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LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS

lundi 25 avril 2011, par Albert Paul LENTIN

Otage d’Amirouche. Témoigner pour le souvenir a donné lieu dernièrement à de nombreuses réactions sur le site Miages-djebels.

Dans tout homme il y a une part d’ombre et une part de lumière. Il y a la légende et la réalité.

Le Colonel Amirouche à juste titre est honoré comme un combattant valeureux. Sa légende a dépassé le cadre de la Grande Kabylie :

"Comme l’aigle, tu planes, Si Amirouche,

Au-dessus des cent crêtes inaccessibles Du Djurdjura.

Tu es le roi de la montagne,

Limpide dans tes paroles,

simple dans tes actes.

Redoutable dans la bataille"

Il y a également une autre réalité à laquelle Djoudi Attoumi fait allusion dans la présentation de son livre " Le colonel Amirouche entre Légende et Histoire". Il cite Albert Paul Lentin et son article d’Historia Magazine N° 275, "


Pour l’histoire, voici les derniers épisodes de la vie de ce valeureux combattant, présentés par Albert Paul LENTIN, extraits de Historia Magazine, La guerre d’Algérie N° 275 page 1879 à 1884.

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" Le colonel Amirouche entre Légende et Histoire". par Djoudi Attoumi.
" ...Cet autoritarisme cruel a cependant moins d’importance, aux yeux de la population algérienne, que la bravoure, l’audace et l’efficacité du chef de la Wilaya III. Ivan le Terrible et, en même temps, Pierre Le Grand de la Kabylie, il est devenu le héros légendaire qu’exaltent certains chants populaires ... " Extrait de Historia Magazine N°275, par Albert Paul Lentin.

LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS

par Albert Paul LENTIN

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Amirouche, Colonel Lofti, Si M’hamed, Si Haouès.
Quatre grands chefs de l’A.LN. le colonel Aït Amirouche, le plus important et sans doute le plus prestigieux de tous ; le colonel Lotfi, chef de la wilaya 5 (Oranie) ; Si M’hamed, chef de la wilaya 4 ; Si Haouès, chef de la wilaya 6 (Sahara).

le chef de la wilaya 2 : un homme trapu, au sourire jovial, à l’œil matois, doué d’un solide bon sens. les points faibles de la wïlaya 4 sont la pénurie d’armement et de cadres supérieurs

LARGEMENT « intoxiqué » par l’action psychologique des services du colonel Godard et du capitaine Léger, qui s’emploient à lui faire croire que, dans les maquis, bon nombre de responsables sont, en fait, des agents français camouflés, Amirouche, dans les derniers mois de 1958, croit voir partout des « agents de l’ennemi », traite les « suspects » comme des coupables et ordonne des purges sanglantes qui privent le F.L.N. algérien de nombreux éléments de valeur, notamment parmi les étudiants et les intellectuels. Cet autoritarisme cruel a cependant moins d’importance, aux yeux de la population algérienne, que la bravoure, l’audace et l’efficacité du chef de la wilaya 3. Ivan le Terrible et, en même temps, Pierre le Grand de la Kabylie, il est devenu le héros légendaire qu’exaltent certains chants populaires naïfs :

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Coll Tallandier
Un combattant de l’A. L.N. surveille la rentrée des classes. Aux échelons douar et fraction, les djounoud, dans le cadre de l’O.P.A. (organisation politico-administrative) du F.L.N.,seront instituteurs, juges, gardes champêtres... ou terroristes.

Comme l’aigle, tu planes, Si Amirouche,

Au-dessus des cent crêtes inaccessibles du Djurdjura.

Tu es le roi de la montagne, Limpide dans tes paroles,

simple dans tes actes.

Redoutable dans la bataille.

L’épuration nationale

Conscient d’être le plus important et le plus prestigieux des chefs de wilaya, Amirouche aspire à jouer, au-delà des frontières de la Kabylie, un rôle de leader et à faire triompher, au sein de la résistance algérienne, les deux idées-force qui, à cette époque, guident toute sa politique : la critique du G.P.R.A. et la nécessité d’une « épuration nationale » de l’A.L.N. et du F.L.N., menacés, selon lui, d’être gangrenés par les services de renseignements français.

Les reproches que le chef de la wilaya 3 adresse au G.P.R.A. et aux « commandements opérationnels » de l’Est et de l’Ouest sont sévères. Il accuse « les responsables embourgeoisés de Tunis » de privilégier l’action diplomatique aux dépens de l’action militaire et de n’ordonner que des opérations limitées et prudentes contre les barrages de la ligne Morice, si bien que les combattants de l’intérieur se trouvent cruellement privés de ravitaillement en armes et en munitions. La logique de cette prise de position l’amène à préconiser une réorganisation de la direction suprême du F.L.N. de manière que les ministres du G.P.R.A. ne soient plus que les porte-parole, hors de l’Algérie, d’une équipe dirigeante de la résistance constituée à l’intérieur du pays. Le rétablissement de la « primauté de l’intérieur sur l’extérieur » ne serait d’ailleurs qu’un retour aux sources puisque ce principe avait été solennellement affirmé au « congrès de la Soummam » d’août-septembre 1956. C’est d’ailleurs une sorte de second « congrès de la Soummam » qu’Amirouche réclame en demandant une prompte réunion, sur le sol national, de tous les chefs de wilaya.

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Vanker
A Arris, une école coranique. Arris est une petite ville de l’Aurès située dans la vallée supérieure de l’oued el-Abiod, où vit la tribu chaouïa des Ouled-Daoud. Elle est entourée de douars dont l’un renferme la guelaa, ou grenier à provisions de la tribu, dans une position défensive.

Si le leader kabyle estime, d’autre part, que F « épuration nationale » de l’ A.L.N. et du F.L.N. s’impose, c’est qu’il est persuadé, selon la formule même qu’il emploie dans une lettre signée de sa main et envoyée à tous les autres colonels exerçant leur commandement dans les différentes régions d’Algérie, que « le vaste complot dirigé par les services secrets français contre la révolution algérienne s’étend à toutes les wilayas ». Pour déjouer ce « complot », Amirouche suggère notamment de vérifier minutieusement les activités des Algériens recrutés par le F.L.N. depuis août 1958, de contrôler beaucoup plus sévèrement la circulation des agents de liaison entre les diverses wilayas, de ne désigner désormais, pour les missions de liaison, que des hommes absolument sûrs dont les comités de wilayas garantissent le patriotisme et, enfin, de faire arrêter et « interroger énergiquement » tous les « suspects », quel que soit leur rang, pour découvrir toutes les ramifications de la « conjuration » et mettre en échec les « plans diaboliques de l’ennemi ».

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Paysage de Kabylie. Les habitants sont de purs Berbères. Parlant du Kabyle, Renan a dit : « Ce n’est ni un Vandale ni un Carthaginois ; c’est un vieux Numide, le descendant des sujets de Massinissa, de Syphax et de Jugurtha. »

Pour mieux convaincre ses partenaires du bien-fondé de son point de vue, Amirouche leur dépêche des émissaires et il établit même un contact direct avec deux d’entre eux : le chef de la Wilaya 4, Bougarra (Si M’hamed), qu’il rencontre en Kabylie, et le chef de la Wilaya 2 (Nord constantinois), Ali Kafi, qu’il rencontre quelques jours plus tard à l’un des points de passage entre cette wilaya et la wilaya 3.

À ces démarches, les interlocuteurs d’Amirouche réagissent de manière fort différente. Si M’hamed n’avalise pas toutes les thèses qui lui sont présentées, mais il est tout de même fortement influencé par l’argumentation du chef de la wilaya 3. Il accepte tout en émettant, comme feront, après lui, Hadj Lakhdar, chef de la wilaya 1 (Aurès-Nemencha), et Si Haouès, chef de la wilaya 6 (Sahara), la proposition d’organiser une ( conférence interwilayas ». Ali Kafi, en revanche, se montre beaucoup plus réservé.

Le chef de la wilaya 2, l’un des rares leaders du F.L.N. qui connaisse peu la langue française et qui ne s’exprime qu’en arabe, est un homme profondément enraciné dans le monde rural. Trapu, basané, moustachu, l’œil matois, le sourire jovial, il a d’ailleurs l’allure d’un paysan. Il en a aussi le solide bon sens, et il décèle très vite toute la part d’ « auto-intoxication » et de fabulation qu’il y a dans l’ « espionnite » d’Amirouche.

Lorsqu’il reçoit son hôte, en présence de deux de ses adjoints, Salah Boubnider, dit « Çaout-El-Arab » (« la Voix des Arabes »), et le jeune étudiant en médecine Lamine Khene, dont le G.P.R.A. a fait, lors de sa constitution, en septembre 1958, un secrétaire d’État, il ne mâche pas ses mots. Il affirme que la portée du « complot français » dont lui parle Amirouche lui paraît très exagérée et il soutient que, dans ces conditions, l’ « épuration nationale du F.L.N. » que réclame le chef de la wilaya 3 « risquerait de faire plus de mal que de bien ». Il refuse, dans ces conditions, de participer personnellement à une réunion où ce projet tiendrait la vedette.

Ali Kafi ajoute cependant qu’il croit à l’utilité d’une « rencontre interwilayas » pour « un échange d’informations et d’expériences ». C’est pourquoi il enverra un ou deux observateurs à cette réunion, dont il suggère même qu’elle se tienne dans sa wilaya, à l’intérieur d’un quadrilatère Mila - El-Milia - Taher - Collo où ses forces sont particulièrement puissantes, car, explique-t-il, l’armée française est en train de lancer une grande offensive aux confins des wilayas 3 et 4 (le général Massu vient effectivement de déclencher là l’opération .< Couronne »), et c’est dans un des « sanctuaires » de la wilaya 2 que les hauts responsables appelés à conférer se trouveront le plus en sécurité.

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Atlas Photo
Sortie d’une école coranique. Au cours des siècles, l’organisation politique et la culture instaurées par l’islam ont été modifiées, mais les croyances, les rites et les valeurs morales sont demeurés les mêmes. Le système repose sur des fondations appelées en général les Cinq Piliers de la foi.

Après son entretien avec Ali Kafi, Amirouche reçoit du colonel Lotfi un message dans lequel le chef de la wilaya 5 (Oranie) adopte une attitude plus négative encore à l’égard des propositions qui lui ont été faites. Non seulement Lotfi décline l’invitation à participer à une « conférence interwilayas », mais il annonce qu’il n’y enverra même pas des observateurs. Ce refus met en évidence une divergence fondamentale entre le leader de l’Oranie et celui de la Kabylie : Lotfi a conservé des liens particuliers avec son prédécesseur à la tête de la wilaya 5, Abdelhafid Boussouf, et si ennemi qu’il soit des carences et des faiblesses du G.P.R.A., il ne souhaite pas que soit mise en accusation une équipe au sein de laquelle Boussouf joue un rôle décisif (Ali Kafi a d’ailleurs réagi de la même manière à l’égard d’un autre homme clef du G.P.R.A., Lakhdar Ben Tobbal, son prédécesseur à la tête de la wilaya 2, avec lequel il maintient des liens d’amitié et de fidélité analogues à ceux que Lotfi entretient avec Boussouf).

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Etudiants et paysans sont réunis dans les maquis. Mais entre eux, l’entente sera souvent loin d’être parfaite.

Du fait de l’attitude plus que réticente de Lotfi et de Kafi, la « conférence des chefs de wilaya » si obstinément voulue par Amirouche se limitera, finalement, à une « rencontre au sommet » entre quatre colonels : Amirouche (wilaya 3), Si M’hamed (wilaya 4), Hadj Lakhdar (wilaya 1) et Si Haouès (wilaya 6), en présence de deux observateurs de la wilaya 2 : Abdelmajid Khalaras et Tahar Bouderbala.

La réunion se tiendra, en définitive, du 6 au 12 décembre 1958 dans un secteur montagneux au nord d’El-Milia. Si M’hamed, qui a effectué une partie de ce voyage vers l’est en compagnie du commandant Azedine et d’Omar Oussedik (Si Taïeb), secrétaire d’État du G.P.R.A., qu’il envoie en mission à Tunis « pour faire connaître aux frères ministres les appréciations et les doléances de la wilaya 4 », est arrivé le second au rendez-vous juste après Amirouche. Il a été suivi par Hadj Lakhdar, puis par Si Haouès.

Après avoir observé une minute de silence pour rendre hommage aux chouhada (martyrs) tombés dans les combats, les participants décident de l’ordre du jour de leur débat. Des exposés de chaque colonel sur la situation de sa wilaya permettront, tout d’abord, de dresser un tableau d’ensemble qui sera examiné et dont on discutera avant que soient prises certaines décisions d’ordre militaire. Seront ensuite traitées la question de « l’épuration du F.L.N. », puis celle des rapports entre l’intérieur et le G.P.R.A.

Premier orateur à présenter son bilan, Hadj Lakhdar donne, de la situation en wilaya 1, une vue assez pessimiste. Il se plaint du manque d’armes et de munitions, notamment en zone 1 (secteur de Sétif), et aussi du manque de cadres supérieurs, notamment dans les zones 2 et 4, car « d’excellents combattants ont été récemment tués dans des engagements ou sont partis pour Tunis ». Si les liaisons entre les différentes zones sont correctement assurées, les services de renseignements sont faibles, tout comme les services de propagande. Le travail le plus intéressant est, de ce point de vue, celui qui s’effectue au sein des « assemblées du peuple ».

De telles assemblées fonctionnent également en wilaya 3 (alors qu’elles ne peuvent plus se tenir, du fait du « quadrillage » français, en wilaya 4) fait remarquer Amirouche, dont le bref exposé, à la différence de celui de Hadj Lakhdar, est quelque peu « triomphaliste ». « En wilaya 3, dit-il, les djounoud assistent, au moins une fois par semaine, à des conférences politiques. Les cotisations des militants rentrent bien, si bien que nous avons près de 30 millions dans nos caisses. Notre service de presse et d’information imprime et diffuse deux bulletins, l’un destiné aux combattants, l’autre, la Voix de la montagne, à la population. Nous avons même créé un service cinématographique qui tourne des courts métrages. Notre service de renseignements n’est pas très bon, mais le nombre considérable et les activités multiples de nos moussbilin (auxiliaires) nous permettent sur le plan militaire de déjouer les pièges de l’adversaire. »

Si M’hamed, lui, ne se laisse pas aller à l’autosatisfaction. Il dit que les combattants qu’il a sous ses ordres portent des coups sévères à l’ennemi, mais que certaines insuffisances limitent leurs possibilités d’action, d’autant que les Français engagent, sur tout le territoire d’intérêt stratégique couvert par la wilaya 4, des forces considérables, et qu’ils « quadrillent intensément » chaque secteur. Les points faibles de la wilaya 4 sont la pénurie d’armement, et notamment d’armement lourd, et le manque de cadres supérieurs expérimentés. Son point fort est une propagande qui surclasse incontestablement celle de l’adversaire - qui prend souvent des initiatives psychologiquement maladroites, voire ridicules. Il ne faudrait pourtant pas sous-estimer le 5e bureau de l’armée française, note Si M’hamed, « car il lui arrive d’exploiter efficacement certaines de nos erreurs ». L’état-major de la wilaya 4 fait diffuser deux publications bilingues (en français et en arabe) : un bulletin intérieur, pour les maquisards, et un journal à assez fort tirage, Révolution, pour tous les Algériens. Des cameramen viennent, d’autre part, d’être recrutés.

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Armand Brunel
A EI-Milia, petite ville située dans le Nord constantinois, le quartier musulman. C’est dans les montagnes au nord de la ville que se tiendra la réunion des chefs de wilaya.

Contrairement à Amirouche et à Si M’hamed, Si Haouès, dans son intervention, insiste moins sur les succès remportés que sur les difficultés qu’il rencontre. Les finances de la wilaya 6 sont saines et sa propagande n’est pas négligeable, ne serait-ce que parce que l’organisation F.L.N. contrôle discrètement la plupart des écoles coraniques, où l’exaltation des thèmes de la résistance se mêle habilement à l’enseignement religieux, mais, sur le plan militaire, les combattants ont du mal à politiser une population dont le niveau de conscience est assez bas.

Des spécialistes en explosifs

À l’heure où la conférence tire les conclusions de ces divers bilans critiques et prend quelques décisions, Si Haouès demande et obtient que certaines de ses unités particulièrement éprouvées par les dernières batailles puissent aller se reposer dans des secteurs montagneux situés sur le territoire des autres wilayas. D’une manière générale, les chefs des deux wilayas les mieux équipées, la 3 et la 4, acceptent de faire un effort en faveur des deux wilayas moins bien loties, la 1 et la 6. Ils leur enverront notamment des fidayin spécialistes en explosifs, et leur feront parvenir quelques stocks de vêtements militaires.

S’il ne faut que peu de temps pour régler, sans grandes controverses, ces affaires somme toute mineures, la discussion sur les mesures à prendre pour « faire face aux manœuvres des services spéciaux français » et « juguler la trahison au sein même du F.L.N. » est beaucoup plus longue et beaucoup plus animée.

Chaque colonel reconnaît qu’il existe, dans la région qu’il commande, des éléments armés algériens en opposition ouverte avec le F.L.N. (messalistes dans les wilayas 4 et 6, groupes de Chaouïas dissidents dans la zone 6 et surtout dans la zone 2 de la wilaya I) et, d’autre part, des agents français qui ont réussi à s’infiltrer dans les rangs mêmes des maquisards de l’A.L.N. Comment se débarrasser des premiers et démasquer les seconds ?

Dans le premier cas, le problème se pose en termes de moyens militaires : les éléments messalistes, dont la régression est constante, étant moins nombreux et moins dangereux que les dissidents de l’Aurès (qui sont plusieurs centaines), Amirouche et Si M’hamed décident d’envoyer chacun deux katibas de leur wilaya pour aider Hadj Lakhdar à dicter sa loi aux insoumis « qui défient son pouvoir » (l’opération se fera effectivement au début de 1959 ; 48 « petits chefs rebelles » seront liquidés physiquement et leurs partisans accepteront l’autorité du chef de la wilaya 1 ou se disperseront).

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Y. Frangeul
Entre Constantine et EI-Milia, de vastes pâturages. Le Nord constantinois est le fief d’Ali Kafi, l’un des rares chefs du F.L.N. qui ne s’expriment qu’en arabe.

Dans le second cas, les quatre chefs de wilaya qui se concertent ont bien du mal à définir une politique commune, car ils ne considèrent pas de la même manière le phénomène qu’ils entendent combattre. Amirouche estime que l’action de l’état-major français, qui cherche à introduire ses agents dans tous les maquis, a pris une ampleur énorme et que, dans ces conditions, toutes les wilayas doivent prendre des mesures draconiennes - celles-là mêmes qui ont déjà été édictées en wilaya 3 et qui viennent d’être communiquées à Tunis.

Incurie et incapacité

le G.P.R.A. est vigoureusement critiqué

Les observateurs de la wilaya 2, mais aussi Si Haouès, soutiennent que la « subversion » qui obsède Amirouche est beaucoup plus limitée que ne le croit le chef de la wilaya 3 ; que, de ce fait, les mesures à prendre pour y faire face doivent être prudentes et que, en tout état de cause, de nouvelles « purges » injustifiées feraient le jeu de l’ennemi.

Finalement Si M’hamed, dont la position est plus dure que celle de Si Haouès mais plus modérée que celle d’Amirouche, fait adopter des solutions de compromis : on installera, dans chaque wilaya, une ou plusieurs prisons dans lesquelles seront enfermés les djounoud ou les militants « suspects », mais aucune exécution sommaire n’aura lieu et chaque dossier sera soigneusement examiné par une commission d’enquête inter-wilayas. Les « suspects » qui, au terme de cette instruction, seront présumés coupables seront jugés, dans chaque wilaya, par des tribunaux où ils bénéficieront des garanties normales de la défense. S’ils ont le grade d’officier, ils seront jugés par des tribunaux mixtes comprenant des juges de chaque wilaya.

L’opposition entre Si Haouès et Amirouche apparaît de nouveau lorsque est abordé le problème des rapports entre la résistance intérieure et le G.P.R.A. « Les critiques que nous allons adresser aux ministres de Tunis, déclare le chef de la wilaya 6, doivent rester mesurées, car nous avons besoin d’eux. Qui, en effet, sinon le G.P.R.A., pourrait nous fournir ce dont nous avons le plus urgent besoin, par exemple des médecins, des médicaments, des instruments chirurgicaux, puisque aussi bien nous avons été unanimes ici à déplorer le triste état de nos services de santé, qui sont si démunis, si misérables que nous voyons mourir, dans chaque wilaya, des blessés qui pourraient être sauvés si nous étions mieux équipés. Le G.P.R.A. est, qu’on le veuille ou non, notre pourvoyeur en armes, en fonds, en matériel sanitaire. Nous pouvons, nous devons protester contre les lenteurs et les insuffisances de cette aide, mais nous ne pouvons pas couper les ponts. »

Amirouche juge, quant à lui, qu’une telle diplomatie est hors de saison. Il estime, pour sa part, que les quatre colonels, dont les wilayas représentent les deux tiers du territoire de l’Algérie combattante, doivent constituer, dès la fin de cette conférence, une direction politico-militaire collective et permanente de l’A.L.N. et du F.L.N., placée hiérarchiquement au-dessus du G.P.R.A. « Nous devons dès aujourd’hui, s’écrie-t-il, taper du poing sur la table et demander des comptes au G.P.R.A. pour son attentisme, son incurie, son incapacité à résoudre le problème du franchissement du barrage français à la frontière algéro-tunisienne, ses actions répressives contre nos frères de l’A.L.N. qui ont voulu récemment dénoncer ses méthodes dictatoriales et bureaucratiques et qui se retrouvent aujourd’hui en prison. Nous devons enfin lancer un appel public à l’opinion algérienne pour lui faire connaître nos positions. »

Une fois encore, Si M’hamed réussit à faire triompher, à la fin d’une longue discussion sur ce dernier point de l’ordre du jour, un point de vue conciliateur qui dépasse les thèses « modérantistes » de Si Haouès sans aller jusqu’aux thèses extrémistes d’Amirouche. La conférence décide - contrairement à l’avis du chef de la wilaya 3 - que le mémorandum qu’elle rédige et immédiatement envoyé au G.P.R.A. demeurera secret, « car il serait désastreux que les Français pussent tirer parti de nos divisions ».

Sur un cadavre...

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Armand Brunel
Femmes et enfants indigènes à EI-Milia. Après l’appel du général de Gaulle à la « paix des braves », des fractions de la population vont revenir à la cause française et d’autres cesseront de fournira l’A. L.N. les vivres et le gîte.

La direction du G.P.R.A., dans ce document, est vigoureusement critiquée, et même sommée de « corriger ses erreurs », mais elle n’est pas placée devant le fait accompli d’une décision politique inacceptable pour elle. Les quatre colonels se contentent de poser le problème d’une réorganisation du F.L.N. qui donnerait un rôle beaucoup plus important aux chefs de wilaya combattant sur le terrain et ils annoncent qu’un ou deux d’entre eux se rendront à Tunis, vers le 15 avril 1959, pour rencontrer le G.P.R.A.

Le rendez-vous ainsi annoncé n’aura, en fait, jamais lieu. Fin mars 1959, Amirouche et Si Haouès, qui avaient voulu se rencontrer une nouvelle fois avant de se rendre à Tunis, seront tués au cours d’un engagement avec des unités françaises. Celles-ci découvriront, sur le cadavre du secrétaire d’Amirouche, une liasse de feuillets dactylographiés, dont le premier annonçait sans aucune équivoque la nature et le contenu du document précieusement conservé par le chef de la wilaya 3 : « Procès-verbal de la réunion interwilayas 1, 3, 4 et 6 tenue quelque part en wilaya 2 du 6 au 12 décembre 1958. »

Albert Paul LEMTIN

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30 Messages de forum

  • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 10 mai 2011 16:16, par Mohand ALLAF

    Il y’ avait des harkas de 1954-1962.Malheureusement,il y’ a de nouveaux harkas de 1962-2011. Soyons sérieux un seul instant : les services d’espionnage Français,avec leurs collaborateurs étrangers, étaient,sont très actifs partout dans le monde,y compris en Algérie au jour d’aujourd’hui. Le temps (nous sommes le 10/05/2011) a bien démontré la justesse de vues et d’analyses du Colonel AMIROUCHE,concernant l’infiltration des services de Godard et de son Capitaine Leger.

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    • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 8 juin 2011 17:56, par Mahieddine Abdelkader

      Il faut préciser que Amirouche était obsédé par l’espionnite à cet époque , surtout à partir de l’été 1958. Des centaines de cadres, principalement les étudiants et les lycéens qui avaient rejoints le maquis, suite à la grève de mai 1956 seront injustement liquidés dans des simulacres de procès organisés dans la grande forêt de l’Akfadou, les services secrets français, dont le 5é Bureau était l’officine occulte venaient de frapper un grand coup de façon perfide en diffusant de fausses nouvelles, en répandant de faux tracts, laissant croire que la wilaya 3 était infestée de traîtres, Amirouche, n’ayant pas fait preuve de lucidité et de clairvoyance, tomba immanquablement dans ce piège diabolique, les Godard, Léger, Jacquin, Trinquier ne pouvaient que se réjouir, de ce fait là, Amirouche porte une lourde responsabilité de ces massacres dans le but de sauver la Révolution, pensant qu’il avait été investi d’une mission messianique et ce n’est ni les livres de Adjoumi, ni celui de Said Saadi qui font son éloge, voire même l’apologie mythologique du personnage qui me feront changer d’avis, il faut que l’histoire de la guerre d’Algérie soit réécrite de façon rigoureuse et impartiale, la période des purges reste une tâche sombre qui a sali les idéaux nobles de la lutte de libération, beaucoup de ces jeunes étudiants qui avaient décidé d’arrêter leurs études pour rejoindre la lutte seront exécutés de façon sommaires par leurs propres compagnons de lutte, devenus subitement suspects parce qu’ils savaient aussi manier "le stylo", s’exprimaient aisément en français, il fallait purger, le discours de De Gaulle sur "la paix des braves" en 1958 avait pour ces chefs fanatiques et cruels semé le doute, il fallait réagir et liquider tous ceux qui suscitaient la suspicion, Amirouche donnera ordre de sévir de façon implacable, entrainera dans son sillage d’autres chefs responsables, Ali Kafi en wilaya 2 et Lotfi en wilaya 5 refuseront de le suivre... parce qu’ils avaient compris la machination mise en place par l’ennemi qui voulait décapiter la Révolution en faisant disparaitre les cadres, les séquelles de cet hécatombe se sont fait sentir jusqu’à aujourd’hui, la décennie noire entre 1990 et 2000 a été une sorte de prolongement des purges, quand le GIA ciblait les intellectuels et les journalistes pour achever cette macabre besogne, comme finalité, la haine des intellectuels et de l’intelligence.

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 15 août 2011 18:42, par youcef

        Dites vous juste que vous avez des fosses information monsieur Mahieddine ! c’est votre opsede de amirouche comme vous l’appelez qui organisait des sorties vers tunis des ces etudiants qui magnent le stylo et la langue francaise comme vous dites d’ailleur, et qui sont escorte par des djounoud sous l’odre evidement de amirouoche jusqu’a l’ecole que lui meme avait creer pour que des futurs instructeur comme vous le traite de sanguinaire. helas ! c’est ca l’algerie de boumedienne et boussouf. allah i3aounek !!!!

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 2 mars 2012 14:40, par thirga

        Ne pavoise pas Kader dans ton douillet environnement sur les "victoires" de ton Cap Léger and co. Ils n’ont fait que tenter de venger leurs services d’infiltration des rangs de l’ALN dans l’opération "L’oiseau bleu". Ils ont été roulé en croyant avoir créé en Kabylie un autre maquis à coté de celui du MNA et du FLN. Ils ont équipé quelques 1500 djounouds de l’ALN en armes automatiques, en logistique et argent...L’histoire de "bleu de chauffe" n’est pas à l’origine de la bleuite, c’est plutot "l’oiseau bleu" ! Des fellagas, bandits, hors-la-loi qui se paient une république dite des droits de l’Homme et 4ème puissance : il n’y a pas de quoi pavoiser Kaaaader ! PS : Un insolent voyant un balafré passé, dit à son ami : regarde ce dangereux balafré ! Et l’autre de répondre : pauvre bougre, dis moi où est celui qui l’a balafré...

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        • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 23 décembre 2012 11:59, par abdelkader wahrani

          vous-voulez un enseignement scolaire calibré pour légitimer les assassins de trois milles jeunes gens innocents. il nous reste a exprimer un souhait que les historiens, fassent un travail semblable pour qu´un jours on puisse faire sur l´histoire des criminels assoiffés de sang de révolution, qui jusqu´ici n´a été contée que par des menteurs au jour le jour ou par des militants politiques menteurs et hypocrites soucieux d´apporter de l´eau au moulin de leur parti que de faire oeuvre objective.

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 24 novembre 2012 22:47, par abdelkader

        le criminel hassan mahyouz dit hassan la torture, avait mis en route un terrible engrenage. les tortures en chaînes ?. parmi les victimes innocents de la purge, plusieurs dizaines d´officiers, dont le capitaine mustapha de la mintaqa 32, le docteur mohamed boudaoud, ex médecin-chef de la wilaya 3 kabylie, les pharmaciens si ali boubkeur et smail bouchnak, l´ex étudiant et aspirant sanitaire si ali,, l´ex instituteur mustapha nouri, lieutnant politique de la mintaqa 32, si ouakli, le responsable UGTA de la wilaya amar khelifa et ahmed hassina, autres responsables UGTA. l´ex instituteur si mouloud le responsable de la commission de presse de la mintaqa 34, si seghier, les ex étudiants en médecine rachid belhoucine et si mustapha, plusieurs lycéens du collége de ben aknoun, plusieurs bacheliers, un jeune metteur en scéne de 27 ans et une équipe de céanistes, et bien d´autres encore le docteur mohamed bendaoud et ahmed hassina avaient avoué sous la torture du criminel hassan mahyouz, avoir organisé un putsch pour assassiner amirouche et ses adjoints lors d´une réunion du conseil de wilaya. la conjuration aurait réuni aussi le docteur liliam et mustapha nouri, et aurait pour objectif d´éliminer les cadres incompétents, ignorents, criminels et cruels. abdelkader.

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        • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 22 décembre 2012 05:07, par ferhat benali

          peut on avoir plus d’infos au sujet du dr boudaoud svp il s’agit de mon oncle maternel

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          • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 23 décembre 2012 11:41, par abdelkader wahrani

            mr ferhat Benali, il y a deux Boudaoud, boudaoud Omar responsable de la fédération de france, et le docteur Boudaoud Mohamed médecin-chef de la wilaya 3 (kabylie)

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        • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 18 août 2014 14:44, par Atrouche

          Merci Abdelkader. le capitaine Nouri mustapha repose dans un charnier a El madria Akfadou et certains tortionnaires sont toujours vivant et bombe toujours leurs torses des minables qui ont conduit l’Algérie a la décadence.

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          • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 1er novembre 2015 20:21, par eclectiqueman

            enfin j’ai lus tous vos commentaires postés !! finalement AMIROUCHE avait raison !! malheureusement il a quitté ce monde avant même d’en-finir avec les harkas qui beaucoup d’entre eux osent insulter ça chaste mémoire,mais en vain car un simple renard ne peut rien faire devant un lion même mort..RABI YAHDIK YA KADER

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 3 janvier 2016 00:07, par chaoui

        Les erreurs pour ne pas dire les crimes de Amirouche ont commencé juste après le congrès de la Soummam avec la creation du CCE et tout les ravages qu’il a commit au maquis de la wilaya I le lion de la Soummam l’aigle de Djurdjura on le vantait pour qu’on l’utilise a éliminer les vrais chefs de la révolution comme Adjel Adjoul le chef historique de la Wilaya I .. Amirouche était aussi dernière l’exécution d’Abbas Laghrour ... je ne peut dire qu’il était au service des colonisateur français mais il leurs a rendu des services inespérés que Dieu lui pardonne

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 8 juin 2016 13:29, par Goutdemiel

        Oui, une grande dérive... Amirouche n’est pas comme le décrivent "les kabyles" ! Ils en font un symbole de la résistance, un stratège, un surhomme et...un génie de la guérilla !

        Ali Kafi, l’avait dépeint comme un homme obtus et se demandait comment, il avait eu son grade de colonel ?!

        Il serait juste pour nous tous de réécrire la valeureuse épopée de l’ALN et de tous ces braves tombés au champ d’honneur sans détours et surtout sans fioritures...

        Merci khouya Abdelkader pour tant de franchise et de lucidité !

        Kamel

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    • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 24 novembre 2012 22:11, par abdelkader

      qui a masacré 3000 jeunes gens intelectuels en wilaya 3 kabylie, amirouche ou hassan mahyouz dit hassan la torture, la terreur était telle que personne n´avait plus confiance en son voisin. des maquisards pessérent au suicide, d´autre parmi les jeunes qu´un certficat d´études ou un diplome plus important rendait d´emblée suspects, furent sauvés par quelques cadres courageux qui commencaient a se rendre compte du vent de folie sanguinaire qui soufflait sur la wilaya 3 kabylie. hassan mahyouz la torture avait fourni a amirouche plus de trois milles condanamtions a mort ! trois jeunes gens dont presque tous avaient au moins leur certficat d´études. une saignée dont l´algerie n´allait pas se remattre de sitôt ?. quelle hypocrisie ?

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 23 mai 2013 06:42, par Mustapha K Nouri

        Abdelkader, Je vous remercie du fond du coeur pour votre courage de lever le voile sur les crimes commis par certains acteurs de la revolution. Il faut situer les responsabilites sans continuer a farder davantage l’histoire d’une revolution detournee. Il faut que le vernis tombe et que les Algeriens sachent les errements de leurs chefs historiques don’t certains ont ete eleves au rang de prophetes. Ma famille comme beacoup de familles ont paye un lourd tribu . Je suis le neveu de feu Capitaine Nouri, ( dont je porte le nom) injustement execute par Hcene la torture et sa troupe de bourreaux. Mon defunt pere Abdelaziz, lyceen qui a rejoint le maquis en 1958 ; plus chanceux a echappé a l’egorgement mais a souffert d’atroces sequelles physiques et psychiques dans les geoles du non retour de l’Akfaddou. Amirouche en personne a finit par le liberer pour l’envoyer en Tunisie finir ses etudes, sur sa route d’infortune le convoi dans lequel il faisait partie fut capture par l’armee française......une autre volee de souffrance. Mes grands parents paternels sont morts de chagrin. Combien d’honnetes villagois et citadins ont peri sous le soupçon d’avoir fume, ou bu un verre ? J’ose esperer que les rescapes du macabre puissent temoigner sans honte de ce triste pan de la revolution a l’image de Monsieur Mekacher a travers ses ecrits et eviter le revisionisme de certains. Les Haddadou, Laliam,Mabout, Boudaoud, Azzam et des centaines d’autres ont droit a la nation reconnaissante. Gloire aux jeunes injustement executes par leurs propres frères. Gloire aux femmes et hommes tombes pour que vive l’ Algerie Mustapha Kemal Nouri, Universitaire, USA

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        • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 21 mai 2014 23:15, par M.M.A .Alger

          j ai trouvé votre père dans les aures nemamcha wilay1 ou j’ai fait sa connaissance, j’ai insisté pour qu’il patiente a ce que la liaison de la frontière pour que nous traversions ensemble la ligne mauris il ma montré la lettre que lui avait remis si Amirouche pour continuer ces études il ma appris qu’il à été libéré par si Amirouche, il ma raconté comment il a été arrête et torturé pendant son arrestation. Ne pouvant supporter l’exécution de son frère capitaine si mustapha il tenu a tout pris retourner en wilaya 3 l’ayant vu sans arme je lui es remis mon 9 autrichien et une semaine après notre séparation il s’est fait prisonnier par l’armée française, la liaison l’ayant accompagné ( hadj Brahim de la wilaya 1) est tombé dans une embuscade et décédé a son retour, notre séparation a eu lieu au Djebel Djerf lieu oued hellal nemamcha

          par : M.M.A Maquisard de la Wilaya 3 en partant pour la Tunisie debut Juin 1959.

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          • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 18 août 2014 14:28, par Atrouche

            Je suis le fils de abdelaziz Nouri allah irahmou et j’aimerais bien vous rencontrer car vous êtes les témoins de l’histoire.je reside a tizi.

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          • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 22 septembre 2014 03:36, par Mestafa Nouri

            Monsieur M.M.A, Au nom de toute notre famille reçevez notre profonde gratitude pour votre aide a notre defunt pere. Je voudrais egalement vous remercier ainsi que tous les autres patriotes sinceres qui ont offert leurs vie et ceux injustement executes,tortures,emprisonnes par leurs propres freres pour que nous soyons independants. Mustapha K Nouri

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  • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 8 septembre 2013 00:24, par djaffar

    Monsieur abdelkader et autres, la bravoure du colonel amirouche et son patriotisme ne sont pas a démontrer, cessez de critiquer des gens a qui vous devez énormément notamment la liberté. je comprendrait les familles touchées par ce triste épisode dont je fait partie,mais pas ceux dont les leurs se cachaient sous les couettes ou bien stationnaient aux frontières attendant le moment propice. amirouche pour nous c’est une légende quoique vous fassiez ou que vous écriviez il le restera. car nous,monsieur,nous vous connaissons suffisamment, rien qu’a voir ce que vous avez fait de ce pays pour lequel tout ces braves et honnêtes gens ce sont sacrifies.

    gloire aux martyres de la révolution algérienne(tous).

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    • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 2 décembre 2013 00:44

      amirouche pour tous les algeriens arabe oukabyle est un heros et c est grace a cesmartyres que nous sommes libre biensure qu il y avait des erreurs telque le piege de la blouite mais il a agi uniquement pour sauver la revolution hadihia niytou rabi yarham echouhada

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 3 décembre 2013 10:44, par amnay

        Nafa Kireche : "il faut en finir avec l’idéalisation des figures historiques kabyles" 01/12/2013 - 21:49

        PARIS (SIWEL) —Nafa Kireche est ministre des relations avec la France du Gouvernement Provisoire Kabyle, dirigé par Ferhat Mehenni. Incarnant une génération nouvelle et anticonformiste de la lutte kabyle de libération, il livre ici, de manière tranchée, ses positions dans un petit entretien express.

        Nafa Kireche, ministre des relations avec la France du Gouvernement Provisoire Kabyle. Nafa Kireche, ministre des relations avec la France du Gouvernement Provisoire Kabyle. Monsieur le ministre, le président Bouteflika, malgré sa santé précaire, semble promis à sa réélection...

        L’Algérie n’a jamais été gouvernée par qui que ce soit. La vérité est que les richesses du pays sont gérées, pour ne pas dire pillées, par les puissances occidentales, dans le cadre d’un deal avec les décideurs algériens qui ne restent d’ailleurs décideurs que parce qu’ils acceptent ce deal. Le reste, c’est de la poudre aux yeux, du théâtre. Maintenir la population sous domination et l’empêcher de se soulever afin de pérenniser ce système. Pour cela rien de mieux que d’abrutir les gens par un mélange de nationalisme haineux et un islamisme anesthésiant. Donc le nom du président importe peu, la cible, c’est le système.

        Vous êtes ministre des relations avec la France. Or, la France est la pierre angulaire de ce système. Ou en est votre action vis-à-vis de la France ?

        C’est compliqué. Il y a la France officielle, celle de la raison d’Etat, de la Realpolitik et la société française. Ce clivage entre France officielle et peuple français est d’ailleurs de plus en plus prégnant. Mon action consiste donc à infléchir les positions françaises par la base, en passant par les élus et le tissus associatif français. C’est difficile mais nécessaire car les liens entre la France et l’Algérie sont inextricables.

        Ferhat Mehenni vient de sortir un livre dans lequel il envisage une perte de l’Afrique par la France. Pensez vous que la France puisse perdre l’Algérie ?

        La France joue un jeu trouble au niveau international et doit s’attendre à un retour de bâton. Les peuples sont de moins en moins dupes de ce qui se passe en coulisses. La France a perdu beaucoup de son aura ces dernières années et ça risque de se traduire également au niveau économique. Je tente de sensibiliser la classe politique française sur la nécessité d’avoir une vision à plus long terme et de cesser la politique de la terre brûlée en soutenant des régimes qui fabriquent des terroristes et des gens désespérés, qu’on retrouve d’ailleurs souvent en France...

        Beaucoup de gens, dans le milieu politique kabyle ironisent sur Ferhat. Pour eux, Ferhat n’est qu’un artiste et ne devrait se cantonner qu’à la chanson. Or, la réalité est que Ferhat en est à son troisième livre et quels livres ! Ils sont du même acabit que les écrits de Bernard Lugan et d’autres spécialistes du monde africain, qui ont bien mis en évidence que les clivages dans ces sociétés sont ethniques et non politiques.

        La Kabylie semble rester distante vis-à-vis des positions indépendantistes...

        Non la Kabylie est tout à fait réceptive à cette idée, même si elle doit encore être explicitée. Les obstacles sont nombreux. La société est quadrillée par le régime, militairement et culturellement avec la présence de nombreux imams, la construction de mosquées et l’installation d’enseignants arabisants. Par ailleurs, les partis d’opposition classiques comme le FFS et le RCD continuent dans une négation de la spécificité kabyle qui devient aussi ridicule que démente. Il y a là quelque chose de psycho-pathologique face à un tel aveuglement.

        Enfin, il est temps d’ouvrir les yeux des kabyles sur leurs héros. Les Krim Belkacem, Amirouche et autre Abane Ramdane ont une responsabilité énorme dans la situation ou se trouve la Kabylie, qui est censée être leur région. Il n’y avait pas plus antibérbéristes qu’eux. Ils se sont alliés aux ennemis mortels de la Kabylie avant de se faire lamentablement éliminés. Aujourd’hui, il faut arrêter avec cela. Ces gens ont été les architectes de l’Algérie telle qu’elle est, c’est à dire antikabyle. Il faut en finir avec l’idéalisation de certaines figures historiques kabyles sous prétexte qu’elles sont kabyles. Cela vaut aussi pour Hocine Ait-Ahmed. Un kabyle qui fait de l’antikabylisme, pour moi, c’est impardonnable. Par contre les arabophones, c’est autre chose, il y a un rapport de force politique et identitaire qu’ils assument à leur avantage.

        Mais n’ont-ils pas joué un rôle majeur dans la guerre de libération en s’opposant justement à l’armée coloniale ?

        Qu’ils aient joué un rôle majeur dans la lutte de libération de l’Algérie, cela personne ne le conteste, et certainement pas moi. Mais avec plus de 50 ans de recul, et un combat reconfiguré pour la Kabylie, il est temps d’ouvrir les yeux sur l’idéologie qu’ils servaient. Les militants berbéristes qui ont été éliminés l’ont souvent été par Abane, Krim et Amirouche eux-mêmes ! Ils étaient grisés par ce qu’ils vivaient et se foutaient royalement des conséquences. Ils sont rentrés dans l’Histoire mais l’Algérie les nie malgré leur zèle et la Kabylie les vénère à tort car ils n’ont rien fait pour elle, bien au contraire.

        Il est temps aujourd’hui de regarder les choses en face et de rendre hommage aux vrais combattants kabyles de la guerre de libération, ceux qui n’ont jamais accepté de mettre leur kabylité à la poubelle et qui avaient leur lucidité sur le clivage qui animerait la société algérienne indépendante : Bennai Ouali, Ammar Ould Hammouda (cousin d’Amirouche), Ali Laimeche, Said Oubouzar, M’Barek Ait-Menguellet et pleins d’autres. Ce sont ces gens là qui doivent être honorés, malgré leur échec, pour leur loyauté envers leur région et leur rejet de l’idéologie arabo-islamique.

        Certaines personnalités ont lancé un débat sur l’officialisation de Tamazight en Algérie. Quelle est votre position ?

        Ma position est celle que le chanteur Idir a affirmé récemment. Il ne faut plus être dans la revendication mais il faut être, et ce, avec détermination. Revendiquer quelque chose revient à quémander et donc a reconnaître la légitimité du régime. Les initiateurs de la pétition pour l’officialisation de Tamazight se sont mis à genoux pour supplier leur maître Bouteflika de leur accorder le droit d’exister pour ce qu’ils sont. Cette démarche est naïve, une naïveté d’autant plus étonnante que nous avons affaire à des gens qui ont un kilométrage élevé sur la route du militantisme. Au fond, Hacène Hirèche et ses compagnons rejoignent la position de Hadi Ould Ali sur cette question.

        Au GPK, nous considérons que sans un pouvoir politique propre à la Kabylie, qui veillera, protégera et développera la langue kabyle, le combat restera stérile. La co-officialisation de Tamazight aux côtés de l’Arabe, entre les mains du pouvoir, donc des tenants de l’arabo-islamisme, est un suicide linguistique et identitaire. Il s’agit en effet de mettre son existence entre les mains de ses bourreaux.

        Cette revendication est éminemment politique, elle doit sortir de la sphère culturelle.

        SIWEL 012149 DEC 13

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        • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 8 janvier 2015 15:29, par aghilas-kosseila

          azul fellawen, @ tanmirt a da amnay, vos idées sont justes...le reste est une perte de temps a cette occasion je vous souaite assegas amegaz. nos kayles sont trop individualistes,puis aident les autres. ce sont eux qui fait messali el-hadj et les autres....notre s.g. sidi said il n’a rien fait pour m’aider contre ses lieutenants qui sont des anti-amazigh ! meme amazighworld ne joue en faveur des amazigh,plusieurs commentaires ne sont pas postés qui ont un caractere d’aider les kayles,l’azaoued,les amazigh conscient...mais en vain. puis je me suis resigné...je ne sais si on protege notre langue avec ces mariages mixtes qui font ravages le jour ou j’ai voulu devenu donner je suis devenu leur ennemi notoire ,idem pour les imams salafistes qui detruisent chaque nos traditions.... essayez de voir le reseau international ou il ya un theme que les ereres ne sont des arabes. meme les noirs de la nation islam ,un certain kouffou se mele pour nous dire que l’afrique est noir,les berberes sont des colons,reliés par des salafistes araistes qui veulent nous dire que les berberes etaient des sauvages que les arabes ont liberés...etc... idem pour ce site alter-info financés par les turcs...enfin tout est contre nous,on ne doit dormir sur des lauriers... lizez el-djazair.com numero 80. falsificateur de l’histoire,okba a tué koseila...sur le guide de l’université de setif 1993. est ecrit le general ben ali le hilalien ,est pourtant le general abdelmoumen ben ali le rifain,celui a detruit la minorite hilalienne a la bataille de tahoudente. pourquoi ces falsifications, et ces falsificateurs sont tous ien promus(deputés,senateurs,des conseillers du president,des sqecretaires nationaux de l’u.g.t.a etc avec des doubles casquettes... quant a nous qui denonçaient ces derapages,nous avons les yeux pour pleurer.. ! quelle injustice criarde ! tanmirt ar timlillit. tanmirt ar timlillit.

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    • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 17 septembre 2014 08:41, par abdelkader

      Non monsieur djaffar, je ne suis pas d’accord, Allah ahed ? dans la nuit noire sur une pierre noire une fourmi noire, dieu la voit (rabi ychoufha) les responsables de ces crimes et massacres des milliers d’innocents ? a cause d’une dizaine de traitres des bleus-de-chauffe du capitaine Leger, ces gens-la ont des comptes a rendre devant dieu le tout-puissant ? (un proverbe de chez nous dit : koul wahed azziz 3nd yemah). pourquoi tuer des. Gens innocents de quel droit il faut parler et dire la vérité ils ont torturé exécuter des milliers de gens innocents, ces responsables de la wilaya 3, sont pas des dieux ils ont torturé égorgé massacré des cousins,des familles entiers pour rien du tout, et surtout celui qui perdre ses proches ? oui a la répression quand elle vienne de l’ennemi colonial et surtout pas de Amirouche,,Hassan Mahyouz, Adjaoud rachid, les montagnarsds...ect ou Amar Bouzouar c’est gens-la sont pas des dieux ? la famille avant tout. (3nd Allah koul cha tetalegue me-rdjel) el hisseb 3nd Allah). l’hypocrisie a deux visages et souvent deux cœurs ?

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 25 octobre 2014 13:52

        Pour parler de faits et de juger leurs auteurs, monsieur abdelkader, il faut vivre leur époque pour pouvoir cerner tous les détails de l’affaire afin de prétendre avoir une analyse objective. Mais dans votre cas, impossible, du fait que vous n’êtes pas de cette époque là, sinon je serais surpris de votre jugement, car si je comprend bien, les braves hommes comme Amirouche que vous traiter d’assassins auraient mieux fait par exemple de dire aux français, arrêtez de nous tirer dessus car comme voyez on a une affaire interne à régler, juste le temps de contrôler quelques 3000 éléments et on reprend la guerre. Soyons objectifs, l’ALN n’avais ni le temps ni les moyens pour de telles enquêtes, qui aurait au contraire déstabilisé l’activité primordiale de l’ALN c’est-à-dire, combattre les français, c’est dans ce cas là que le complot aurait réussit justement, et c’est par cette diversion que les français espéraient détruire le fonctionnement de l’ALN. Monsieur Abdelkader, estimez vous heureux de ne pas avoir était à la place de Amirouche, et puis il y a pas de troisième voie, soit vous êtes pour le colonialisme perfide de la france, soit vous avez la guerre ( pour votre liberté qui en était conditionnée ) mais la guerre a toujours tous ses défauts il n’existe nul par de guerre propre, ( et si vous en connaissez une, donnez nous le model ), et estimons nous heureux de l’avoir gagnée. Alors, laissons nos valeureux martyrs reposer en paix. Gloire à nos martyrs et vive L’Algérie indépendante !.

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        • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 23 novembre 2014 01:21, par abdelkader

          Monsieur. vous dites que l’ALN n’avait pas le temps ni les moyens pour enquêter ? mais le sadique Hassan Mahyouz dit Hassan la torture il avait les moyens pour torturé et exécuter avec l’accord de Amirouche des des milliers d’innocents ? Hassan Mahyouz et Adjaoud Rachid, assistés d’un groupes de montagnards cruels, faisaient régner dans chaque zone de la wilaya 3 (kabylie) une atmosphère de suspicion oppressante. Dès 1958, Hassan Mahyouz la torture avait établi un épais de dossiers bourré de mensonges contre une cinquantaine de cadres cultivés. Chacun quel fût son grade avait été interrogé par Hassan mahyouz (la torture) qui lui avait appliqué le supplice de l’hélicoptère : l’homme nu avait les pieds et les mains liés et réunis par une corde que l’on accrochait a une branche. Le corps en arc de cercle était ensuite hissé a cinquante centimètres du sol, puis chargé de quarante ou cinquante kilos de pierre. Mahyouz le sadique plaçait ensuite sous le corps oscillant un kanoun empli de braises sur lesquelles un djoundi versait de l’eau froide. L’homme, les muscles brisés, les os craquants, respirait cette vapeur brûlante qui attaquait soit le visage et les poumons, soit bas ventre. Personne n’y résistait. Avec qui travaillais-tu ? répétait sans cesse le tortionnaire Hassan Mahyouz. Et le pauvre malheureux innocent donnait le nom de ses plus proches compagnons. les cadres cruels votèrent la mort, ceux qui étaient assez intelligents pour penser a une opération magistrale d’intoxication n’osaient bouger. Ils étaient trop jeunes et eux-mêmes désignés aux soupçons des ainés. Les cadres de la wilaya 3 (kabylie) étaient formés de montagnards incultes, cruels pleins de défiance pour ces citadins dont ils ne comprenaient pas l’engagement dans les rangs des maquis. Ce premier charnier allait être suivi de beaucoup d’autres. Hassan Mahyouz, devenu grand inquisiteur, fit torturer et exécuter, en accord ave Amirouche, plusieurs milliers d’innocents de jeunes gens. La terreur était telle que personne n’avait plus confiance en son voisin. Il suffisaitque le nom d’un jeune étudiant soit prononcé par deux hommes interrogés pour qu’il soit lui-même inculpé a son tour !... les responsables de ce drames si ils sont pour vous des grands heros, pour moi sont des moudjahidines et assassins. Celui qui ordonne les massacres de 3000 innocents peut massacrer 3 millions. C’est la vérité, c’est le vent de l’histoire. On ne cache pas le soleil avec un tamis.

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          • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 1er novembre 2015 20:07, par eclectiqueman

            Monsieur abdelkader ;tu as écris mot par mot les scènes de tortures sois-disant commises dans la zone de la wilaya 3 décrite sur le site Wikipedia sur ce sujet !! je comprends bien si tu était un témoin oculaire ou un compagnon des vrais témoins de cette époques !! mais mon ami tu viens de vendre des colifichets gratuitement pour quoi ? a part si tu a un litige avec AMIROUCHE ou bien la famille révolutionnaire en général.......dans l’écriture de l’histoire chaque mot a une pesée,un sens qui forgera les générations futures ! alors dite les vérités qui allument les chemins qui mènent et garder les querelles personnelles loin des buts collectifs algérien.

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          • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 8 juin 2016 13:50, par Goutdemiel

            Analyse implacable...merci !

            Que le soleil se lève !

            Pourquoi édulcorer de telles monstruosités ?

            Une poignée d’assassins à leur tête un "colonel" promu héros par un écœurant régionalisme de mauvais goût...

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  • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 12 septembre 2016 15:15, par KAMAL

    a goutdemiel comparer ali kafi a amirouche est une offense a la raison et la justice tant le premier etait un soulard et un maquisard de pacotille.

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    • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 6 novembre 2016 18:30, par Y

      Amirouche à donné sa vie pour la revolution alors que kafi est encore en vie. Voyez la différence. à bon entendeur salut !

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      • LE COMPLOT DES QUATRE COLONELS 14 décembre 2016 19:21, par salem

        si amirouche ait hamouda na pas d autre choix que de liquider les plus suspects. d après le témoignage des anciens les bleus existent depuis 1947 et en plus la suspicion a commence depuis 1956 , ya des familles collaboratrice avec l ennemi , des familles riches kabyles et des bourgeois qu ont exploites les terres des pauvres en petite kabylie amirouche veut les restituer , il faut consulter les archives de hocine ait ahmed , ya une poigne de bleux et d espions des 1947 , amirouche ne veut seulement épurer l ALN mais le FLN encore. lui il a déjà compris le complots des déserteurs .

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