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Album photos d’un Haut Savoyard instituteur à Ighil-Tizi près d’Ifigha, en 1960 et 1961. 2ème partie

lundi 4 octobre 2010, par Claude GRANDJACQUES

Cet article et son diaporama constituent la suite de l’"Album photos d’un Haut Savoyard instituteur à Ighil-Tizi près d’Ifigha, en 1960 et 1961. 1ère partie"

« L’essentiel est invisible aux yeux… on ne voit bien qu’avec le coeur… » dit le Petit Prince de Saint-Exupéry. Comme le Petit Prince avait raison !.. Les photos de Robert en sont la démonstration. Elles illustrent les liens naturels qui se sont tissés entre des jeunes portant l’uniforme qui ont réagi spontanément avec leur cœur face à une situation dont la complexité et les enjeux ne leur apparaissaient pas alors.


Le témoignage qui suit, a pour cadre une unité qui alors porte également la "tarte". Il s’agit de l’appel lancé par un jeune annecien dans le "Le Dauphiné Libéré" du vendredi 8 avril 1960. L’article était intitulé « L’émouvant appel d’un Annécien Soldat en A.F.N., aux Sociétés sportives, pour la jeunesse de Beni-Bouaddou ».

…. « Depuis bientôt un an, je vis dans un poste de Grande Kabylie où je termine mon service militaire. Durant tous ces longs mois, avec mes camarades, nous avons eu bien souvent l’occasion d’entrer en contact avec la population du Douar qui est très attachante. A la suite de ces divers contacts, nous avions la certitude que quelque chose devait être tenté, tout particulièrement pour les Jeunes.

Nous nous sommes donc attelés à la tâche avec toute l’impétuosité, tout l’enthousiasme dus à la jeunesse. Déjà, des écoles ont été construites et rares sont les enfants qui ne viennent pas en classe. Mais il reste encore beaucoup à faire, surtout pour l’hygiène. A la suite de réclamations très souvent renouvelées, l’eau est maintenant dans tous les villages, une Assistance médicale gratuite fonctionne journellement, mais là, notre tâche si bien commencée, ne doit pas s’arrêter. C’est avec la jeunesse algérienne d’aujourd’hui que se bâtira l’Algérie de demain… »

Demain, c’est aujourd’hui : ces photos d’hier n’ont pas pour objet de rappeler le passé, mais seulement de contribuer à bâtir et entretenir au quotidien des liens d’amitié. La sagesse vient toujours avec les années.

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Un sage rencontré il y a cinquante ans.

Portfolio

Ighil Tizi : Entrée du côté du rocher Ighil Tizi : rue royale avec vue sur Lalla Khedidja, le plus haut sommet du (...) Ighil Tizi : route allant vers Tabourt. ighil Tizi : une rue du village ighil Tizi sous la neige, décembre 1960 Ighil Tizi : coucher de soleil depuis le village Ighil Tizi : un été en Kabylie. Ighil Tizi : un char de foin. Ighil Tizi : linge, fumier et eau Ighil Tizi : le puits Ighil Tizi : femmes à la fontaine, puisant l'eau. Ighil Tizi : femme revenant de la fontaine. Ighil Tizi : femmes revenant de la fontaine vers le village. Ighil Tizi : femmes revenant de la fontaine vers le village. Ighil Tizi : bergers Ighil Tizi : huilerie Ighil Tizi : huilerie Ighil Tizi : infirmerie. Ighil Tizi : Rieffel, l'instituteur est sur le départ. Ighil Tizi : devant l'école. Ighil Tizi : tous les enfants en mai 1960. Ighil Tizi : devant l'école Ighil Tizi : la récréation. Ighil Tizi : la récréation. Ighil Tizi : fin de la récréation. Ighil Tizi : mai 1960. Tous les enfants du matin. Ighil Tizi : les Moyens à l'intérieur de l'école Ighil Tizi : un groupe de garçons Ighil Tizi : la récréation. Ighil Tizi : juillet 1960 Ighil Tizi : un groupe de filles Ighil Tizi : Aïd el Kebir Ighil Tizi : Aïd el Kebir. Garçons Ighil Tizi : baignades à Boubéhir Enfants d'Aït Issad Piste d'Aourir Tala-Gala et Aït Bouada vus d'Aourir. Sur la crête le col des Agrib. Iffigha : vue générale du PC Ifigha : le service courrier Ifigha : le service transmissions Ifigha : le foyer Ifigha : la CCAS Ifigha : la CCAS Ifigha : la 5e Compagnie. Ifigha : le PC . Le piton Ifigha : le PC . Le piton Ifigha : le PC . Le piton

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7 Messages de forum

  • bon jour monsieure : ROBERT MICHOUD,

    Je vous remercie de tout mon coeure pour ces photos j ai toujours posé la question depuis mon jeune age ;comment les gens vivaient a IGHIL TIZI, ces des photos de ma vie,le village a beaucoup beaucoup changé, je suis la première génération de ces petits enfants de 8 ans ; qu ils ont été vos élèves ;je n’ai pas pu reconnaître mon père mais j ai reconnu quelques un,ca sera une bonne surprise pour mon père et ces fréres et pour tout les villageois ;je pleures de joie.Mr:MICHOUD. merci merci mille fois,

    KHALED abientôt

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    • JE ME JOINS A MON COUSIN POUR VOUS REMERCIER MR MICHOUD DU FOND DU COEUR POUR TOUTES SES PHOTOS EMOUVANTES DE NOTRE VILLIGE IGHIL TIZI DES ANNEES 1960. ETANT NEE EN 1962, SES PHOTOS M’ON PERMIS DE DECOUVRIR L’EPOQUE DE NOS PARENTS ET DE MES ONCLES. AYANT DECOUVERT TOUTES LES AUTRES PHOTOS NOUS AVONS RECONNUS PLUSIEURS PERSONNES QUI SONT ENCORE EN VIE ET ILS DOIVENT AVOIR UN PEU PRES 60 ANS, D’AUTRES VIVENT DANS LE VILLAGE ET D’AUTRES EN FRANCE. MAINTENANT LE VILLAGE A BEAUCOUP CHANGE ET EVOLUE, SUITE A DE NOMBREUSES CONSTRUCTIONS, CROYEZ MOI QUE LA MONTAGNE AU DESSUS DU VILLAGE N’A PAS BOUGER AVEC LE VILLAGE D’AOURIR...

      ENCORE MERCI POUR SES EMOTIONS.

      de la part de hamid belaïboud

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  • je ne touve pas de mots assez forts pour vous dire quel a été la sensation de bonheur que j’ai ressenti en regardant ces merveilleuses photos.Grace à elles j’ai fais un voyage dans le temps(j’avais 8 ans en 1960).Cela m’a rappelé les meilleurs moments (il y en avait beaucoup)et les plus durs qui ont marqué ma petite cervelle d’alors.Heureusement que,quelque part l’homme etant amnésique de nature,les bons moments supplentent naturellement les mauvais,c’est le don de dieux.La guerre etant finie essayons de regarder l’avenir autrement.Le militaire tenant le chien devant l’infirmerie,est-ce Besso ? je voudrais savoir ce qu’il est devenu. Merci pour tout.

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  • A propos de Besso,ce soldat de petite taille dont le nom a servi de sobriquet à mon frère,aimait s’asseoir devant l’ecole pour prendre de l’air.Enfants que nous étions nous lui tombions dessus à coups de pieds et de poings jusqu’à ce qu’il se retranche dans la caserne.Et puis du jour au lendemain notre soufre-douleurs avait disparu.Des jours s’ecoulèrent et un beau matin il réapparut.Bis repetita,on l’agresse ,sous les coups il siffle et un berger allemand surgit de nulle part.Dans la fuite,je fonce vers le poteau electrique à echelles et au moment de grimper le molosse me rattrape car je me suis retourné pour ramasser mon bérêt qui était tombé.Besso rappela le chien avant qu’il ne me saute au cou,je pris la poudre d’escampête sans me faire prier.Depuis Besso s’était protégé de nos coups.

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  • Bonjour ; ces photos historique on une valeur inestimable pour nous ; on remercie l’instituteur qui les a publié.

    on aimeraient bien que d’autres anciens de l’Algérie publient les rares photos qu’ils on notamment pour la région de l’Akfadou . merci.

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  • Bonjour,

    Je n’étais pas encore née à cette époque mais j’ai ressenti la même émotion que ces personnes qui ont témoigné. Je cherchais mes parents, mes frères sur les photos mais je n’ai reconnu aucuns. Nous n’avons pas de souvenirs de cette époque, il faut dire que ce n’était pas la préoccupation première. La guerre et la misère occupaient trop de place dans la vie des gens. C’est vrai comme disait mon oncle l’amnésie est le propre de l’homme alors gardons que ce qui a de meilleur.

    Milles merci pour votre temoignage.

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  • Je suis de la classe 61/1b J’ai été plusieurs mois aux équipages scout-car au PC d’Iffira. Je n’ai malheureusement que peu de photos de cette aventure inoubliable qui me poursuivra toujours. Le 27ème BCA restera une partie de ma vie. Il m’arrive de temps en temps de "feuilleter" le Net pour me remettre dans l’ambiance de cette époque de ma vie. J’ai gardé un respect et un souvenir inoubliable de cette Kabylie et de ses habitants, malgré la situation délicate de cette époque. J’ai terminé mon séjour au 27ème BCA en tant que sergent armurier/fourrier à la CCAS, et organisé de par cette fonction, le retour à Annecy du materiel de la CCAS sur le Cargo "Mont-Blanc", le bien nommé !!

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