Je suis de ce village et j’ai entrepris en compagnie de quelques amis une la tâche d’essayer de réunir tous les gens qui sont attaché au village d’Ait Issad en particulier et ses environs en général. Nous vous invitons à rejoindre notre page facebook https://www.facebook.com/Ait.Issad.... sur laquelles nous essayons de publier le maximum de photos, d’hier et d’aujourd’hui, et de tenir les gens informés de la vie quotidienne et des événements du village d’Ait Issad. Cordialement.

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  • Un grand merci a ce grand monsieur qui a sue sauvegarder a travers ces prises de vue l authenticité de mon village .C est avec émotion que ma maman les a regarder ; elle avait 16 ans a l époque,et moi je suis ravie de les voir parce étant née en 1969 a ait issad et partie en France en 1977 donc a l age de 8 ans ,des souvenir profond resurgisse de cette période de mon enfance magnifique.Aujourd’hui c est trop bétonner les gens ne s habille plus en tenues traditionnel ,les ruelles sont goudronner.En tout cas ce qu on ne changeras pas c est ses montagnes magnifiques.UN GRAND MERCI A ROBERT MICHOUD pour son travail et sa passion de cette région et tout ce qu il a apporter a ses gens de cette période.

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