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LES SAS. (Sections Aministratives Spécialisées) en Algérie.

mardi 12 janvier 2010, par François LESCEL


Ils étaient aussi appelés « les SAS »

Depuis la fin de la guerre d’Algérie nous avons désormais deux épopées des « SAS ». Elles n’ont entre elles aucun point commun si ce n’est le courage exceptionnel des hommes et leur foi dans la grandeur de la mission au point de les conduire jusqu’au sacrifice suprême.

La première épopée a été écrite par les parachutistes du Special Air Service. Elle est connue. Ouverte par le capitaine britannique David Stirling à partir de 1941, elle s’est construite tout au long d’actions d’éclat individuelles dans le désert de Libye contre les forces allemandes et italiennes, puis en Europe, notamment en France avec le 4th SAS/2e RCP du commandant Bourgoin en Bretagne et le 3th SAS/2e RCP du commandant Château-Jobert au cours de ses raids éclair en jeeps armées sur la Vendée, le Centre et jusqu’à la Saône-et-Loire de Sennecey. J’ai raconté dans un livre les exploits en août 1944 en région lyonnaise de ces hommes au béret amarante dont j’ai souvent ici même évoqué la mémoire.

L’autre épopée que nous allons largement développer dans ce bulletin est celle des Sections Administratives Spécialisées, créées en Algérie au milieu de l’année 1955 pour disputer à la rébellion et sur son propre terrain l’enjeu que constituait la population musulmane du Bled et des montagnes, sous-administrée et confinée dans un sous-développement chronique. Ce combat-là, fort différent de celui, purement militaire, des paras, était aussi une affaire d’hommes, d’individualités fortes, agissant en quelque sorte, comme leurs aînés de la Seconde Guerre mondiale, sur les arrières ennemis. On prit très vite l’habitude de les appeler eux aussi « les SAS », non pas pour les comparer aux premiers, mais parce qu’ils s’intégraient pleinement à cette fonction administrative vraiment « spécialisée ».

Détachés de l’armée de terre auprès des autorités civiles, ces hommes représentaient une très petite minorité des effectifs militaires engagés contre la rébellion mais on leur demanda beaucoup. Ils étaient eux aussi tous volontaires pour une mission à haut risque d’une toute autre nature. Les SAS paras de 1941-42 n’avaient aucune tradition historique puisque les premiers commandos inventèrent eux-mêmes leurs procédés de combat, des raids fulgurants, d’une audace incroyable, qui désorganisèrent sérieusement l’adversaire et eurent sur lui des effets psychologiques durables. Au contraire, les nouveaux « SAS » en Algérie pouvaient puiser leurs modes d’action dans les traditions très anciennes des Affaires indigènes du Maroc, les légendaires AI, où ils recrutèrent initialement. Un savoir-faire qui leur fit gagner beaucoup de temps.

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