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Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960.

mardi 4 novembre 2008, par Michel de Robien


« Si j’étais sous- lieutenant, c’est à Guentis que j’irais », c’est dans ces termes que le Général Huet avait parlé de ce poste perdu au fin fond des Némenchas après avoir effectué la tournée du secteur où allait s’implanter sa division. J’étais sous-lieutenant et c’est à Guentis que j’étais !

J’étais arrivé là, un peu par hasard, un peu par romantisme, un peu sans doute aussi par inconscience ! M’étant peu préoccupé de ma future vie militaire je m’étais retrouvé incorporé dans le Service du Matériel, corps au demeurant fort honorable, où j’avais cependant le sentiment de n’être pas tout à fait à ma place en temps de guerre. Providentiellement pendant le cours d’EOR que je suivais à Fontainebleau, on était venu recruter des volontaires pour les Affaires Algériennes.

Aimant monter à cheval, après le stage d’acclimatation d’Arzew, je me suis retrouvé à Bône cherchant à me faire affecter à une SAS ayant un Maghzen monté, lorsque le commandant Lequeux, commandant les Affaires Algériennes du Secteur de Tébessa demande à la Direction de Bône de lui affecter un cavalier pour créer le PMG ( Peloton Monté de Guentis), qui devait suivre les populations semi-nomades du douar Stah qui transhumaient chaque hiver depuis les Hauts Plateaux vers les confins sahariens, sur le versant sud des Nemenchas.

Après être passé à Tébessa où j’avais été merveilleusement accueilli par le Commandant Lequeux, j’avais fait étape à la SAS de Cheria où s’arrêtait la route goudronnée, dernier lien avec la civilisation, et où poussaient encore des arbres au milieu de quelques hectares de luzerne. J’embarquai enfin dans le convoi qui assurait la relève du poste de Guentis.

C’est alors que j’apprenais que cette relève s’effectuait avec une compagnie de tirailleurs qui avait manqué déserter lors de son précédent séjour trois mois avant ! Cette compagnie était commandée par un magnifique officier, le lieutenant Philip, ancien enfant de troupe, qui menait admirablement cette unité difficile, avait un remarquable sens du terrain, un vrai homme de guerre, avec ce que cela comporte de noblesse, d’exigence et de rectitude.

Il faut s’imaginer le dépaysement d’un jeune appelé débarquant dans cette ambiance, tendue, compte tenu des circonstances, et dans un paysage lunaire dont les pitons tabulaires étaient plus proches de Monument Valley que des vertes collines normandes qui constituaient son environnement naturel. On était fin juillet et il n’y avait plus la moindre trace de verdure, pas un arbre. Je découvrais là une nature minérale, dépourvue de tapis végétal, où l’homme semblait ne laisser qu’un sillage plutôt qu’un sillon. Ce caractère minéral rapproche ce Sud algérien de la mer, et c’est sans doute un peu par atavisme familial venu d’un père marin, que très vite j’ai appris à aimer cette nature austère et dure.

Le relief de ce secteur aurait à merveille illustré un cours de géographie : on y trouvait successivement une série de cuvettes dominées par des synclinaux perchés, magnifiques exemples de relief inversés ou appalachiens, des tables sédimentaires et des gorges dignes du Grand Canon par lesquelles l’Oued Guentis frayait sa route vers le sud. Cette contrée, aujourd’hui si aride, avait dû dans un passé lointain connaître une prospérité certaine à en juger par les vestiges romains qui abondaient, chapiteaux finement sculptés, meules manifestement chrétiennes, fondations de ce qui avait pu être un temple.

Non loin du poste on pouvait relever des traces d’une présence humaine remontant au mégalithique ou au néolithique sous la forme d’une escargotière, type de site bien connu des spécialistes. Mais le plus remarquable était sans doute la lumière, violente, crue, cruelle même, avec cependant ces quelques minutes brèves et merveilleuses qui précédaient de peu le coucher du soleil, où la nature s’apaisait et s’adoucissait avant de sombrer dans un crépuscule rapide et brutal, avec cette nuance un peu tragique et angoissante qui s’accentue au fur et à mesure que l’on s’avance vers les tropiques.

Le poste militaire de Guentis avait été construit par des légionnaires à l’extrémité d’un éperon rocheux sur le modèle des châteaux forts avec un donjon central et quatre tours d’angle. La SAS, mitoyenne, était plutôt rustique, essentiellement composée de deux baraquements et d’un bâtiment en dur pour l’infirmerie et l’AMG (Assistance Médicale Gratuite). Le maghzen, encore embryonnaire, était logé dans une baraque Fillod ainsi que l’école. Le chef de SAS était le lieutenant Pentecôte, réserviste en situation d’activité, un ancien tirailleur, l’adjoint civil, Monsieur Grall était un breton, un peu tête brûlée, qui pendant la guerre d’Indochine s’était engagé sur un coup de blues dans la colo laissant en Bretagne femme et enfants, et qui à l’issue de ses cinq ans n’avait pu se refaire à la vie civile. Le radio, Tollas, était un ancien légionnaire allemand, le médecin aspirant, Giacomoni, un corse truculent et sympathique.

Les effectifs devaient être renforcés et les chevaux achetés. Peu après mon arrivée j’étais donc envoyé en mission à Tebessa pour recruter une trentaine de moghaznis et acheter quarante chevaux sur les marchés. La race locale n’avait que de très lointains rapports avec le pur-sang arabe, il s’agissait de petits barbes, pas très élégants, mais sobres, rustiques, au pied très sûr, et d’un sang-froid à toute épreuve : les accoutumer au coup de fusil n’a posé aucun problème et on pouvait tirer une rafale de pistolet mitrailleur sans qu’ils bougent une oreille. Il va de soi que cette demande exceptionnelle dans un marché étroit n’a pas manqué d’influer sur les cours et que le prix plafond qui nous était alloué (700 F par cheval) a bien vite été connu et le marchandage rendu difficile ! Dans le choix des chevaux, j’étais assisté par un vétérinaire. Pour le recrutement des moghaznis, c’était à la grâce de Dieu, qui se montra bienveillant, le maghzen s’étant révélé par la suite sûr et attachant.

Fin septembre ou début octobre, les chevaux étaient achetés, les effectifs du maghzen complétés et nous embarquions le tout sur des GMC, dans des conditions un peu acrobatiques pour les chevaux - il n’y eut miraculeusement pas de casse - à destination de Negrine à quelque cent kilomètres pour rejoindre notre campement situé un peu plus à l’ouest, assez proche de l’oasis de Ferkane. Nous étions enfin dans le Sud que j’avais pu entr’apercevoir durant l’été précédent depuis la ligne crête des Némenchas. Ces confins sahariens perdus dans le lointain à une vingtaine de kilomètres m’étaient apparus comme une espèce de terre promise qui me fascinait déjà. Ce qui m’avait alors frappé c’est que les moghaznis étaient aussi excités que moi par cette vision et partageaient mon enthousiasme qui ne pouvait donc être attribué à mes seules références culturelles.

Notre campement était situé au pied des derniers contreforts des Némenchas dans une zone plate qui s’étendait sans obstacle jusqu’à El Oued à quelque cent kilomètres au sud. L’oued Allaïl se perdait dans les sables à un ou deux kilomètres ce qui permettait d’y aller abreuver les chevaux. C’était généralement à l’heure où les perdrix des sables venaient également se désaltérer. C’est ainsi qu’un matin allant faire boire mes chevaux avant de partir pour la journée en patrouille, je tombai sur le colonel de T… commandant le 2ème dragon basé à Négrine qui s’était mis à l’affût pour les chasser. Il m’envoie alors un de ses adjoints pour me dire de ne pas le déranger dans ses exploits cynégétiques. Avec l’inconscience et la présomption propre à l’âge que j’avais alors je réponds à son émissaire quelque chose du style : « allez dire à votre colonel que pendant qu’il va à la chasse je fais la guerre et que mes chevaux doivent boire. » Le colonel, brave homme, ne m’en voulut pas de mon insolence et m’invitait peu après à sa table.

C’est à ce moment que furent affectés au PMG le médecin-lieutenant Villaret et le sergent-chef Durin. Ce n’est que quelques semaines après leur affectation qu’effectuant une visite des campements ils tombèrent dans une embuscade et furent vraisemblablement immédiatement tués. Toute la nuit nous avons patrouillé en vain et le lendemain une grande opération était montée sans que nous puissions trouver trace d’eux. Ce n’est que plus de six mois plus tard que leurs corps furent retrouvés sur renseignement. Ils ont été victimes du dévouement avec lequel Villaret exerçait son métier de médecin et de la conception qu’ils avaient de leur mission de SAS, n’hésitant pas à prendre des risques pour être plus au contact de la population.

Villaret était un médecin, passionné par son métier, et un soldat. Il assumait pleinement ces deux rôles, alliant le dévouement du médecin et l’acceptation du risque du soldat. Il aimait son métier, il aimait la France et l’Algérie qu’il avait la volonté de servir au péril de sa vie. Marié, déjà père d’une fille, son deuxième enfant, un fils, est né quelques mois après sa mort. Tous deux sont aujourd’hui médecins. Durin s’était immédiatement imposé au maghzen, à la fois très près des hommes, mais sachant se faire respecter. Il avait déjà de beaux états de service et lui aussi servait avec passion au sein des Affaires algériennes où il avait trouvé son plein épanouissement.

Bien que nous ayons eu la certitude objective et l’intuition quasiment physique de la présence de l’ennemi, avec le recul, je pense que cette présence latente et toujours invisible finissait par prendre un caractère virtuel qui nous incitait à provoquer le danger en prenant des risques allant parfois au-delà du raisonnable. Le roman de Dino Buzzati, le Désert des Tartares, décrit parfaitement cette atmosphère étrange et m’a fait revivre ces moments très forts marqués par la tragédie de la disparition du lieutenant Villaret et du sergent-chef Durin.

Notre mission était d’assurer une présence aussi constante et aussi amicale que possible parmi cette population très disséminée, mais implantée dans une zone où nous progressions en général assez à découvert. Le maghzen monté trouvait là sa parfaite justification. Le cheval permettait de faire facilement des journées de plus de vingt kilomètres et de bien voir ce qui se passait alors que les patrouilles motorisées étaient « vues sans voir ». Enfin, un peloton d’une quinzaine de chevaux permettait de couvrir une bonne surface de terrain et de patrouiller dans de bonnes conditions.

Nous nous arrêtions auprès des tentes bavarder avec les habitants et parfois boire un café. La spécialité locale était le café au poivre, qui avec l’eau toujours un peu goudronnée des guerbas en peau de chèvre faisait un mélange un peu détonnant, mais au demeurant pas désagréable, et qui dans les matins frisquets des confins sahariens avait un effet réconfortant comme le café arrosé que j’avais pratiqué certains matins de chasse en Bretagne.

C’est ainsi qu’un matin, peu de temps après notre arrivée dans le Sud, et alors que je n’étais pas encore bien familiarisé avec le maghzen dont l’essentiel avait été fraîchement recruté, je me suis retrouvé en train non seulement de boire un kaoua mais de déguster, sans plaisir gastronomique, je l’avoue, des sauterelles bouillies dont un nuage venait de s’abattre. C’était un événement pour les nomades qui n’avaient pas de cultures à protéger et pour qui cela constituait une source providentielle de protéines dont ils se régalaient. Ce faisant, j’avais confié mon PM à un moghazni. Nous repartons et au bout de quelques mètres, je sens qu’il me manque mon PM, que faire ? Le réclamer ? C’eût été témoigner de la méfiance. Le terrain était dégagé, on ne risquait pas une surprise, je décide donc de continuer à aller désarmé, jusqu’au moment où arrivant dans une zone plus difficile je reprends mon arme. Cela n’était pas prémédité, mais je pense que cet incident a sûrement contribué à créer le lien de confiance et d’amitié qui nous a unis par la suite.

Le printemps arriva vite, la vie quotidienne marquée par les patrouilles, les embuscades de nuit, quelques soins sommaires qu’en l’absence d’un médecin nous nous efforcions d’assurer à l’infirmerie. Et le moment était aussi venu d’escorter nos nomades vers leurs terres du versant nord des Némenchas. Une malheureuse chute de cheval qui me valut une clavicule cassée me priva de cette expédition. Je retrouvai à cette occasion, comme patient cette fois-ci, l’équipe de l’antenne chirurgicale que je rencontrai lors de mes rares passages à Tébessa au restaurant « Le Français », sympathique établissement où nous faisions cantine. Son patron, Roger Holeindre a depuis connu une certaine célébrité politique. Sans approuver ses engagements politiques, je lui reconnais volontiers des circonstances atténuantes : après avoir été obligé de quitter l’Indochine, il avait reconstruit sa vie en Algérie et réalisé une belle entreprise qu’il a encore une fois été obligé d’abandonner.

Après une permission de convalescence, je retrouvai Guentis. J’ai eu la bonne surprise de voir achevés les casernements des moghaznis, composés d’une série de deux logements mitoyens séparés par des cours et recouverts de voûtes de parpaings en plein cintre. Au pied de la SAS commençait à s’édifier près de la Mairie le nouveau village de Guentis.

C’était l’époque des moissons, maigres récoltes dont les rendements n’excédaient pas quatre à cinq quintaux d’orge à l’hectare. L’usage de la charrue était inconnu et l’on retournait la terre avec d’antiques araires. La moisson se faisait à l’aide de faucilles, et le grain était battu par le piétinement des chevaux et des ânes longés sur l’ère de battage. Cette orge était précieuse, car elle constituait, sous la forme de galettes cuites au feu de crottes de chèvre, les « kessras » l’essentiel de la nourriture de la population.

Nous pratiquions le ramassage scolaire, activité relativement périlleuse parce qu’effectuée à heures fixes, avec un seul véhicule, économie d’essence obligeait, et sous faible escorte, quatre moghaznis, puisqu’il fallait laisser la place aux enfants. La chance était avec moi, les fellaghas qui devaient tenter un coup contre cette activité pacifique tombèrent dans une embuscade avant de mettre en œuvre ce projet.

Durant cet été on a refait la piste qui nous reliait à Chéria, ce qui nous a valu quelques nuits à la belle étoile pour assurer la protection du matériel de travaux publics qu’il n’était pas question de ramener à Guentis en fin de journée.

L’été finissait, le moment de l’achaba, la transhumance annuelle vers le sud, arrivait.. Le spectacle était digne d’un film de Cecil B. De Mille. Vingt mille moutons, mille ou quinze cents chameaux, sans compter les chevaux, les ânes et les mulets, quelque huit cents familles enfin se trouvaient rassemblés au pied de la SAS. Cette population était acheminée vers le sud en trois caravanes échelonnées sur trois jours. Je revois encore le jeune chameau refusant avec une détermination flegmatique de se relever bâté et dont il fallut bien se résigner à répartir la charge sur ses aînés. Volailles et enfants effectuaient le voyage juchés au sommet des chargements des chameaux.

La traversée des Némenchas en suivant les gorges de l’oued Guentis offrait des paysages splendides. On faisait étape à mi-chemin et j’eus droit à la cantine ambulante du Général commandant les troupes qui assuraient la sécurité de ce déplacement. L’ambiance de ce mess à roulettes me paraissait d’un luxe babylonien en comparaison de l’atmosphère très « Dix Commandements » de la caravane des nomades.

Comme à l’accoutumée les moghaznis me préparaient mon bivouac qui consistait en un petit muret de pierres sèches entourant un matelas de touffes d’alfa, le tout recouvert d’une toile de tente. J’ai souvent pensé que Saint Pierre, le soir de la Transfiguration lorsqu’il proposait au Christ d’édifier trois tentes, avait dans la tête une installation qui ne différait pas sensiblement de celle que les moghaznis édifiaient pour moi.

C’était ma dernière opération et j’accomplis ce voyage avec un brin de nostalgie. Je m’étais attaché à ce pays, au maghzen, à la population aussi, avec laquelle les relations étaient toujours ambiguës, prise qu’elle était entre notre présence et la pression qu’exerçait sur elle le FLN. Il lui était évidemment difficile de s’engager à nos côtés, d’autant plus que nous étions en décembre 1960 et qu’il n’était guère possible de se faire encore des illusions sur l’avenir de notre présence. Je persiste cependant à croire que nous avons connu quelques moments d’échanges vrais et sincères.

J’avais eu un moment la tentation de rempiler, le colonel C… qui avait pris la succession du commandant Lequeux me le déconseilla. Le bon sens l’a finalement emporté : je n’étais pas certain alors, et ne le suis pas plus aujourd’hui, d’être fier de cette victoire du bon sens.

Quelques jours après je quittais donc le maghzen, beaucoup pleuraient et moi-même j’étais bien ému. Le moghazni qui m’était le plus proche m’accompagna jusqu’à Négrine. Nos adieux furent aussi émouvants. Il n’y a que très récemment que j’ai appris qu’il avait été victime des règlements de comptes de l’indépendance.

J’arrivai à Tébessa alors que le Général de Gaulle faisait sa dernière tournée en Algérie, ce fut un succès foudroyant pour le FLN en faveur de qui de Gaulle avait réussi à retourner l’ensemble de la population. Cette atmosphère qui commençait à tourner à la déliquescence ne contribuait pas à me donner bonne conscience dans mon retour à la vie civile.

J’ai longuement hésité à écrire ces lignes malgré les amicales pressions du Président des Anciens des Affaires Algériennes. L’enthousiasme de la jeunesse passé, ces souvenirs ont aujourd’hui pour moi un goût de cendre : quatre morts, Villaret, Durin, et au moins deux Moghaznis victimes de vengeances du FLN et de la trahison de la France à leur égard, une veuve et deux orphelins, un ancien chef de SAS qui ne s’est jamais remis des turbulences de cette période et qui termine aujourd’hui une vie brisée, dans un asile, sa famille détruite.

En dépit des côtés affreux de cette guerre, qu’il ne s’agit pas de nier, mais auxquels il serait injuste de réduire cette période, demeure le sentiment d’une occasion manquée, d’un magnifique projet avorté, celui de conduire un pays en voie de développement à sa maturité économique et politique. Les malheurs qu’a connus depuis l’Algérie justifient a posteriori et par l’absurde, la conviction que nous avions alors une chance d’accomplir quelque chose de magnifique et de montrer « combien c’est grand, combien c’est beau, combien c’est généreux, la France ». Mais non, ce rêve a été abandonné parce que, je cite toujours, « somme toute, l’Algérie nous coûte plus cher qu’elle ne nous rapporte ».

Alors que je relisais ces lignes, l’Association des SAS m’a mis sur la piste d’un des anciens moghaznis de Guentis. Ce fut merveilleux de se retrouver. Grâce à cette rencontre, j’ai pu reprendre contact et avoir des nouvelles de quelques anciens. Après plus de quarante ans les souvenirs étaient toujours aussi présents, l’amitié aussi vivante. Cela au moins n’était pas perdu !

Michel de Robien.

Cet article est paru dans le N° 79 de la Charte.

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25 Messages de forum

  • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 26 mars 2013 14:18, par jean célérier

    J’ai beaucoup aimé votre texte .J’ai fait moi mémé un long séjour à Guentis pendant l’annee 1961.Mais peut etre ce sejour à t’il commencé fin 1960 .J’appartenais au 42 ieme RG et nous faisions la route reliant Guentis à Ferkane Peut on en reparler, ? Jean célérier Appelé en Algérie - lieutenant du Genie croix de la valeur militairee

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    • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 21 avril 2013 19:19, par Willy KRESSER

      Bonjour Jean.

      J’étais aussi à Guentis en 1961 comme S/Lt du 457e GAAL et j’ai sécurisé avec ma section le chantier de la route Guentis - Ferkane sur lequel tu transpirais... Quelques noms : Capitaine Legélébar, Lt Abrèle, De Mauléon du Maghzem, S/Lt Dazy, Kara etc. J’ai pas mal de photos : la grande Chaaba, Méchoui du départ du capitaine (tu étais présent avec ton capitaine du génie, qui m’appelait "le ferrailleur") Si tu veux corespondre, voici mon adresse mail : willy.kresser@wanadoo.fr

      Bien cordialement Willy

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      • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 21 octobre 2016 14:16, par Makan Jean

        bonjour,

        Je suis Jean Makan : j’étais a Guentis de 1959 à 1961 avec le lieutenant Pierre Bachelet qui commandait la deuxième section .

        J’aimerai avoir des nouvelles de ce dernier ou des copains de l’époque !

        merci de me répondre au 07.78.47.11.05 ou sur le mail de ma fille makan.laurem@laposte.net par avance merci

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    • j’ai séjourné a Guentis de novembre 1961 à début mars 1962 au commando V48 comme radio j’appartenais au 457 em GAL le 19 mars 1962 le barrage electrifié le lendemain sur Oran

      puis maintien de l’ordre à Oran lycée Montesqieux puis la base aéronaval de Lartigue dou j’ai été libéré en 1963

      Je viens d’organiser pour la 3em fois un circuit sur l’algérie avec 56 personnes nous avons passé à Chéria le PC du 457 GAL, mais je n’ai pas pu a mon grand regret d’aller j’usqua Guentis , un autre voyage est progammé pour 2014 sur toute l’Algérie 12 jours passsant par les gandes ville , les aurés ect

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      • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 26 novembre 2013 08:54, par RAISONN

        BONJOUR LES COPAINS JE REPARS SUR LES TRACES DE MAIS 20ANS AVEC MON EPOUSE LE 20 JANVIER 2014 ACCOMPAGNE SUR PLACE PAR LA SECURITE ET LE PERSONNEL DE L’AGENCE AVEC QUI J’ORGANISE LES CIRCUITS PREMIERE ETAPE ANNABA PLAGE CHAPUIS ,LE CIGOGNEAUX RESIDENCE DE CONVALESNCE DE 1961 A 1962 ET ABANDONNE EN 1964, LE RESTAURANT BRISE MER OU J’AI DEJEUNER AVEC DES COPAINS LE 13 MARS 1962 DETRANCHANT HENRI DIT RITON 60/2A UN NORMAND-CHATEL RAYMOND PARISIEN 61 2/A MICHEL PARISIEN DIT LE BLOUSON NOIR 60 2/A ET LE CAPITAINE DONT J’AI OUBLIER SON NON. JE REDESCEND SUR SUR LA CALLE , SOUK-HARAS, DUVIVIER. LAMY, TEBESSA, CHERIA LE PC DU 457em ET GUENTIS COMMANDO V 48 J’AI DEJA FAIT LE PARCOUR J’USQUA CHERIA , JE VOUS RACONTERAIS L’AVENTURE. J’ACCOMPAGNE 57 PERSONNES SUR L’ALGERIE 15 JOURS DU 29 AVRIL AU 13 MAI 2014 15 JOURS QUI VA DE LA FRONTIERE TUNISIENNE A LA FRONTIERE MAROCAINE. SI VOUS VOULEZ ME CONTACTE TEL 0609471626

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      • Je viens de retourné sur les traces de mais 20 ans le 19 janvier au 25 janvier 2014 J’ai u la chance de passer partout ou je suis aller à geuntis j’ai été reçu par le chef de la police a la SAS, le poste du 457em GAL /v48 a été démoli mais j’ai bien reconnu les emplacement des bâtiments il reste la citerne d’eau Le restaurant a bône ou j’avais déjeuner au lendemain du cessez le feu est toujours le même 52 ans ont passé Le lycée montesqieux à oran Lycée technique de jeune fille maintenant lycée EL-Hayat ou j’ai fait le tour du bâtiment sa na pas changer Le mess des s/officier transformer en magasin La base aéronaval de lartigue dans le village de Tafaraoui beaucoup de bâtiment démolis maintenant école de l’air Je retourne avec un groupe de 57 personnes du 29 avril au 13 mai 2014 de la frontiére marocaine à la frotiére tunisienne en passant par les aurés ect si vos êtes interessée contacté moi

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      • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 10 juin 2016 13:56, par raison

        Étant de la classe 61/1c Je suis retourné au pc de de chéria qui est resté dans l’état puis a guentis ou maintenant la route est goudronné le village à triplé la SAS existe toujours j’ai été reçu par le chef de la police ; le poste du commandos V 48 il reste peu de chose mais j’ai bien reconnue les emplacements des bâtiment ce qu’il en reste et je compte bien y retourné. ceux qui ont connue Bône en 1962 le restaurant le flot bleue plage chapuie excite toujours j’ai déjeuner plus de50 ans en aprés ;ceux qui ont terminé a Oran au lycée Montesquieu la est toujours est toujours la mais fermé la base de lartigue (Tafraoui) ,,ou l’on a été libéré ces toujours une école aéronaval de l’armée J’organise toujours des circuits en Algérie tous les ans 2016 nous étions 45 Le circuit 2017 est à l’étude j’ai beaucoup voyager étant accompagnateur de groupe je n’ai jamais trouvé un pays aussi accueillant ou la bienvenue vous est souhaité beaucoup de pays devrait prendre modèle A l’heure actuelle 40000 français y vive en permanence à Alger plus de 3OO non jamais quitté le pays j’ai des diaporama et photos pas moins de 1200 photos a chaque voyage,Vous pouvez me contacter au 0549460899 Association du souvenir en Algérie

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    • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 6 avril 2014 10:27, par Michel Pougheon

      Merci pour ce témoignage que j’ai apprécié et qui a ravivé beaucoup de souvenirs. Guentis : j’y ai passé 10 mois de juin 1961 à avril 62, succédant à Jean Célérier à la tête de la 2ème section de la 42/4, capitaine Martinage. Vieux souvenirs. Au commandement de la 1ère section, S/L Nicolas Muller que je revoie régulièrement. Jean Célérier se souvient certainement du "pont" construit sur l’Oued Bou Doukrane, dont il a commencé la construction, que j’ai terminé fin octobre et qui a été inauguré fin novembre lors du passage de l’Achaaba ... Je n’ai rien oublié.

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    • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 24 août 2014 22:00, par rachid

      suis né a guentis en 1954.en lisant cet ecrit et vos sentiments sur l’endroit et la population des dix commandemets,ce comme c’etait mon pere qui raconte cette tragedie nostalgique.mais actuellement ce ses milliers des moutons et des chameaux qui manques enormement a la region.

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    • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 7 décembre 2014 19:20, par dufouro

      moi meme de juin 61 à juin 62 sur la pîste de guentis à ferkane, campements : guentis ,au pied du fort,puis 1009 et bou dou krane ;je suis de la 60/1b, les cla&sses à Angers,6eme RGpuis 23eme Rg à Rastatt...et 42 RG en Algérie , 13 mois de piste.En Algérie avec le Lt Pasteur, puis à 1009 avec un aspi ??Lt ??il habitait à Pontoise ? rue des couleuvres,.en tertminant la piste laé compagnie à Philippeville et pour ma part à ce moment le service militaire était terminé.sur internet mes photos sont indiquée sur panoramio : dufouro

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    • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 24 février 15:47, par s ,cr n’est que son terminal nord

      Guentis n’est pas aux fins fonds des némenchas , ce n’est que son terminal nord ! , lieutenant D Schimberg cdt la Cie 42/3 du génie dans les némenchas en 1961_1962 (vallée de l’oued doukrane )

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  • Souvenirs de Guentis. Juillet 1959- décembre 1960. 16 juillet 2013 19:13, par dufouro

    souvenir de Guentis juin 1961- fin juin 1962

    j’ai participé à la construction de la piste entre Guentis et Ferkane.notre compagnie 4eme du 42 BG, à réalisée la portion Guentis -Boudoukrane. Notre Lieutenant Pasteur et sous Lieutenant Mélard- campements à Guentis,au pied du fort,puis à 1009 et 718.J’ai de nombreuse photos,certaines sont sur internet avec l’appellation de provenance dufouro

    même si mes idées ne correspondent pas avec celles Mr DE ROBIEN,j’approuve totalement son texte

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